ūüŹĀUSHUAIAūüŹĀ – L’arriv√©e !!! ūü•āūüėÄūüė≠… J800 et J801

J800 РLundi 4 juillet РTolhuin à Lago Escondido Р48km D+338m


Peu avant 8h, j’entends notre r√©veil humain nous inciter √† nous lever et √† nous habiller dans notre cave. Il aura fallu allumer le n√©on du plafond pour que cela soit r√©ellement effectif. Avec un peu de courage et des petits bisous, les loulous se l√®vent √©galement, Emma un peu plus difficilement. Mais elle n’est pas du matin, comme moi. Les gar√ßons sont bien plus efficaces, Sylvain d√©j√† pr√™t √† ranger les sacoches et les rassembler avant m√™me que je sois en tenue. La seule motivation pour sortir de cette chaleur et d’entrer dans le froid et l’humidit√© de l’hiver de la Terre de Feu est que nous ne sommes plus qu’√† 2 jours de v√©lo de notre objectif, ce qui nous tient et nous guide depuis plus de 2 ans, ce qui nous fait tenir dans les coups durs, les grandes c√ītes… Alors, on enfile toutes les couches de v√™tements et poches poubelles pour imperm√©abiliser le maximum de surface de nos corps.

Il fait encore nuit dans Tolhuin lorsque nous nous l√Ęchons dans l’inconnu, que nous roulons sur la boue et dans le brouillard, notre lumi√®re rouge allum√©e √† l’arri√®re. Nous acc√©dons √† la route nationale 3 au km 2953 alors que tout est emmitoufl√© dans l’aurore, le bruit et la lumi√®re du soleil. Quelle dr√īle de sensation de quitter la civilisation, la derni√®re avant Ushuaia, et de se retrouver dans la for√™t, dans une ambiance mystique avec la montagne qui nous trace le chemin. Nous roulons l’un derri√®re l’autre, en bordure du lac Fagnano tout recouvert de brouillard, et appr√©cions la douceur de l’atmosph√®re. Nul besoin de 2 paires de gants ni de pantalon suppl√©mentaire. Ce que cela est agr√©able de ne pas avoir les doigts et les pieds qui nous br√Ľlent de froid, de ne pas √† avoir r√©tablir notre tour de cou sur le nez. On profite vraiment de ce d√©but de journ√©e, on ouvre grand les yeux et enregistrons ce qui nous entoure, comme si c’√©tait le dernier! Et √ßa l’est presque. N’y pensons pas, la nostalgie arriverait et les larmes avec, je suis trop sensible, vous le savez!
Chaque jour, nous l’avons v√©cu comme le dernier, √† prendre des photos avec nos yeux, √† √©couter autour de nous. Aujourd’hui, n’√©chappe pas √† la r√®gle et nous le savourons avec les chevaux, les vaches et m√™me les renards… Lors de notre premier stop √† un mirador sur le lac, √† 16km de notre d√©part en fin de matin√©e, nous sommes observ√©s par un renard, puis un second et un dernier (mal en point celui-ci). Il est beau ce premier qui s’assoit, √©coute, s’√©tire en baillant √† c√īt√© de nous √† 5m. Comment ne pas r√©sister devant ce pelage, cette longue queue touffue, ces couleurs de camouflage, ce petit museau? A en oublier la route, c’est dire!


Nous continuons parmi les arbres, les tons de gris, les nuages et le brouillard, les quelques champs, le crachin qui nous mouille l√©g√®rement et la Cordill√®re blanche se d√©voilant et s’√©levant comme une barri√®re que nous devrons passer demain. La route la suit √† sa base et le long de ce lac qui s’allonge jusqu’au Chili. Entre ces 2 √©l√©ments naturels, nous avan√ßons √† tr√®s bon rythme, berc√©s par notre nouvelle playlist. Rapha√ęl chante sous son poncho bleu pour accompagner. Et aujourd’hui, surprise il peut m’aider dans toutes les c√ītes, comme Emma avec Sylvain. Leurs p√©daliers ont √©t√© r√©par√©s √† Tohluin. C’est doublement plaisant pour nous: une aide physique certaine et un finish sportif ensemble! Le soleil essaye de percer, le plafond nuageux s’√©l√®ve et nous apercevons de plus en plus la Cordill√®re et son manteau neigeux. Le temps toujours doux oscille entre crachin, pluie et accalmie. Une bonne surprise que l’on ne se mouille pas tout le temps, ni qu’il y ait du vent. On est presque tranquille sur la route, except√© avec le souffle des camions en sens inverse qui nous mettent, sans le vouloir et le savoir, une claque tremp√©e √† chaque fois. Ouah, √ßa r√©veille.

Apr√®s 33km, nous nous permettons une halte de satisfaction sur le bord de la route. Il est un peu plus de 13h et il ne nous reste plus que 15km avant un restaurant sur le hameau de Lago Escondido, o√Ļ vivent une vingtaine d’habitants. Il pleut et nous n’avons pas encore tr√®s faim. Nous pouvons donc rouler encore une bonne heure pour l’atteindre, y manger un bon repas chaud et demander √† y dormir aussi. Alors, nous avan√ßons encore mais en s’√©loignant de notre grand lac Fagnano, de ses tourbi√®res gel√©es aux teintes fantasmagoriques. Avec le brouillard, l’ambiance est particuli√®re, ferait presque peur, comme si quelque chose allait en sortir. Ajout√© √† cela, des arbres violet aux branches nues, le tableau est unique. Nous nous rapprochons de la montagne, celle qui touche le ciel, celle qui se dresse blanche sur son sommet nu de v√©g√©tation et de for√™t. On voit bien la d√©marcation des tomb√©es de neige des derniers jours. Hier, ce devait √™tre 22cm sur la journ√©e.


