Bolivie – Nos derniers tours de roue boliviens – J619 et J620

J619 – Mardi 4 janvier – Tupiza à Yuruma – 48km D+951m


Ce que c’est bien de traîner au lit, sur un bon matelas moelleux et sous de bons draps. Ça change du sac à viande étroit et du matelas fin où parfois l’on sent les cailloux. Alors j’en profite jusqu’au dernier moment, 7h. J’entends que les enfants bougent dans leur lit au premier étage… c’est bon signe aussi. Et tout se met en place: on s’habille, on fait les lits pour vérifier que nous n’avons rien omis dedans, ils rangent leurs jouets et affaires diverses, puis nous allons manger tous les 3, sur la grande table près de la cuisine. Ana, la cyclo d’Argentine qui part vers le Nord, a déjà fini et va ranger aussi ses affaires, car elle est bientôt prête. Elle ne doit pas partir avant d’avoir fait la photo de groupe! Pain grillé à la poêle ce matin, avec du beurre! Le grand luxe, sous un ciel bleuté et la chaleur déjà présente. On se croirait en vacances, en été dans notre ancienne maison. Sauf qu’aujourd’hui il faut tout de même se presser! Alors le petit-déjeuner terminé,  c’est la « course » pour récupérer dans l’armoire, les tiroirs, sous les lits, dans la salle de bain, tout ce que nous avons, c’est à dire: beaucoup de choses, trop!! Les sacoches fermées vers 8h30, nous sommes étonnés de voir Ana. Elle avait dit hier qu’elle partirait vers 7h… Elle est un peu en retard! Mais ça, c’est cool pour nous. Nous pouvons encore un peu converser avec elle et se prendre en photo, ainsi qu’avec Mario, le propriétaire des lieux. Encore une vérification des chambres, une discussion avec 3 boliviens sur comment nous était venue cette idée, quelques mètres à pédaler avec Ana dans le quartier, et nous la laissons, non sans émotion pour moi, partir vers le Nord. Quelle courage de sa part de partir à l’aventure, seule. J’en serai incapable, j’aurai trop peur et puis, j’aurais tellement besoin de partager au quotidien les merveilles du monde. Bravo à elle qui se donne 2 ans pour remonter sur le Mexique, en faisant du volontariat sur son trajet.


Pour nous, par contre, c’est autre chose. Nous avons bien mangé et beaucoup acheté de nourriture pour les prochains jours, nous sommes donc à court de liquide. Non pas d’eau, enfin si ça aussi, mais surtout d’argent. Donc nous entrons dans la ville de Tupiza, essayons de trouver LA banque pour retirer de l’argent sans commission, avec un monde fou dans les rues (Où est Charly sur la photo? Enfin moi, Laeti?), traversons une avenue où se côtoient les hôtels et les tours et nous en ressortons en passant au-dessus du Rio, face à la station service. Pile poil ce que nous voulons pour notre réchaud réparé donc un petit arrêt s’impose où l’accueil par les 2 femmes est plus que sympathique, au point qu’elles nous proposent de ne pas payer! C’est une première, alors il était de mon devoir de le souligner.


Et c’est parti pour la route du sud! Nous suivons le Rio Tupiza, en amont. Encore une bonne nouvelle, avec du soleil, du ciel bleu, peu de vent et un superbe paysage. Franchement, la surprise de cette route vient de ces roches rouges, comme des remparts, comme les pré-Alpes, qui s’élèvent de part et d’autre du Rio et de la route. Le silence des lieux nous ravit, la nature nous comble, jusqu’à ces 2 éperons rouges qui se rejoignent sur la route. Comme une furieuse envie de grimper en les admirant. Heureusement, nous passons sous un court tunnel à cet endroit et poursuivons la légère descente de la RN14 vers l’Argentine. Des virages, des hameaux tranquilles, des chèvres qui ont détrôné les lamas, de petits enclos, des montagnes, des rivières asséchées ne venant plus se jeter dans notre fleuve, des arbres, peu de déchets, la ligne de chemin de fer, la chaleur qui nous fait mettre en tee-shirt et nous fait boire jusqu’à 2litres pour certains, les minibus, les maxibus qui passent dans les 2 sens… Nous faisons énormément d’arrêts photographiques, prenons notre temps sur cette portion si agréable (portion que nous avait recommandé un commerçant et on comprend pourquoi!)…


25km et 9 villages plus tard, il est déjà 11h40 et les estomacs se font entendre. San Silvestre nous tend ses bras et son terrain de foot avec une table en béton haute de 50cm, sous un arbre. Idéal pour sustenter notre faim avec buffet à volonté de sandwichs, tomates, œufs durs, boissons et sucreries. Les enfants sont contents de se retrouver et discutent à gorge déployée. 2 ânes passent tranquilles à côté de nous et traversent le terrain de foot. Nous les retrouverons tout à l’heure sur le bord de la route. Cette halte au frais nous fait du bien et nous laisse le temps de digérer la suite, moins glorieuse que cette matinée…


