Argentine, Province de Catamarca -> La Rioja – J649 et J650

J649 – Jeudi 3 février – La Puerta de San José à Londres – 32km D+157m


Et non, nous n’avons pas changé de continent ni pédaler à la vitesse de l’éclair pour arriver à Londres, non pas la capitale mais le village de 2200 habitants de la province de Catamarca en Argentine. C’était le plan du jour.
Le réveil fut plus matinal qu’à l’accoutumée, 7h15. Le soleil pointait déjà et réchauffait l’atmosphère. Les 2 garçons évidemment, étaient debout et au petit-déjeuner lorsque nous les avons rejoints sous l’appentis avec vue sur tous les arbres et les oiseaux. L’endroit est une bonne trouvaille, un endroit bien paisible, en herbe (mieux pour les fermetures de notre tente). On a réussi à partir vers 9h après un petit message envoyé à mon filleul pour son anniversaire. On essaie quand même de ne pas trop s’éloigner de ceux que l’on aime, de garder cette réalité présente des anniversaires malgré notre décalage.
Le Rio Belen, à l’endroit où nous le récupérons, passe par un canyon de 11 km de long, en légère pente. Le soleil déjà haut dans le ciel parvient jusqu’à nous pour nous éclairer, nous réchauffer avec la fraîcheur de la vitesse, et embellir ce panorama. Le Rio, la verdure autour, les parois verticales des montagnes autour, qui nous imposent qu’un seul endroit pour s’en échapper, après bien des virages, des portions de routes sinueuses… Mais que cela passe vite, trop vite! Même avec les nombreux arrêts photographiques, puisque nous arrivons aux portes de la ville de Belen à 10h. Disons plutôt, qu’on arrive aux lettres de la ville à plusieurs km du centre de la ville dans lequel nous passons.

Courses pour plusieurs jours (les 90km suivants sont dépourvus de civilisation et de kioscos (magasins)), récupérer de l’argent à Western Union, imprimer la suite de la méthode de français pour Raphaël, passage par la pharmacie et par la supérette pour la pâte à tartiner spécifique (qui descend bien plus vite que nous à vélo même dans une pente à 10%), et vu l’heure, recherche du repas du midi. On a mis 4h pour faire tout cela. Oh purée! Les enfants ont été patients. Le pire aura été W.U., avec une recherche de Wifi dans toute la ville à pied pour faire un transfert moins important que le nôtre réalisé, car l’agence ne peut pas nous fournir le montant total de l’argent. Arghhhh. On va s’améliorer et on le recommande aux futurs voyageurs: prévoyez plusieurs transferts de montant différents, voir des tout-petits! Le « second pire » fut l’attente des empenadas, qui eSt passée de 20min prévues à 1h! Mais vu qu’à l’heure de la commande, tous les autres restaurants fermaient, il a fallu attendre. Encore et encore. Mais la récompense fut là pour nos estomacs: succulents. Les 12 furent mangés en un temps record, dans le parc de la Plaza de Armas, sous les arbres.

Nous avons repris la route à la suite en direction de la station service pour l’essence de notre réchaud. Ce fut le moment de grâce de notre journée, vous savez, ce petit moment d’émotions qui vous remplit le cœur, qui vous rend heureux, qui vous fait sourire même quelques heures plus tard… C’est grâce à un groupe d’amis (cyclo mais ici en voiture) argentins venus de Santa Cruz, en vacances dans les environs. Ils sont venus à nous pour discuter, échanger, partager, donner. Beaucoup donner, beaucoup trop. Leurs sourires, leur bienveillance nous ont fait chaud au cœur. On a ri ensemble, on s’est pris en photo bien sûr, on a échangé nos coordonnées facebookiennes, et on ne voulait vraiment pas partir! On sait maintenant que si nous avons besoin d’aide en Argentine, nous pouvons compter sur eux ou leurs amis. Et c’est très précieux pour nous, cette aide, cette générosité, cette idée que l’on est moins seuls. Mais leur générosité ne s’est pas arrêtée là et des larmes sont venues à mes yeux (et encore ce soir en écrivant et me remémorant l’instant de rencontre). Un petit billet glissé dans ma main, un pain maison et le monde est meilleur. Une belle leçon pour nous, un bel exemple que l’on veut perpétuer à notre retour en France. Des saluts en partant et d’autres lorsqu’ils nous dépassent sur la route, heureux de les recroiser, comme si on avait refait le monde ensemble depuis des années. Marrant, non? L’intensité de ces rencontres, de ces courtes rencontres, comme avec Romain dont les enfants nous parlent encore. Tous font partie de notre voyage, un petit bout mais qui ne peut s’effacer, depuis le Canada jusqu’à aujourd’hui et pour quelques mois encore pour les prochaines.