Les kilom√®tres s’encha√ģnent encore bien, sans souci de pneu crev√©, sans trop de d√©nivel√© ni de circulation. Nous arrivons sur un premier lieu-dit Villa Marina, avec son petit √©tang et son restaurant… ferm√© ! On h√©sitait entre celui-ci et le suivant pour le d√©jeuner. Pas le choix, nous continuons jusqu’au village, au pied de la c√īte pour passer le Col Garibaldi. Les enfants commencent √† avoir faim (nous aussi!) et c’est la distribution de petits pains pour nous faire patienter sur les 6 derniers kilom√®tres. La route se redresse, scinde la for√™t encore verte, atteint un autre lac, le lac Escondido, puis traverse le hameau de maison en bois color√©. Le propri√©taire du restaurant est aussi celui de toutes les b√Ętisses des environs. Peut-√™tre pourra-t-il nous aider pour dormir ce soir? Et bien, non! Le restaurant est ferm√© comme toutes les barri√®res autour. R√©flexion sur le bord de la route pour savoir quoi faire: aller demander au resto au-dessus du village √† 100m ou trouver le site d’un vieil h√ītel pr√®s du lac et dormir dans les b√Ętisses abandonn√©es? Avec le d√©gel des derni√®res heures, tous les sols sont d√©tremp√©s, et il nous parait vraiment difficile de bivouaquer en tente ce soir… Par ordre, nous allons demander √† la sortie du village, non au restaurant puisque √ßa n’en est pas un, mais √† la DDE locale et √† la protection civile qui ont leurs bureaux ici.

Notre d√©couverte nous fait perdre confiance sur le fait de dormir au sec, alors en attendant de trouver le chemin pour le vieil h√ītel abandonn√©, nous demandons √† manger sur le banc et la table qui se trouvent sur le parking de la « vialidad nacionale ». L’accueil est si chaleureux qu’ils nous proposent de d√©jeuner √† l’int√©rieur de leurs locaux, au chaud! Rien que √ßa, nous revigore √† 14h45 pass√©e! Un bon pique-nique assis face √† la montagne et au lac visible derri√®re la grande baie vitr√©e nous fait plaisir. Mais lorsque Sylvana (travaillant √† la protection civile) revient nous voir pour nous dire que nous pouvons dormir dans un dortoir ce soir, ici, avec eux, c’est comme No√ęl pour nous! Quelle gentillesse! Notre dernier soir de voyage √† v√©lo se passera au chaud sur des bons matelas.


Nous d√©barquons toutes nos affaires des v√©los, tous les jouets des enfants qui les √©talent sur la table de la pi√®ce commune √† c√īt√© du po√™le et nos tasses pour le th√© et le caf√©. La fin d’apr√®s-midi passe √©videmment rapidement, entre les photos du jour √† trier, le jour √† commencer √† √©crire, les th√©s encha√ģn√©s, les discussions, le visionnage d’un dessin anim√©, la sortie en ext√©rieur pour les adultes afin de sortir le drone une derni√®re fois pr√®s du lac (les enfants, pas fous, ont pr√©f√©r√© rester au chaud!), l’aide pour le bois, les allers-retours pour aller r√©cup√©rer du WiFi pour notre r√©servation d’appartement √† Ushuaia pour demain soir (toujours dans l’attente d’un mail de confirmation) et l’invitation par Denis, Gustavo et Sylvana de partager un repas qu’elle nous confectionnera. Et je peux vous garantir que cela sent bon dans la cuisine (je l’ai m√™me interrog√©e sur la recette!). Incroyable de terminer en beaut√© ainsi avec eux! Tous les 5 √† table, nous d√ģnons √† 21h, un guizo (je vous laisse chercher sur le net quel type de repas cela est) que nous reprendrons tous 2 fois puis discutons encore un peu le temps que les enfants aillent se mettre au lit.


C’est notre tour quand nous commen√ßons √† bailler et √† sentir la fatigue s’emparer de nous, devant refuser la proposition de Denis de jouer aux d√©s. Une autre fois peut-√™tre! On s’interroge alors avec Sylvain sur la transposition de cette situation dans notre pays. Serait-ce possible en France que des √©trangers soient h√©berg√©s dans le dortoir de la DDE? C’est presque surr√©aliste qu’ils nous ouvrent les portes et les bras comme cela. Une nouvelle fois, jusqu’au bout devrais-je dire, nous apprenons sur l’hospitalit√©! Merci √† eux pour nous donner autant. C’est sur ces pens√©es que nous savourons notre dernier soir avant le dernier r√©veil pour la derni√®re journ√©e de v√©lo. Ah bah √ßa y est, je pleure. Je n’arrive pas √† croire que cela puisse √™tre le dernier. La ligne d’arriv√©e paraissait tellement loin sur notre GPS. C’est pass√© tellement vite, trop vite. Pas d√©j√†. Pour l’avant derni√®re fois, je vous laisse √† 23h30 et vous dis √† demain, pour une derni√®re revue de presse.