Il ne nous reste que 5km de route sympathique, plutôt plane puis c’est la dégringolade avec 15km de côte pour monter sur le plateau, plus de 600m au-dessus de nous. Alors, à 12h30, on y va sous cette chaleur écrasante, on pédale sans musique sur le Couillot pour écouter la nature, ce que préfère Raphaël. La route est paisible, même si les buissons sont plus présents. Et enfin, elle se redresse. On met la musique pour se motiver pour les prochaines heures. Ma playlist dans les oreilles, le rythme de pédalage devient comme par hasard, moins rapide. On a le temps d’apprécier le paysage, de bien le décortiquer. On s’arrête souvent pour boire, dès le 3ème kilomètre, pour se reposer les jambes, pour récupérer comme des petits vieux. Et hop, encore quelques minutes, à guetter les bornes. 260 est la suivante où l’on stoppe. Et puis toutes les bornes jusqu’à 268, pour le final. Je m’arrête souvent pour boire et perd de vue le Panzer, plus rapide, avec les virages. On peut même s’acheter une boisson dans un petit restaurant sur le bord de la route avant les 4 derniers km. Une motivation supplémentaire devant la pente que nous voyons très bien devant nous jusqu’au col et plateau. Il est déjà 15h20 quand nous entreprenons cette fin plus ardue. Elle nous oblige à descendre de nos destrier, le Couillot d’abord, Emma puis enfin Sylvain. Un petit replat nous redonne le moral et la force de terminer sur les selles et sièges. Un peu d’aide de la part de Sylvain qui nous pousse pour arriver plus vite et pour que les enfants dégustent un lait au chocolat, comme promis lors de notre pause. Ils l’ont bien mérités pour leur aide.


Après cela, une descente nous amène à un hameau fait d’un local, une maison avec des bassins de pêche à la truite et de petits abris pour le camping. Tout cela construit en briques rouges. La communauté vivant ici nous autorise à prendre 15 litres d’eau… et Sylvain finit par leur demander l’autorisation pour dormir près des abris. Le propriétaire, Conception, accepte et nous y emmène. Il y a même des toilettes sales, de l’herbe et une rivière à quelques pas de là, visible depuis le campement. Parfait! La tente est montée et le barda mis à l’intérieur à 17h pendant que les loulous jouent dans l’eau de la rivière, sous le soleil pendant plus d’une heure.
Le repas est préparé pendant que je commence l’écriture de cette journée en musique avec Emma et Raphaël près de moi qui chahutent un peu. Encore des jeux de circuit grâce à un des duvets dans la tente et nous mangeons dans l’abside. Le vent s’est levé, la nuit est là et nous préférons nous blottir dans notre « chez nous ».


C’est rapidement que nous passons à la salle de bain naturelle avant d’aller se coucher à 20h. Encore 56min pour coucher non pas sur le papier, mais dans mes notes, sous le regard d’Emma notre fin de parcours du jour, encore en musique pour l’inspiration… à 3407m

J620 – Mercredi 5 janvier – Yuruma à Villazon, frontière (fermée) avec l’Argentine – 44km D+288m


Quelle heure était-il ce matin? Où étions-nous ?
Je me souviens d’un réveil difficile tellement j’étais bien dans ma couverture moelleuse. Pas besoin de duvets pour moi cette nuit car nous sommes un peu redescendus et le micro climat du coin est bien plus chaud que vers Uyuni. J’entends Raphaël parler et sortir de la tente, je sens Emma qui bouge. Cela fait bien 14 minutes que je somnole quand Raphaël revient et se met au chaud sous ma couverture. Je le motive vers 7h30 pour s’habiller en ne sortant qu’un pied après l’autre ou un seul bras… Dehors, il y a du vent et l’air est plus frais. Tous les deux, nous arrivons à nous vêtir et même à réveiller Emma qui en fait autant avec mon aide. Ouf! On passe à la cuisine pour le petit-déjeuner sous l’appentit avec la table et les bancs en béton. Puis c’est le rituel habituel des adultes pendant que les enfants jouent aux policiers sur les marches! A 8h30, on arrive à être prêts sur la route principale et à quitter notre campement.

Les nuages et la fraîcheur accompagnent nos polaires et t-shirts manches longues dessous. Le paysage a changé avec bien moins d’arbres, plus de buissons, plus de collines également, plus d’isolement, avec nos côtes et descentes qui s’enchaînent. Alors, encore ce matin, je ne vais pas très vite et le binôme du Panzer nous attend régulièrement, ce qui provoque de belles photos.