C’est sous la chaleur de l’après-midi que judicieusement, nous avons repris la route 40 pour Londres à 13km! C’était pile le bon moment au plus chaud de la journée. Pas d’ombre, que des buissons, des forêts de part et d’autres mais à droite, elles s’élèvent jusqu’à plus de 1000m au-dessus de nous sur la multitude de montagnes dont les flancs viennent en pente douce se mourir aux abords de notre route. Liberté quand tu nous tiens. De pédaler à l’allure que l’on souhaite, de discuter de tout avec Raphaël, à stopper pour contempler ou écouter le silence ou le chants des oiseaux, rien d’autre ne perturbe cette nature. Juste quelques voitures et 1 cyclo avant d’entrer dans Londres, aux maisons de plain-pied entretenues, cosy, aux charmes certains parmi les arbres et la végétation. La Plaza de Armas nous voit venir et nous asseoir comme un chien errant, à la recherche d’ombre, de jeux pour les enfants, de pain et Nutella, de glace attrapée chez un marchand ambulant, et du klaxon de nos bienfaiteurs cyclo de Santa Cruz. Les enfants sont fatigués entre la chaleur et la piscine d’hier… Ils ont besoin de ce petit réconfort pour poursuivre les derniers 4km qui nous semblent bien longs.

Et hop, 15h30, on a presque fini notre journée de vélo sous un soleil harassant. Le camping municipal El Molino, après une belle ligne droite nous accueille, avec de la musique, une piscine, du monde, un emplacement dans le sable pas très propre que nous quitterons avant de planter la tente pour un autre plus bas, avec table et banc. C’est parti pour la « Party Pileta » (piscine ici) tous les 4, à sauter, s’amuser, rigoler, se jeter en l’air, nager, faire la course, s’éclabousser, se faire des copains, faire des acrobaties à 2. Un bon moment relax avant de ne pas s’occuper du repas puisque un argentin prépare de superbes tortillas jambon-fromage au feu de bois. C’est nous qui ne l’avons pas fait! Crudités et fruits complètent le menu du soir, comme si nous étions en vacances sous notre toit de bois.

Le temps de préparer les lits, de ranger la table, de jouer au frisbee avec un couvercle trouvé (de pot de peinture), et nous sommes sous notre toit de toile, avec le soleil encore présent. Les enfants peuvent lire, dessiner, apprendre une poésie ou réviser l’école (je n’ai rien demandé!!!) pendant quelques minutes en attendant la pénombre. C’est le moment choisi pour regarder un film, lire ou écrire pour moi, j’hésite beaucoup car je suis pris dans l’intrigue de mon livre… mais je ne veux pas vous faire faux bond! Peu avant 21h, la fatigue atteint bon nombre d’entre nous dans la quiétude et la presque fraîcheur du soir.
Un sursaut de dernière minute, à l’instant même où j’allais éteindre mon outil d’écriture:  une énnnnnnnnorme araignée DANS la tente au-dessus entre Emma et moi! Sylvain nous a sauvées puis a ri car il a cru à un truc grave! Mais c’était grave pour moi. Bon ok, l’énorme bestiole ne mesurait pas plus d’un centimètre… On ne rigole pas, je suis aragnophone! A présent, je vous dis bonne nuit dans ces horribles conditions de voyage! 😉