J801 – Mardi 5 juillet – Lago Escondido √† Ushua√Įa – 52km D+ 620m


√áa y est, nous avons enfin pris notre douche apr√®s 7 jours de v√©lo et d’attente. Ah, ce n’est pas √† √ßa que vous vous attendiez en d√©but de compte rendu? Alors je recommence histoire de faire durer le plaisir…
√áa y est, nous avons pass√© l’entr√©e de la ville d’Ushua√Įa, cet apr√®s-midi en bonne compagnie en plus! Mais je sens que la narration de ce soir va √™tre tr√®s difficile. Les larmes me viennent facilement juste sur ces quelques mots. J’essaye, je me lance, je me concentre.

La petite voix qui me r√©veille depuis 800 jours le fait aussi ce matin, peu avant 8h. C’est la der des der alors la motivation prime contre la chaleur de la couverture dans laquelle j’ai dormi. On r√©veille les enfants de l’autre c√īt√© du dortoir, on s’habille pour la derni√®re fois avec 2 pantalons, 2 tee-shirts, une polaire et les grosses chaussettes de laine m√©rinos. Nous prenons possession de la table dans la salle commune avec le po√™le pour y petit-d√©jeuner. Tout est sorti, on peut tout manger, cela m’all√®gera. En m√™me temps que nous mangeons, nous rangeons (pour les adultes bien s√Ľr) les sacoches, assez rapidement aujourd’hui: nous sommes habitu√©s, chaque chose √† sa place. Comme nous mettons tous les v√™tements sur nous, en plus il y en a de la place dans les sacoches, c’est facile. A 9h30, nous sommes quasiment pr√™ts, et transpirant dans notre attirail √† c√īt√© du po√™le. Denis et Gustavo sont r√©veill√©s, Silvana est en d√©placement sur Ushua√Įa. Ils nous accompagnent dehors pour le d√©part, face au lac Escondido, aux sommets enneig√©s tout juste √©clair√©s √† leur cime. La journ√©e sera belle et ensoleill√©e, et il ne fait pas si froid ce matin. Nous avons vraiment bien fait d’attendre quelques jours √† Tolhuin que les conditions climatiques soient plus favorables. Cela promet pour nos au-revoir √† la route.


Route n¬į3 nous voil√†, au km 3000 pile, nous enclenchons les p√©dales. Ce n’est pas moins de 9km de c√īte dans la for√™t, sur un espace qui se r√©duit au 5√®me jusqu’au col Garibaldi. Notre vitesse moyenne est de 5km/h, tout d√©pend du p√©dalage de mon bin√īme qui pr√©f√®re jouer. Pour ma part, je pr√©f√®re m’impr√©gner de cette vue, de ce paradis blanc et bleu, sans vent, avec m√™me un peu de chaleur, beaucoup de qui√©tude aussi parmi cette nature. Nous montons en altitude en longeant le lac. En s’√©levant, on prend conscience de notre petitesse dans ce monde naturelle, de notre insignifiance temporelle face √† des millions d’ann√©es d’√©volution de la nature autour de nous, bien avant nous. Et on a la chance d’y p√©n√©trer, d’en √™tre t√©moins de ces 2 lacs successifs, de ces cha√ģnes de montagnes, de ce brouillard qui cache √† nos yeux le nord de la Terre de Feu, de ce lever de soleil face √† nous. Quel enchantement. Quel bonheur et quelle beaut√©. L’√©quipage du Panzer en fait des pauses photographiques, car impossible de ne pas s’arr√™ter. Aucune excuse √† avoir, c’est juste beau. Ce serait un sacril√®ge de ne pas le reconna√ģtre.

La mont√©e est constante, avec sur un petit pourcentage, une route humide mais pas verglac√©e, et le soleil nous r√©chauffe m√™me les extr√©mit√©s. Royal. Le paradis pour nous que nous atteignons peu avant midi: le Paso Garibaldi, sous la neige bien-s√Ľr. Nous ne sommes qu’√† 450m d’altitude, mais la latitude (54¬į 48‚Ä≤ 57‚Ä≥ sud) est bien australe pour y amener de la fra√ģcheur. Nous profitons du mirador construit pour quelques s√©ances photos, discussions et quelques grignotages dans le vent et le froid. Ici, il pique bien! On ne fait pas long feu car 47km nous attendent encore!

On passe le col, petit virage sur la gauche et nous voil√† en descente et √† l’ombre! Moi qui adore ne pas p√©daler, aller vite sans effort, je suis servie mais avec des doigts gel√©s. Sylvain, pareil, je le vois devant moi en train de secouer ses mains. Il g√®le vraiment de ce c√īt√© de la montagne, qui ne voit jamais la lumi√®re directe du soleil en hiver. La vitesse que nous prenons n’arrange rien aux degr√©s qui s’effondrent. Rapha√ęl n’a pas froid c’est le principal. J’esp√®re que pour Emma, c’est la m√™me chose. La neige y est aussi bien plus abondante sur ce versant, disons qu’elle n’a jamais l’occasion de fondre. La route est sinueuse sur plusieurs kilom√®tres en descente vers la vall√©e. Les freins ne sont pas au top avec le froid, on reste vigilant et nous nous arr√™tons de temps en temps pour r√©duire notre vitesse et pour admirer avec nos yeux ou l’appareil photo les montagnes au dessus de nous. Blanches, √©clatantes, de vraies meringues d’hiver. C’est un peu comme si nous √©tions dans les Alpes en train de faire du v√©lo tranquille avec la neige sur la route. On n’est pas tar√©s quand m√™me? Plus pour longtemps! Les 8km de descente plein sud sont un supplice r√©el pour les adultes, on souffre des mains comme jamais auparavant. Les doigts de Sylvain deviennent blancs et ses ongles changent de couleur. Il faut que l’on file d’ici le plus vite possible. Apr√®s une multitude de virages en descente, celui en √©pingle nous redirige vers l’Ouest.