Au village de Mojo, 11km plus tard, avec sa ligne de chemin de fer, c’est notre moment de réflexion sur la route du Sud vers Tarija. Je vous explique: La route sur laquelle nous sommes va direct en Argentine en passant par le poste frontière de Villazon, fermé dans le sens Nord-Sud. Pas de possibilité de passer par là, mais plus à l’Est à 450km, ça l’est… Et la bifurcation pour la route de l’Est, est dans quelques kilomètres. Mais quelle est la meilleure solution pour aller à Tarija?

  • Un transport privé ou collectivos depuis Mojo?
  • Un transport depuis la bifurcation?
  • Un bus depuis Villazon ? (Et pour cela nous devons descendre encore sur la route…)
  • Nos vélos en commençant la « route de la mort » sur les cailloux et faire du stop en bas de la côte de 25km et pour chaque autre? (Mais prendre le risque qu’il n’y ait pas de passages et un seul village sur les 178km depuis la bifurcation)

L’habitante qui nous répond, nous recommande de partir sur Villazon pour privilégier des bus nationaux qui feront la route en 8h, tout de même! Une sécurité au vu du nombre de passages et de la dangerosité de cette portion. On s’y lance donc… jusqu’à l’embranchement. On s’y arrête pour une longue pause goûter du matin, quand 1 bus puis 2 partent vers Tarija, à fond les ballons. Et si on changeait d’avis? Et si on en arrêtait un ? Ça nous éviterait d’aller jusqu’à la ville à 24km. On se laisse 30min pour tenter notre chance. Il est 11h09. Raphaël surveille avec sa montre. Les enfants jouent avec les cailloux et leur monde imaginaire. Sylvain écrit sur les cailloux avec d’autres cailloux. Je m’épile. Mais pas de bus ni de minibus. Personne en fait à part 1 seule voiture. L’alarme Raphaël nous indique: il faut partir. Des descentes et des côtes défilent à tour de rôle sous nos roues. Pas de villages, juste le paysage avec une chaîne de montagne à l’Est derrière laquelle se trouve l’autre frontière, celle de Yacuiba, celle ouverte. Quelques collines de formes pyramidale sur notre gauche, des buissons, du sable, des lamas, un péage, un controle de police où ils nous prennent en photo.
On roule, on roule et on se retrouve en haut des côtes où Sylvain prend des photos. Je lui laisse de l’avance exprès. La ville de 20 000 habitants se voit à l’horizon. « Bienvenidos a Villazon » d’un côté et de l’autre « bienvenidos en Bolivia ». On est presque en Argentine sauf que dans le sens nord sud, le passage est interdit. Pas grave: on a une solution… légale.


On entre dans cette ville aux briques rouges, aux rues asphaltées ou pavées. Direction : un resto! Un vieux bus avec son barbecue nous fait déguster une viande d’Argentine. Effectivement, ça n’a plus le même goût que les almuerzos qui nous sortent par les yeux, un peu plus fades à notre goût. La fin du repas pour nous 3 et la recherche d’un hôtel en face qui ne se passe bien pour Sylvain, nous prenons la direction du centre ville avec nos derniers tours de roue boliviens. Le prochain hôtel est le bon pour y poser nos sacoches mais pas pour nous y poser, nous. Sylvain part pour le terminal de bus pour prendre les tickets pour Tarija. Et oui, on va vers la seule frontière ouverte avec l’Argentine et celle recommandée par l’ambassade de France. A 450km d’ici. Donc 1er bus à prendre… en espérant qu’ils acceptent les vélos. Pour moi, c’est la recherche de l’hôpital pour nos tests Pcr… Pas le bon lieu ni pour l’un qui fera 3km de plus vers le Nord en vélo, ni pour l’autre qui reviendra à l’hôtel et aura une nouvelle info sur le laboratoire de l’hôpital à l’autre bout de la ville. Début de soirée, c’est le debriefing en revenant dans la chambre pour nous deux: test possible demain matin moins cher qu’en labo avec une attente de la journée entière pour avoir les résultats sur papier.. . sauf que les billets sont pris pour le bus à 9h demain matin. Bon, bah ya plus qu’à voir dans les 2 prochaines villes pour les tests pcr.
Les parents fatigués, c’est au tour des enfants d’être énervés. On sort donc encore pour un tour dans la ville qui accueille des petits jeux de fête foraine. Raphaël gagne dès le 1er coup une peluche avec une machine « attrape-grue ». Emma n’aura pas cette chance et sa sensibilité ressort avec des pleurs. Le repas du soir est pris au resto sur le chemin du retour, parmi les échoppes de souvenirs, de vêtements… où elle trouve une peluche de licorne. Le sourire revient.