J650 – Vendredi 4 février – Londres à Las Salicas – 86km D+194m

L’écriture que j’ai tant de plaisir à faire chaque soir a été détrônée. Détrônée par un livre: « Le magasin jaune » de Marc Trevidic, trouvé dans un des hôtels où nous avons dormi. Je n’ai pu le laisser, je n’ai pu me détacher de lui avant la dernière page, avant l’épilogue d’après la seconde guerre mondiale. J’étais avec ses personnages en 1942… captivée, émue, triste. Et puis, la réalité est revenue même si ma tête y est encore dans cette rue de Paris, où se passe l’histoire.
Alors, je commence ici notre histoire, celle du jour.
Après un joli réveil avec le son mélodique de la pompe de la piscine municipale, Raphaël, Emma et moi nous sommes levés presque dans cet ordre pour petit-déjeuner sur la table et les bancs en béton. Il fut pris rapidement par les enfants pour qu’ils aient le temps (après avoir mis les chaussures, laver les dents et étaler la crème solaire) de jouer avec leur nouveau jeu: le frisbee. Ce couvercle de pot de peinture grise complètement défoncé leur procure beaucoup de rires. Pendant ce temps, les adultes raisonnables que nous sommes, ordonnent et rangent dans les sacoches sous un ciel gris, limite menaçant de pluie, alors que pour une fois, j’ai mis mon short. Mais têtue, je le garde, il finira bien par faire chaud comme chaque jour. Pas folle, j’enfile tout de même ma polaire comme chaque membre de la famille. 8h57, on sort de ce camping municipal, pas le meilleur ni le plus propre dans les sanitaires dans lequel nous ayons dormi, mais il a eu le mérite d’être là pour nous.


Nous reprenons notre routine: la route. Mais en sens inverse sur 2km pour sortir de cette impasse et reprendre dans le centre de Londres, la route 40 vers le sud. Un vent léger nous pousse, la route est légèrement en pente douce négative pour notre plus grand plaisir, ce qui me permet d’être légère aussi ce matin et de mettre mes pieds sur le cadre (et de ne pas pédaler!). Nous quittons l’humain et ses créations pour 77km. Seule la nature, les buissons, les arbrisseaux, les oiseaux, les rongeurs (mal en point) et rapaces, les montagnes, les scarabées, le ciel bien bas et gris, l’enveloppe nuageuse autour des montagnes qui semblent disparaître, la pluie sur notre droite à haute altitude, sont avec nous. Lorsque nous quittons Londres, la ligne est droite sur 27km avant le premier virage et une seconde ligne droite de 33km s’ensuit. Mais malgré cette monotonie qui se prépare sur le GPS, nous sommes confiants. Pas de souci technique particulier, nous avançons très bien puisque à 10h15 nous avons déjà roulé sur plus de 20km. Un exploit pour nous. Mais tout concorde parfaitement: pas trop chaud, frais mais sans pluie, du vent frais mais pas de face, et peu de dénivelé, voir de la pente douce! L’idéal quoi pour avancer. Et c’est ce que nous faisons jusqu’à midi.

Midi pile, c’est Sylvain qui l’a dit: à midi pile nous mangerons. Alors depuis 11h27, Raphaël a le nez sur sa montre car il a une faim de loup. Je vous jure qu’il ne va pas en démordre, qu’à midi il veut que je m’arrête où que nous soyons. Et nous serons dans le lit d’une des nombreuses rivières à sec, sur du sable, parmi des fourmilières. On n’a absolument pas vu la matinée passée, les arrêts photographiques nombreux, les 45km, les stops désaltérant, les montagnes s’évanouissant sous les nuages. Nous étions effectivement seuls dans ce paysage « naturel », sauf lorsque des automobilistes nous klaxonnent et saluent gentiment, comme nos argentins rencontrés hier à la station service qui nous doublent! Extra!
Un pique nique sur le tarp, du saucisson dont la peau est enlevée et donnée en pâture aux fourmis, du bon pain maison donné par nos amis de Santa Cruz, de la tortilla d’hier, du gruyère, des gâteaux… et un spectacle qui nous fascine. Les fourmis par vingtaines, se sont appropriées une des peaux et essayent de la rapatrier vers leur maison. Un travail d’équipe, un effort en commun qui nous subjuguent au point qu’il faut qu’on se reconcentre pour ne pas oublier de manger. Nous! Les affamés quotidiens. Une seconde puis une troisième peau se déplacent comme en lévitation, faisant la course avec un « saladix » (gâteau apéritif découvert dans ce pays et partagé avec d’autres cyclos, histoire de leur faire leur culture gustative!) également en course. Plusieurs photos, plusieurs pronostics concernant le sprint final et c’est déjà, après une heure ici, le moment de partir!