Au carrefour avec la route 33, dans la vall√©e, nous apercevons les voitures de la « vialidad nacionale » orange et bleu, devant leur guitoune, avec Gustavo et Denis! Excellent de les saluer de nouveau ici, c’est un r√©el plaisir. Comme si nous √©tions au tour de France avec nos supporters sur les bas c√īt√©s! Plein d’entrain, nous entamons la partie « fond de vall√©e qui remonte vers un second col ». Oui, l’intitul√© est long mais tr√®s repr√©sentatif de ce que nous vivons √† cet instant-l√†. De part et d’autre de l’unique route s’√©tend des cha√ģnes montagneuses qui rivalisent de beaut√©, de blancheur, de surface moutonn√©e, de pics ac√©r√©s, juste pour notre plaisir. C’est effectivement une partie magnifique que nous d√©couvrons en douceur, au gr√© d’une route sinuso√Įdale que nous partageons volontiers avec beaucoup de 4×4 aventure. Nous b√©n√©ficions de leur klaxon d’encouragement, des tentatives pour nous filmer au passage ou m√™me de leur bras lev√© signe de force. Ca nous pla√ģt, nous √©meut aussi de ne pas se sentir seuls, d’√™tre accompagn√©s de la sorte. Nous nous reconcentrons sur nos p√©dales, et savourons les rayons du soleil qui touchent enfin cette partie. Les activit√©s en raquettes, motoneige ou chiens de tra√ģneau sont ouvertes au public et am√®nent son lot de voitures. Tout comme la station de ski Cerro Castor, la plus australe du monde √† 12km de Denis et ses coll√®gues. C’est que les kilom√®tres avancent comme les aiguilles de l’horloge √† force de contempler la nature.

Il est d√©j√† 13h30 et nos estomacs sont vides! Le froid est √©nergivore et nous sentons nos batteries s’√©puiser. Adoss√©s au panneau d’entr√©e de la station, nous grignotons un petit sandwich rapide. On aurait envie de prendre notre temps, mais c’est plus du froid que nous prenons. Nous n’arrivons pas √† manger sans nos gants, le reste du corps suite √† la transpiration devient gel√©. Apr√®s les sandwichs, c’est au tour des g√Ęteaux sucr√©s √† la vanille d’√™tre engloutis avant un red√©marrage sur la glace puis le goudron.
Dans 22km, c’est la fin de notre route. De notre journ√©e. De notre voyage. De notre aventure. De nos rencontres et nos p√©rip√©ties. Comment cela a-t-il pu passer si vite? Une impression de n’√™tre partis qu’un mois, de ne jamais avoir trop quitt√©s la France, de ne pas avoir travers√©s tous ces pays sur ce m√™me voyage. Les larmes me viennent aux yeux. Stop, on se focalise sur l’instant pr√©sent. Pour finir, nous avons le droit √† 9km de c√īte puis 13 de descente. Nous les faisons tranquillement, sans crevaison, chose exceptionnelle pour nous et surtout nos pneus! Comme une balade au calme, nous savourons ces derniers instants sur nos selles en cuir, la t√™te lev√©e vers les cimes de cette Cordill√®re.

Puis au km 3041, c’est la fontaine. Je sens de la chaleur sur mes joues, sans rien ne pouvoir y faire. Des larmes de joie ou de tristesse? Je ne le sais pas. C’est juste beau et c’est juste la fin. La fin de mon bin√īme avec Rapha√ęl, de nos 2 v√©los, de ce v√©lo devant moi que je vois depuis tant de temps, enfin du dos de Sylvain et son coupe-vent jaune poussin (plus ou moins loin !), de ce vent sur le visage, de ce souffle qui me rend vivante, de cette libert√© d’aller et de s’arr√™ter o√Ļ bon nous semble…. Je ne veux pas y arriver. Pas encore, je ne suis pas pr√™te. J’en veux encore moi! Encore un soir de bivouac, encore un feu au milieu de nulle part, encore un guanaco qui me regarde avec ces beaux yeux globuleux, encore des sourires et des embrassades de nos rencontres d’un jour, encore et encore…
Et √† cet instant, un petit miracle qui me donne le sourire m√™me en pleurant. Des gyrophares sur le toit d’un pick-up couleur bleu et orange! Devinez qui est au volant?? Denis! Il nous salue et reste derri√®re nous, comme un rempart pour les voitures venant de derri√®re. Il va √† notre vitesse dans ces 10 derniers kilom√®tres, nous soutient. C’est √©norme. On n’est pas seuls √† vivre cet instant tant attendu. Nous p√©dalons de concert le Couillot et le Panzer, en s’enfilant dans un tout petit passage, tant√īt vers la droite, tant√īt vers la gauche, sans entrevoir la ville. A chaque virage, j’allonge le cou pour cette ligne d’arriv√©e que l’on a longtemps imagin√©e. Denis nous double avec des encouragements, mais un autre pick-up orange et bleu a pris le relais et nous prot√®ge toujours et vient √† notre hauteur avec Gustavo au volant : »un kilometro » puis se rabat derri√®re nous.
Quelques maisons dans la v√©g√©tation foresti√®re, un oc√©an √† l’horizon derri√®re les branches et les 2 piliers √† l’entr√©e de la ville. Une √©norme sir√®ne retentit dans notre dos depuis le pick-up de la « vialidad », des klaxons aussi d’autres voitures dans l’autre sens, et mes larmes sur le visage. √áa y est, on y est, on l’a fait, on l’a r√©ussi. Ushua√Įa est l√†. On gare nos v√©los sur le bas c√īt√© gel√©, le Couillot glisse et se casse la figure, c’est une belle entr√©e pour le final! On le remonte et on se prend dans nos bras (en pleurant), on se f√©licite mutuellement et sommes f√©licit√©s par Gustavo et son coll√®gue qui nous ont suivis sur plus de 5km entre 10 et 20 km/h dans leur voiture. Quelle arriv√©e! Quel accompagnement en fanfare! Merci √† eux. C’est vraiment extra comme √ßa. Emma et Rapha√ęl en profitent pour glisser sur les plaques de glace autour de nous, en profitant m√™me pour y plonger une chaussure dans l’eau gel√©e et finissant donc en pleurs pour Emma! Apr√®s quelques photos (avec les yeux rouges pour nous deux) tous les 4 et tous les 6, nous les remercions de ces instants extraordinaires pour nous et les laissons aller au travail!