Douche chaude pour tout le monde en inondant la salle de bain et c’est enfin la nuit reposante… Mais avant, un dernier tour à la pharmacie pour équiper la famille Dem d’un médoc anticipé, mal des transports… et oui, ni le bateau, ni la voiture, ni le bus ne sont nos copains. Ce soir, on profite du visionnage du film culte: Le diner de cons…
On éteint les lumières car demain, il n’y pas de vélo mais le bus pour la famille avec un départ vers 7h30 de l’hôtel. Vive l’aventure!

9 commentaires sur “Bolivie – Nos derniers tours de roue boliviens – J619 et J620

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  1. l’Argentine au programme donc maintenant où l’on nous indique sécheresse et fortes chaleurs en ce moment sur nos chaînes info….
    Et l’eau à porter dont le litre est l’unité de poids du kilogramme !!!
    Alors, tous mes encouragements pour la découverte de cet immense pays.
    On pense bien à vous, bises.

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    1. Coucou l’Alain !
      Avec ce pays qui représente 5 fois la taille de la France, nous allons rencontrer tout type de climat. Nos devrions bientôt sortir de la zone où les chaleurs sont fréquentes car on va regagner un peu d’altitude. Pour le moment, il n’a jamais été nécessaire de porter beaucoup d’eau car les villages sont rapprochés et les argentins nous aident bien en nous offrant fréquemment de l’eau fraiche ou des glaçons le long de notre route, c’est chouette !
      Bises.

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  2. Bonjour les aventuriers
    C est toujours avec grand plaisir que je m informe de vos péripéties sur votre périple.Je me suis rendu compte qu Emma a beaucoup grandi.
    Je vous souhaite bon courage pour l Argentine où vous risquez de souffrir de la chaleur.Bises virtuelles d une bourbonnaise .Christiane

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    1. Bonjour Christiane,
      Merci pour votre message. En effet Emma a bien grandi… Dans un mois, nous fêterons ses 10 ans. Nous réalisons qu’au départ du voyage, elle avait sensiblement l’âge qu’a Raphael maintenant !
      Nous allons nous rapprocher de la cordillère prochainement, et nous devrions retrouver des températures plus correctes… en tout cas les nuits devraient être plus fraiches, ce qui nous permettra de mieux dormir…

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  3. Bonjour mes aventuriers,

    Au revoir La Bolivie,et bonjour l’Argentine. Que de pays parcourus depuis votre départ du Canada, que d’aventures vécues, de paysages grandioses, de belles rencontres , et hélas quelques vraies galères que vous avez surmontées avec courage,persévérances ..on ne lache rien étant votre devise.
    Bonne continuation dans ce nouveau pays montagneux et ensoleillé ,quelques efforts encore et toujours à fournir.
    Hâte de vous lire pour améliorer mes connaissances géographiques , entre vos récits et photos je suis plus studieuse qu’à l’école !!
    Bravo à Anna , en vélo seule c’est admirable .
    Bisous à tous les 4,

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    1. Holà Annick,
      Nous aussi, nous progressons plutôt bien en géographie Sud-américaine !
      Nous avons bien aimé la Bolivie. Les galères seront vite oubliées ; nous ne garderons que les bons souvenirs des découvertes et de rencontres faites dans ce beau pays. L’extrême facilité pour trouver des bivouacs partout, tout le temps, contribue beaucoup à la bonne impression que nous a laissé la Bolivie. Quand on peut s’arrêter n’importe où, ça nous simplifie vraiment la vie ! En plus, nous avons apprécié le climat de l’Altiplano et le relief facile ! Seul bémol, le vent qui y souffre continuellement !
      C’est parti pour d’autres aventures en Argentine, pays que nous avons aussi hâte que toi de découvrir !
      Grosses bises de nous 4.

      Aimé par 1 personne

  4. Merci pour ce joli premier commentaire de l’année et pour les belles photos encore une bonne étape accomplie en Bolivie la dernière sur les vélos… j’espère que le voyage en bus s’est bien passé sans trop de nausées… alors à bientôt en Argentine pour la suite de votre aventure

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  5. coucou les cyclos ; je n’avais pas eu le temps de laisser un commentaire juste après la lecture, mais du coup, du fait des réponses , je sais que vous êtes bien arrivés en Argentine. On aura sans doute bientôt des nouvelles du voyage en bus ( sujette au mal des transports, je compatis !) et des débuts dans ce nouveau pays ! Bon vent … de dos !

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  6. Coucou, sur la photo, j’ai trouvé tout de suite Charlie enfin toi ma chérie…..
    La fin de la Bolivie, et toujours de belles photos, de beaux endroits de belles rencontres,, des moments plus faciles que d’autres d’autres moins bien c’est ça le sel de la vie. Bonne continuation, belles routes …..et a bientôt pour les nouvelles d’Argentine 😉. Bizz

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