Un camping, dans le second hameau à 39km, pourrait être notre bivouac du soir, avec de bons avis sur l’appli de voyageurs. Nous sommes bien sûr motivés en reprenant la route. Mais bien que la première heure nous confère une confiance à toute épreuve après presque 20km de faits, la seconde devra être rallongée d’une de plus pour arriver à bon port. La raison: un vent dominant, de côté puis de face lorsque nous abandonnerons la route 40 pour 5km avant de la reprendre plus loin. Ce vent sera fatal pour notre avancée et notre moral dans ce paysage toujours identique. Le soleil et le ciel bleu pointent leur nez avec tout de même quelques nuages accrocheurs en altitude dont nous nous méfions. Avant cette bifurcation sur la 60, deux événements nous étonnent et entament notre résistance. Le premier fut un de mes rayons qui a cassé et qui entrave mon pédalier. Sylvain y remédie en le coupant. L’affaire est réglée même si nous surveillons les autres qui pourraient lâcher… et qu’il faudra réparer. Le second est la rencontre avec un camping-car. Dans notre rétro, nous le voyons arriver, le premier depuis 13 mois sur ce continent, le premier depuis 1 mois dans ce pays. Et forcément, cela nous procure de la joie de voir des voyageurs, quelque soit leur nationalité, rouler, reprendre du service après cette pandémie. Cela nous rappelle les rencontres avec notamment les « Suisses », les Piou-Piou » ou les « Multys » cette année. De belles rencontres. Et entre voyageurs, sur la route, on se salue comme avec les motards (comme beaucoup sur cette route, au nombre d’une centaine maintenant croisés) ou les camions-vans, ou bien on s’arrête comme à chaque fois entre cyclo (comme avec les hollandais rencontrés après Cafayate). On se salue, on se parle, on échange, dans tous les cas, entre voyageurs, on se sourit de pouvoir faire chacun notre voyage. Et bien là, surprise: rien! On salue, on agite nos bras, on sourit… mais on a dû faire peur. Le camping-car nous double, ne ralentit pas, ne klaxonne pas, ne sort pas une main de la fenêtre avant, rien, que dalle. L’étonnement passe avant la déception. Et l’incompréhension quand on lit la plaque d’immatriculation: française! Le comble. Je n’en reviens pas et ne m’en remets pas. Comment est-ce possible après une pandémie où le monde s’arrête, où le voyage et les rêves s’arrêtent, que l’on puisse passer à côté de voyageurs, sur une portion désertique de 77km sans aucune assistance possible, sans rien dire? Et la bêtement, je pense à Jean-Fi, que je ne connais pas personnellement, qui répertorie toutes les familles voyageuses dans le monde, qui les suit et les positionne sur le planisphère du groupe dont nous faisons partie (« famille autour du monde ») afin qu’elles se contactent et se rencontrent sur la planète. Jean-Fi qui fait cela pour que l’on se sente parfois moins seuls, pour échanger, pour se rencontrer, pour que les enfants fassent connaissance, pour que le voyage soit meilleur. Et là, j’espère juste qu’ils ne font pas partie de ce groupe car j’y crois à ces groupes « d’amitiés », ces groupes où nous avons la même vision de la vie, l’envie du voyage, du changement, d’un style de vie… La pause suivante on en discute avec Sylvain qui est pantois aussi! Je ne m’en remets pas, je vous le dis!
Mais on continue la route, sous le vent en notre défaveur, jusqu’à la borne 4000 de la ruta 40 qui décroît depuis notre venue dessus. Cet endroit coïncide avec la limite entre la province de Catamarca, que l’on quitte, et la province de Rioja, dans laquelle on entre. Petite photo avec les nombreux autocollants de tous ces voyageurs du monde et on repart.