Nous ne r√©alisons pas encore (m√™me √† minuit ce soir lorsque je vous √©cris) ce que nous venons de terminer, que c’est termin√© d’ailleurs. La ville s’√©tend devant nous, derri√®re ces piliers de bienvenue, et √† plus de 16h, le choix de se diriger directement √† l’appartement √† 3km est plus raisonnable que d’aller en centre ville au panneau mythique avec les lettres de la ville. D’y faire le d√©tour maintenant nous rajoute 10km aux 3 n√©cessaires, et donc 1h de plus de v√©lo avec du d√©nivel√©, puisque notre logement se trouve sur les hauteurs √† +150m, les lettres au niveau de la mer, avec un cr√©puscule dans moins de 45min. Prudence, jusqu’au bout aura eu raison de notre r√©ussite. Les lettres nous attendront demain, en v√©lo s’il vous pla√ģt, on y tient, mais sans les lourdes sacoches.
De retour en selle tous les 4, les larmes s√©ch√©es, c’est en direction de notre duplex que nous roulons nos derniers m√®tres en tandem. √áa fait quelque chose quand m√™me. L’avantage, c’est que l’on enregistre bien les derniers moments,¬† on les identifie bien. Une derni√®re petite photo de la baie et des montagnes sur les √ģles en face, et en 5min, on se gare devant le b√Ętiment o√Ļ nous logeons ce soir et pour les 6 nuits prochaines. Je vous passe les inqui√©tudes de ne pas savoir quelle porte c’est, de n’avoir personne qui nous accueille √† la bonne porte (apr√®s enqu√™te chez les voisins), de ne plus avoir assez de cr√©dit pour contacter le propri√©taire. La cl√© est trouv√©e, nous avons pu entrer au chaud, les enfants et toutes les sacoches. Le logement est tr√®s grand et propre, et apr√®s une recherche assidue partout, on trouve le WiFi pour enfin communiquer avec nos bailleurs. √áa y est, on souffle. On se pose.


On ne r√©alise toujours pas o√Ļ nous sommes. Je pense que √ßa ne le sera que lorsque les v√©los seront d√©mont√©es. Avant, c’est comme dans chaque ville o√Ļ nous nous sommes pos√©s pour recharger nos batteries corporelles et pr√©voir la suite de la route. A nous sur ces 6 jours, de pr√©voir une suite… pour la France.
Un peu de motivation est n√©cessaire pour Sylvain pour se d√©vouer √† aller en ville √† pied au supermarch√© avant la tomb√©e de la nuit (je ne suis pas rassur√©e d’y aller √† ce moment-l√† de la journ√©e et il se propose donc) pendant que je m’attelle √† ma passion: le rangement et l’organisation ! Les enfants passent √† la douche √† tour de r√īle et envahissent notre chambre au 1er avec tous leurs jouets √©tal√©s au sol, pendant que je vide les sacoches, range dans l’armoire, trie d√©j√† quelques v√™tements que nous avions achet√©s pour la m√©t√©o frisquette et fais tourner une machine! Sylvain remonte (litt√©ralement au vu du d√©nivel√© dans la ville) des courses en taxi « fanjo » puis profite d’une bonne douche chaude d√©crassante.
Notre soirée peut commencer, un bon repas chaud à table tous ensembles, une petite bière (ou 2), les infos françaises (histoire de se tenir au jus), et une émission pour faire plaisir aux enfants Fort Boyard!

