Equateur – Suite et fin de la voie ferrée – J139



J139 – Mardi 25 mai – Puembo à El Quinche 21km (D+ 321m)


8h45 tout est plié, même si l’humidité de la nuit sur la tente n’a pas disparu avec le soleil de ce matin. Il fait frais mais sec et le panorama sur Quito, ses montagnes et sa banlieue large de 20 km est dégagé.


Nous roulons dans la ville de Puembo pour récupérer notre « Linea Ferrea » de la veille qui peut nous conduire jusqu’à la ville suivante de El Quinche. 4km défilent facilement, sur des pavés, mais la tête dans les montagnes tout autour, passant devant beaucoup de terrain à vendre (en rapport avec l’aéroport?), de propriétés cossues tout juste terminées… pour aboutir sur la nationale! L’odeur alléchante d’une boulangerie ne nous échappera pas, ni les 8 pains en forme de croissant (et à la même pâte feuilletée au beurre 😍😍😍) avec ou sans fromage. On en achètera 4 de plus… au cas où nous aurions une petite fringale 😁, ou qu’on n’en trouve pas plus loin. Nouveaux dans le pays, nous devons découvrir les nouvelles « tendances culinaires » et nous adapter en conséquence!!

Quelques mètres plus loin, notre chemin de fer désaffecté nous retrouve à Yaruqui. C’est par ce sentier que nous traversons en suivant les rails, la ville sur flancs de montagne, avec toujours un dénivelé positif mais constant. Moins douloureux pour les cuisses. La vue est toujours aussi magnifique, et nous nous sentons bien ici, alors forcément, nous traînons pour les photos et même les vidéos! Le temps est nuageux mais ensoleillé. Le chemin nous fait même passer par les cultures de fraises, des ponts en terre au fond du précipice et devant d’anciennes grottes creusées par l’homme. L’envie et le temps que nous avons, nous permettent d’y grimper et d’y déambuler, encore seuls.


Et ça creuse tout cela! 11h30 déjà! En traversant une route sur notre tracé, nous apercevons plusieurs petits restaurants. C’est un signe! 😋 Frutos del Mar « El Cruce » sera notre choix. Un bon repas chaud qui va pouvoir nous caler pour les kilomètres suivants. Une femme nous fait une recommandation pour la suite de la piste…. On le garde en tête !


Le sentier en terre est pour nous seuls, une nouvelle fois…. enfin presque! Beaucoup de chiens nous aboient dessus depuis ce matin. Un dernier ici encore avec son maître juste à côté, que l’on retrouve sur le chemin en vélo. Il nous dépasse et se retourne beaucoup sur nous. 🤔 On se regarde avec Sylvain et on se comprend tout de suite. Un tunnel face à nous…. sans lumière comme hier. On attend un peu à l’entrée. C’est notre instinct qui nous le dit. Et puis nous le traversons, l’un derrière l’autre, vigilant… jusqu’à la sortie où il nous attend. Enfin, on le pense car il fait semblant de regarder ses roues. Ce manège durera quelques centaines de mètres jusqu’au village de Iguiñaro, où encore il nous attend devant nous. Nous quitterons le sentier à cet endroit, malheureusement, et retrouvons les voitures pour 5km pour El Quinche, la cité des « miracles ». Plus sûr.


Une visite de l’église s’impose, chacun notre tour, pour apprécier l’autel monumental en or, les lustres ou les vitraux. Le pape Francois Ier en fit de même en juillet 2015. Elle fût érigée dans un premier temps par les Espagnols, sur un temple inca. La construction du temple actuel remonte au début du XXème siècle et est déclaré « sanctuaire national » par Rome. La basilique est le théâtre d’un pèlerinage en novembre par 800 000 croyants venant à pied de Quito, depuis 400 ans, pour venir admirer la Vierge miraculeuse d’El Quinche. Sa façade d’un blanc immaculé nous aveugle presque. De son parvis, nous profitons de la place carrée du village, avec ses kiosques, ses arbres et son agitation. Encore 1km à parcourir dans le quartier commerçant de la ville, les magasins de chaussures succèdent aux pharmacies et boulangeries (quelle odeur sublime😊 ), avec énormément de vendeurs de fruits et légumes sur les trottoirs! Autant de couleurs et de vie que nous aimons.


L’hôtel…. enfin, ce devait être un hôtel auparavant. Mais Maria, la propriétaire étant très agréable et le prix de la nuit très abordable, nous passerons la nuit ici. La chambre sera entièrement aménagée pour nous, encore seuls ici. Le temps d’y laisser nos sacoches, nous repartons, à pied cette fois, en centre ville afin de trouver des chaussures pour ma pomme, des lunettes de soleil pour tout le monde et les courses pour les 2 prochains jours.