Plus que quelques kilomètres avant le camping, avant de traverser un hameau, avant de longer les montagnes qui font barrage au vent, avant de traverser Salicas où tous les commerces sont fermés, où nous apercevons le camping-car français sur la place du centre ville. Le camping, lieu de volontariat également, est au bout d’une impasse à la sortie du village. L’accueil de la propriétaire tranche avec les avis précédents des voyageurs. Nous ne sommes pas les bienvenus ici, les emplacements ne sont pas prêts (mais le terrain de foot en herbe bien verte, si!) Et nous ne pouvons pas camper ici (malgré beaucoup d’espace et de table). Demi-tour, nous avisons d’autres voyageurs venus en van aménagé, surpris eux aussi. Un camping devrait pouvoir nous satisfaire à 3km d’ici…. Après 80km dans les pattes, on a plutôt hâte de se poser. On les fait, on arrive à San Blas, véritablement lieu-dit ne ressemblant pas aux îles du même nom au Panamá. Le camping est abandonné, les barbecues et tables non entretenus, les sanitaires délaissés et sales. Ce que l’on est contents! Ironiquement bien sûr. Après confirmation chez le voisin d’en face de pouvoir librement profiter des installations, on décide d’y bivouaquer, en prenant la meilleure place, près d’un ruisseau. Pendant le montage de la tente, c’est courses au village vers 17h. Tout devrait être ouvert… et bien non, pas encore! Chou blanc, pas de boissons fraîches! On se fera une citronnade maison, naturelle pendant que les enfants en sous-vêtements jouent dans le ruisseau, à l’eau transparente. Et voilà qu’ils nettoient les marches, le bord, qu’ils laissent les tongs naviguer avec le courant, qu’ils font des pâtés et des pains maisons avec la terre mouillée…. L’imagination est sans limite avec le sourire! La tente et les sacoches sont prêtes, une seconde tentative de ravitaillement est lancée après 18h30, et c’est la victoire. A moitié, nous n’avons toujours pas de lait pour les enfants. L’heure du repas sonne, entre préparation, nettoyage des loulous et de quelques vêtements, et l’accueil d’un ami à 4 pattes bien maigre.


Durant le repas, pas trop de bruit ni de circulation sur la route (excepté le camping-car fenêtre ouverte qui n’a malheureusement pas entendu notre « salut » crié), mais beaucoup de mouches autour de nous. Et ce n’est pas à cause de notre odeur corporelle qui nous fait défaut depuis seulement 2jours (malgré les bains dans les piscines… sans savon!), je vous vois venir. En tout cas, elles sont partout et nous donnent envie d’aller au plus vite sous la tente, protégée par la moustiquaire. Petits nécessité avant de s’y réfugier, vers 20h30, où ce sont les moustiques qui les remplacent!
Un peu de film pour certains, un peu de doudou pour s’endormir pour d’autres, un peu de zieutage pour l’une, pendant que je suis captivée par ma lecture. Je ne finis l’écriture que bien tard, après 23h, mais heureuse d’avoir pu tout accomplir, tout coucher sur l’écran (à défaut de papier), en sachant bien que ce ne sont que mes ressentiments et que demain, est un autre jour.