Nous sommes tous fatigu√©s, certains ont le visage rouge √† cause du froid, d’autres baillent ou s’endorment √† table… Il est temps de d√©couvrir nos lits respectifs, de se f√©liciter √† nouveau de ce challenge accompli, de remercier les loulous de nous avoir accompagner dans cette id√©e folle et nous nous plongeons dans le sommeil. Enfin, eux 3, pas moi, comme d’habitude! Mais j’aime ce moment seule, ce moment qu’√† moi, qu’√† vous et moi.
Ce fut un plaisir sur ce second voyage d’√©crire chaque soir m√™me si ce fut parfois √©reintant. Ce fut un challenge aussi de tenir sur la dur√©e cette √©change avec moi-m√™me et avec vous bien √©videmment. Ce fut un honneur de me savoir lue par vous. Je fus et reste touch√©e par vos marques d’affections, Sylvain aussi d’ailleurs pour en avoir discut√© ensemble. Cette plume m’a fait du bien et nous fera s√Ľrement du bien aussi plus tard, quand nous nous replongerons sur cette belle aventure de vie. Ce fut modeste mais essentielle finalement pour moi, de ne pas oublier cette tranche de vie √† 4. Merci √† vous et √† bient√īt pour de nouvelles aventures! Et bah, forc√©ment!

31 commentaires sur “ūüŹĀUSHUAIAūüŹĀ – L’arriv√©e !!! ūü•āūüėÄūüė≠… J800 et J801

Ajouter un commentaire

  1. Je suis sans doute aussi sensible que Laetitia, mais j’ai moi aussi les yeux humides √† la lecture de ce dernier article. Arriv√©e ici au gr√© d’une recherche par un apr√®s-midi d’ennui au travail, j’ai v√©cu dans ces pages un merveilleux voyage. Merci infiniment. Je vous souhaite un retour en douceur, et de beaux projets pour les prochaines ann√©es.
    On ne se rencontra sans doute jamais, mais vos √©crits m’ont donn√© des fourmis dans les jambes, et j’aurai forc√©ment une pens√©e pour vous dans nos prochaines randonn√©es.

    Aimé par 1 personne

  2. Magnifique! Quelle belle arriv√©e pour cette escapade riche pour celles et ceux qui la lisent. Merci pour ce partage si sensiblement √©crit, pour votre vision du monde √©largi et de vos √©gards ajust√©s aux personnes rencontr√©es. Vraiment un grand merci pour ces lectures qui durent depuis plusieurs mois, et vous souhaitant le meilleur pour vos prochaines p√©r√©grinations. Inspirants, vous l’√™tes!

    Aimé par 1 personne

  3. Je suis allé deux fois à Uschuaia dont une fois à vélo et j’ai ressenti les mêmes émotions meme si la fin de la route était pour moi Puerto William juste en face !
    Je ne dirai pas seulement bravo mais surtout merci pour ce partage émouvant et si vrai. Si jamais vous naviguez un jour dans mon Mercantour chéri la porte de notre refuge vous est grande ouverte

    J’aime

  4. Quelle richesse pour vous quatre que cette parenth√®se d’aventure familiale √† la d√©couverte des authentiques Am√©riques √† la force du mollet .
    Que cette tranche de vie pour le moins exceptionnelle renforce encore plus votre capacité à surmonter les difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours .
    H√©ro√Įque ce que vous avez r√©alis√© et que vous (m’) nous avez g√©n√©reusement fait vivre √† la lecture de vos photos et textes publi√©s.Un grand merci.

    Aimé par 1 personne

    1. Une aventure riche dans tous les sens du terme o√Ļ tous les 4, nous avons grandi. Nous avons appris aussi chaque jour, nous avons ressenti et nous nous sommes soud√©s, pr√®s √† affronter les futures √©preuves de la vie ou de notre prochaine aventure! Merci √† toi d’avoir accept√© de venir vivre un bout de cette tranche de vie.

      J’aime

  5. Bravo pour ce magnifique périple en famille , je suis admirative . C’etait un très grand plaisir de vous lire , merci pour ce partage . J’ai eu moi aussi les les larmes aux yeux pour cette dernière étape . Bonne continuation .

    J’aime

  6. F√©licitations √† vous 4 ! Une derni√®re lecture tr√®s √©mouvante, j’y √©tais presque, en tout cas l’√©motion √©tait bien l√†.
    Vraiment un grand bravo √† vous 2 et √† vos 2 extraordinaires boutchous ! profitez de vos « vacances » bien m√©rit√©es avant votre retours. j’esp√®re que vous nous raconterez tout de m√™me, avec photos en prime. C’est un peu la fin pour moi aussi, la fin de mon r√©cit-photos d’aventures r√©gulier, mais que vais-je lire maintenant d’aussi palpitant, beau et √©mouvant ūüėČ.bises √† vous 4 et √† bient√īt. Faby

    J’aime

    1. Merci Faby. La fin fut tr√®s forte √©motionnellement, ressentant encore cette vibrante arriv√©e!!! Nous avons profit√© des vacances pour prendre 5kg chacun, √ßa c’est fait! Le rdv est pris en novembre il me semble pour la rencontre et les discussions qui vont avec.
      Merci pour tous ces compliments qui nous vont droit au coeur!!!