Nous ne reviendrons qu’avec les courses et des croissants/cookies achetés à une boulangerie à faire pâlir notre sens olfactif! Le centre ville fut agité par ses habitants, tous masqués, même les plus jeunes, par la musique, par les bus aux couleurs chatoyantes, les chiens aboyant. L’ambiance est conviviale, familiale, nous nous y promenons sereinement avec le soleil qui nous chauffe bien le visage à cette altitude de 2600m. Il y a 4 jours, nous étions à Panama au niveau de la mer… Du coup, le mal de tête est toujours un peu présent pour moi.
Après un peu d’école, c’est le moment de préparer le repas que nous pourrons cuire dans leur cuisine. Le dessert est local: une casserole entière de fraises !! L’absence d’eau au robinet compliquera quelque peu notre soirée entre douche, lavage des dents, vaisselle ou encore toilettes! Mais, on y arrivera avec les bonbonnes d’eau (non potable) données par Maria.
20h et les lumières de la chambre s’éteignent…. sauf celles de la ville et de ses voisines jusqu’à Quito, que nous pouvons admirer par la fenêtre.

10 commentaires sur “Equateur – Suite et fin de la voie ferrée – J139

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  1. Coucou à tous les 4 ,
    Ça pédale, ça pédale !! Toujours en altitude ,une baisse de température soudaine ,moins pénible pour les efforts. Sympa le chemin de terre ,sauvage à souhait mais peu sécurisant !! La vigilence est de mise!!
    Magnifique cathédrale en effet ,quelle richesse intérieure , merci pour les explications que je lis avec intérêt , un peu d’histoire en plus de la géographie ,merci maitresse !!
    Je vois que Raphaël s’applique sur le brossage des dents , bravo .
    Plein de gros bisous à tous les 4 , toujours un plaisir de vous suivre

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Annick.
      Nous transpirons moins effectivement vu la baisse des temperatures (et le fait que l’on pousse plus que l’on ne pédale ???😂).
      Nosu restons vigilant et faisons confiance à notre instinct.
      Nous aimons découvrir la montagne mais aussi l’architecture et l’histoire liées au pays. Heureux si cela t’intéresse et te va également.
      Des bisous

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  2. un beau parcours même si parfois peut être peu sûr … c’est bien tous ces vendeurs . Quant aux boulangeries pour des français , c’est le graal … et ça sent tellement bon quand une cuisson est en cours !

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  3. Re coucou les grands voyageurs ! Dès le lendemain du J138, de la superbe lecture toujours bien accompagnée des photos du spécialiste, je suis en admiration des prises de vue, en particulier de l’intérieur de la basilique vraiment magnifique, et de quoi en avoir plein la vue ! Quant au parcours, sympa quand même … en restant parfois sur ses gardes . A la lecture, j’ai l’impression de sentir les effluves et l’odeur des viennoiseries toutes chaudes . Cela doit vous changer des pays précédents ! Et avec toujours l’accueil chaleureux des habitants, çà c’est super génial, et je pense que vous devez le savourer avec lenteur et délectation … c’est tellement plus agréable ! Bonne continuation, sauf peut être demain, Dimanche, en plus c’est la … fête des mamans !!!! A bientôt. Biz à vous quatre .

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    1. Re bonjour Didier !
      Les églises sont magnifiques ici, et toujours aussi bien colorées en blanc et …??? Bleu/orange/rouge. C’est toujours une surprise. Effectivement, de gros changements …. culinaires avec ce pain et croissant qui remplace les tortillas au maïs ! On est ravis autant les enfants que les parents.
      Et dimanche, c’est velo aussi…. en fait, parfois nous ne savons pas quel jour nous sommes alors on continue!!
      A bientôt et merci pour la fête des mamans

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  4. Bonjour les voyageurs des cimes ! Quelle différence entre la côte pacifique et la cordillère des Andes ! Nul doute que l’altitude et les reliefs escarpés sont pour beaucoup dans la psychologie des habitants. De même que les mentalités des Scandinaves et des Méditerranéens sont bien différentes, celle des plaines et des montagnes devraient se faire sentir également, l’altitude compensant la latitude, comme pour les sapins et les hêtres en Europe.
    Je me régale à la lecture de vos chroniques, textes et photos également parlantes. Végétation luxuriante de la zone équatoriale (vous êtes deux fois sur l’Équateur !), richesse des coloris et des colibris, rencontres hospitalières et toujours surprenantes. Vos qualités d’adaptation sont sollicitées à chaque minute.
    Je vous souhaite une bonne continuation là-haut, près des sommets.
    Et vous embrasse.

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    1. Bonjour Patrick.
      Et oui de grosses différences qui nous plaisent beaucoup, pourvu juste que la pluie (froide ici) ne s’invite pas trop longtemps!!
      Le maître mot est bien: adaptation. Chaque jour est différent, à nous de faire front devant les événements et obstacles parfois!!!
      On vous embrasse tous les deux aussi

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  5. Changement de pays, changement de vêtements. .. maillot de bain et tee shirt tronqués pour sweat et bonnet ….. Les paysages sont toujours aussi merveilleux et fantastiques avec des rencontres amicales ou surprenantes, restez vigilants .
    Profitez de ces moments féeriques . Bizz

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