9 commentaires sur “Argentine, Province de Catamarca -> La Rioja – J649 et J650

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  1. Coucou mes 4 aventuriers,

    Encore de belles rencontres avec ces généreux et chaleureux argentins, je comprends tes larmes c’est tellement touchant et réconfortant .
    Quand à la vilaine ééééénorme araignée tu aurais dû la mettre dans le camping car de ces horribles français personnels et égoïstes. Bon nous ne sommes pas en tête de liste des humains les plus accueillants, heureusement vous êtes là pour relever le niveau!!!
    Les paysages sont toujours beaux sur cette route 40 , profitez bien et merci de prendre le temps de continuer à nous faire partager cette belle aventure par votre prose et photos.
    Plein de bisous à tous les 4

    Aimé par 1 personne

  2. coucou les courageux ! super toutes ces rencontres le long de la route ! En revanche le CC français 🤑 Bon, sur le site familles du monde il n’y a pas de CC là où vous êtes (maigre réconfort) mais vous avez dû vérifier ! Une famille est en Argentine depuis peu (NE) , les Latappy avec leur Camion aménagé Caracol et une famille réceptionne son CC ces jours-ci en Uruguay, Ommea family.
    Quand nous étions gamins nous faisions de grands coucous aux véhicules de notre département et lors de mes voyages à l’étranger , l’échange avec d’autres voyageurs était toujours sympa . En plus là c’est très loin de la France , sur une route où les voyageurs ne pullulent pas donc leur réaction ou plutôt inaction est incompréhensible !
    En résumé , heureusement qu’il y a des Argentins sympas !
    Allez, bon vent , les cyclos , de préférence dans le dos ! et merci encore pour le partage !

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    1. Oh oui, Anne, nous rencontrons beaucoup de monde sur la route, beaucoup de locaux, d’Argentins de Buenos Aires ou de Santa Cruz… Et c’est toujours un plaisir. Vous l’avez lu!!
      Merci pour cette recherche sur le CC… la famille Caracol nous a contacté d’ailleurs, peut-être que nous pourrons nous rencontrer!! Vous pourrez le lire dans un prochain épisode!!
      A très vite!!

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  3. Bonsoir à vous !
    Je suis votre voyage depuis bien longtemps et nous espérons bien pouvoir vous saluer du haut de notre gros camion « Caracol » , dont la taille est, comme son nom l’indique, inversement proportionnelle à sa vitesse sur les routes!! Nous avons eu beaucoup de soucis « techniques » depuis notre arrivée mais avons comme vous été ébahis par l’incroyable gentillesse des argentins et leur « serviabilité », aujourd’hui encore …
    Nous devrions rejoindre les Andes d’ici début Mars, au plaisir donc de vous y croiser!!
    La famille Latappy ( inscrits sur LFADM merci Jean-Fi!)

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    1. Bonsoir Marc et Julia, et vos filles!
      Ce sera un plaisir de vous rencontrer sur la route, surtout si nous allons aussi lentement les uns que les autres, on ne pourra pas se louper! (attention à ne pas nous écraser quand même)! 🤣
      Nous avons vu (grâce à Jean Fi), où vous étiez. On peut vous transmettre par messenger notre numéro Whatsapp pour plus de réactiver!
      Bonne route, on croise les doigts pour vos soucis techniques!!
      La famille Dem

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  4. Coucou mes chéris, ne vous désespérez pas de la bétise humaine, ils ne savent pas qu’un sourire, un bonjour, un signe est toujours le bienvenu quelque soit l’endroit où l’on se trouve…Cependant vous avez fait de très belles rencontres argentinoises , intenses en générosité de coeur, de regard, de sourire et de partage tout ce qui motivent pour un tel voyage, soyez heureux. Quant à l’araignée, j’adhère à ton angoisse et compatis!!!!
    Prenez soin de vous Bizz

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    1. Coucou Mounette. Non, on ne désespère pas, il y a des imbéciles partout!! Peut-être que nous allions trop vite finalement, et qu’ils ne nous ont pas vu!!! Mais les Argentins sont extraordinaires, tu verrais, encore hier, des voisins du camping sont venus nous offrir encore de belles choses!
      Là, un groupe du camping fait la conversation à Raphaël en espagnol, s’il te plait, et notre loulou leur parle avec aisance et ne se démonte pas. On est très fiers (tu le serais aussi de l’entendre parler ainsi à son âge!!)
      Je me doutais que l’araignée ne te plairait pas non plus. Mais je te jure, elle avait un regard très méchant!!!
      Plein de bisous

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