      J’aime

  7. Je commence donc ma journ√©e en larmes ..d ‘√©motions bien s√Ľr , je n’ai pas de mots pour d√©crire mon ressenti .De l’admiration face √† ce courage √† toute √©preuve qui vous a permis de mener √† bien ce projet un peu fou quand m√™me.
    Merci √† tous les 4 de m’avoir fait vivre votre aventure grace √† tes t√©moignages Laetitia ( Patrick a employ√© le bon terme en effet) , et aux magnifiques photos de Sylvain.
    Vos posts vont me manquer plus de lecture en me r√©veillant , plus de cours de g√©o, de le√ßons d’endurance, d’humilit√©, de partages avec tous ces gens g√©n√©reux , enfin plus toutes ces belles le√ßons de vie que j’ai partag√©es un peu grace √† vous.
    F√©licitations √† tous les 4 , j’ai h√Ęte de vous revoir .La bretagne vous accueille quand vous voulez !
    Profitez de ces derniers jours loin de France pour savourez encore et encore cette magnifique aventure familiale .
    Plein de bisous

    Aimé par 1 personne

  8. C’est la larme √† l‚ÄôŇďil que j’√©cris ce dernier commentaire. D’ailleurs, il n’y a rien √† commenter, sinon vous saluer avec respect et admiration. S√Ľr, l’Argentine va nous manquer, comme le P√©rou, la Bolivie et tous ces pays travers√©s sans jamais douter de la r√©ussite de votre entreprise folle et merveilleuse. Car nous avons souffert avec vous et partag√© vos joies, votre √©merveillement face √† cette nature que Sylvain a si bien photographi√© et toi L√¶titia, d√©crite avec √©motion et admiration. Combien nous sommes-nous r√©jouis avec vous de ces rencontres sur la route, aux √©tapes, au hasard des lieux.
    Tous ces articles constituent un t√©moignage exceptionnel. A travers lui, vous revivrez cette aventure jusqu’√† votre vieillesse et le plus fort, c’est qu’Emma et Rapha√ęl aussi !! Vous voil√† arm√©s tous les quatre pour affronter la vie qui vous attend. Faudra bien, me direz-vous ! C’est avec une grande √©motion et confiance en vous que je vous souhaite de r√©colter les fruits de cette formidable exp√©rience, unique, incroyable, g√©n√©reuse, admirable et plein d’amour. J’ai envie de vous serrez dans les bras en vrai.

    Aimé par 2 personnes

  9. Nous nous sommes rencontrés à Nazca, dans un coucou au dessus des lignes, et depuis je suis vos aventures qui me font rêver et m’impressionnent!
    Bravo √† vous pour ce p√©riple merveilleux en famille! J‚Äôen ai pris plein les yeux avec vos photos, √ßa donne des id√©es ūüôā
    Profitez bien de ces derniers jours et bon retour vers une nouvelle vie…

    J’aime

  10. √áa y est vous y √™tes vous avez r√©ussi bravo √† vous quatre pour votre courage et votre t√©nacit√©… merci de nous avoir embarqu√©s dans votre aventure familiale merci de nous avoir fait partager votre incroyable voyage, merci pour les magnifiques photos qui nous ont fait r√™ver, je suis admirative de tout √ßa et nos rendez-vous vont me manquer…
    Vous allez rentrer charg√©s de souvenirs qui vont vous accompagner d√©sormais la vie ne sera plus jamais comme avant… Finissez bien votre s√©jour √† Ushuaia profitez-en bien je vous embrasse tous les 4 et √† bient√īt peut-√™tre…
    Annie-France

    Aimé par 1 personne

  11. ¬°Felicitaciones! Son un gran ejemplo de vida a seguir.
    Demostraron que no importa cuan « grande o imposible » parezca la meta a cumplir, si uno realmente se lo propone y con perseverancia, poco a poco y d√≠a tras d√≠a, todo es posible. Son realmente mis nuevos « super h√©roes ».
    Muchísimas gracias por haber compartido su extraordinario viaje con nosotros.
    ¬°Un fuerte abrazo a los cuatro!

    Aimé par 1 personne

  12. moi aussi j’y suis all√©e de ma petite larme en lisant le compte-rendu de ces deux derni√®res journ√©es ! J’avais vu hier sur le site des familles autour du monde que vous √©tiez positionn√©s √† Ushua√Įa. Ces 2 derniers jours ont √©t√© sympas avec des conditions m√©t√©o correctes, des paysages superbes et la rencontre inattendue avec ces employ√©s de la DDE locale qui ont fait preuve d’une formidable hospitalit√© dans ce milieu hostile pour des campeurs. Et que dire de votre arriv√©e √† Ushua√Įa, escort√©s par Denis et Gustavo, certainement contents de vous savoir arriv√©s √† bon port !
    Les √©motic√īnes du titre illustrent bien les sentiments ambivalents qui vous ont envahis, la joie et la fiert√© d’√™tre arriv√©s au bout du monde apr√®s tous ces kilom√®tres gagn√©s un √† un √† force de pers√©v√©rance et t√©nacit√©, dans le froid, la neige mais aussi sous une grande chaleur , avec des d√©nivel√©s de dingue et en trimballant un poids √©norme, avec les crevaisons, le vol du r√©chaud, le putois , mais aussi des rencontres avec des locaux formidables de g√©n√©rosit√© et gentillesse ! Vous pouvez √™tre fiers tous les 4 car si un seul avait flanch√© votre projet n’aurait pu √™tre men√© √† bien ! Vos enfants sont arm√©s pour la vie ; ils vont avoir des facult√©s d’adaptation √† tout ! Il faudra, au retour , vous lancer dans la cr√©ation d’un livre avec vos fabuleux et souvent po√©tiques √©crits La√ętitia et avec les sublimes photos de Sylvain, peut √™tre aussi avec quelques dessins des enfants pour le bonheur d’un projet familial.Nous ne nous sommes jamais rencontr√©s et vous ne me connaissez pas mais moi , qui vous suis depuis longtemps j’ai l’impression de vous conna√ģtre et vous allez terriblement me manquer ! je vous souhaite de bonnes journ√©es au bout du monde, un retour sans encombre (en ce moment c’est le chantier dans les a√©roports fran√ßais , d’autres aussi ; √† Roissy 17000 bagages sont entrepos√©s – bug puis gr√®ves- alors j’esp√®re que vos v√©los ne subiront pas le m√™me sort ) . Je vous souhaite aussi de bien vous r√©acclimater √† notre France ; vous allez retrouver famille et amis donc √ßa c’est top mais la vie s√©dentaire sera sans doute difficile √† retrouver. Alors bon courage !

    Aimé par 1 personne

  13. Bravo √† vous 4! Votre aventure est si bel exemple. Vous nous avez montr√© qu’en se fixant un objectif, avec de l’organisation, de la prudence (en effet) et de la pers√©v√©rance (surtout!), il est possible de s’adapter √† presque toutes les situations. Je comprend bien le sentiment de nostalgie qui doit vous submerger pour le moment mais les souvenirs seront plus forts. Quelle magnifique histoire vous avez construite √† vous 4. Magnifique cadeau pour vos enfants.

    J’aime

  14. Toutes mes félicitations et toute mon admiration à votre famille pour cette belle aventure que vous nous avez fait partager !
    Les derni√®res semaines √©taient particuli√®rement impressionnantes, avec le froid et les conditions m√©t√©os auxquelles vous avez d√Ľ faire face, l’atteinte de votre objectif est une superbe r√©ussite. Belle le√ßon de mental !
    Merci pour cette √©criture si agr√©able √† lire, ces magnifiques photos qui m’ont fait r√™ver et d√©couvrir des horizons plut√īt m√©connus. Je vous souhaite une belle fin de voyage et un bon retour en France, merci !

    J’aime

  15. PHENOMENAL
    Félicitations,les adjectifs,les adverbes,les mots de la langue française ne suffiront pas pour qualifier votre EXPLOIT
    j ai absolument tout lu,tout vu,de vos écrits,de vos photos durant la totalité de votre trajet. MERCI
    j ai lu l intégralité des commentaires qui montre bien l importance de votre exploit et et ce qu il a pu provoquer aussi chez la communauté qui vous suivait. 4 sur les vélos mais des milliers a vous encourager.
    J ai appris et découvert le continent américain km par km et pendant la covid !!!!
    N ayant pas les qualit√©s d √©crivain j √©voquerais si vous me le permettez « patrick dml et a md « qui par la qualit√© de leurs √©crits r√©sument et concluent parfaitement bien ce que vous venez de r√©aliser et bien sur « alain et jeannette »pour se que l on peut ressentir √©motionnellement. BRAVOS a vous 4 et a bient√īt
    François Beaujard

    J’aime

  16. Bravo pour ces deux belles Années de Vie et Merci de nous les avoir partagé avec autant de fraicheur et de sincérité. Nous nous sommes régalés à vos cotés.
    Bon retour en France et n’h√©sitez pas √† venir nous voir du cot√© de la Dr√īme des collines.
    Chaleureusement,

    Na√Įa, Esteban, Lalie, Val√©rie et Christophe
    La VeloveFamily

    J’aime

  17. Wow !! √áa faisait quelque temps qu’on n’√©tait pas pass√©s sur votre blog et ce soir, depuis l’√Čquateur (dernier pays du voyage pour nous), on se demande o√Ļ vous en √™tes puisqu’on se souvient bien que vous aviez pr√©vu d’arriver √† Ushuaia en juillet. Et surprise, vous √™tes arriv√©s depuis un petit moment !
    Encore bravo pour votre voyage en famille, tr√®s inspirant ! Et bravo pour votre travail d’√©quipe sur le blog, tant √† la plume (ou plut√īt au clavier) qu’√† la photo
    Merci de partager votre voyage et vos mots qui nous rappellent l’Argentine et surtout la g√©n√©rosit√© des argentins, qui restent dans nos cŇďurs m√™me apr√®s avoir travers√© d’autres pays
    Que d’√©motions de lire vos coups de p√©dales √† travers la Terre de Feu et cette arriv√©e magnifique !
    C’√©tait un plaisir de vous avoir crois√©s au camping de Villa Uni√≥n pendant votre semaine de vacances avec les Lamabicicleta ūüėČ
    Bonne réacclimation !

    J’aime

  18. Bonjour,
    Les diff√©rentes lectures que j’ai pu faire ont toutes √©t√© prenantes et souvent √©mouvantes.Ce dernier article m’a laiss√© sans voix tellement l’√©motion √©tait l√†. Quel p√©riple et quel courage! J’ai partag√© quelques photos d’Emma √† Lisa qui me demande si elle pourra la revoir. J’esp√®re que ce sera le cas. Un grand bravo √† vous et bon retour en France. Emmanuelle et Lisa

    J’aime

    1. Bonjour Emmanuelle. Merci pour ce message √©mouvant aussi. Nous revenons petit √† petit √† une vie s√©dentaire, o√Ļ les √©motions se renouvellent au gr√© de l’ouverture des cartons!
      Enfin en Charente, ce sera avec plaisir qu’Emma reverra Lisa, quand vous voulez. Nous sommes sur Angoul√™me. A bient√īt !

      J’aime

Répondre à a md Annuler la réponse.

Entrez vos coordonn√©es ci-dessous ou cliquez sur une ic√īne pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez √† l‚Äôaide de votre compte WordPress.com. D√©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez √† l‚Äôaide de votre compte Twitter. D√©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez √† l‚Äôaide de votre compte Facebook. D√©connexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :