Argentine – Une toute petite journée… – J676 et J677

J676 – Mercredi 2 mars – Tunuyan à Pareditas – 44km


Ouh là là, ce matin, c’est dur, la nuit fut trop courte. Et pourtant, le réveil personnel vient nous réveiller vers 7h30, pas bien tôt quoi. C’est donc lentement que nous émergeons, Emma moins rapide encore, pour s’apprêter autour de la table ronde en bois pour le petit-déjeuner. L’eau est chaude grâce au barbecue de Sylvain, et nous pouvons donc entamer tout ce que nous avons! Mais ce qui va retenir notre attention ce matin sous la paillasse, c’est le cadeau (de Noël) de Jean-Yves et Françoise. Un superbe cadeau, inespéré, extrêmement précieux à nos yeux. Vital même. Car il fut parfois difficile, mais pas impossible de remplacer notre réchaud à essence, réparé mais à nouveau hors d’usage, par des barbecues. Vous devinez le type de cadeau donc? Une bouteille d’essence avec sa pompe, toute neuve! Le truc introuvable depuis le Mexique, sauf avec une marque américaine, mais seulement trouvée à Mendoza (nulle part ailleurs lors de nos passages à Quito, Lima, La Paz) hors de prix. Alors, là, ils nous sauvent la mise. On a pu plusieurs fois, dans certaines villes (trop peu!!), trouver des cartouches de gaz pour avoir de quoi cuisiner… mais la perspective de nos 3000km restants en passant par des villes ou villages sûrement moins bien équipés en gaz, nous questionnait. Aurait-il eu du bois? Et le vent? En tout cas, maintenant, on va pouvoir se servir à nouveau de notre réchaud en le remplissant aux stations services, que l’on trouve partout! Alléluia! Merci Père et Mère Noël voyageurs. On leur ai redevable d’un truc, c’est sûr… Pour l’instant, on finit de petit déjeuner, on finit de ranger, on finit de démonter la tente, on finit de nettoyer… mais c’est très difficile. Ok, on n’a pas trop résisté à « l’invasion » Maillard. Les Maillard, c’est les copains Jean-Yves et Françoise. Et oui, on ne se lâche plus. Mettez 2 familles de voyageurs à l’autre bout du monde, sur la même longueur d’onde, sur la même philosophie de vie tranquille (mais parfois aventureuse) et vous imaginez notre lenteur effective ce matin… jusqu’à 11h30! Oui, vous avez bien lu: 11h30. Un exploit pour nous! Mais, c’est que nous sommes bavards, eux comme nous! Et ça visite le 4×4, et ça visite la tente de toit, et ça parle appareil photo, et ça visionne le petit film sur le Salar de Coipasa, et ça essaye le Panzer, puis le Couillot. Toutes les excuses sont bonnes pour rester ensembles et prolonger cette rencontre. Mais une fois tout rangé, il ne reste que l’excuse de la photo. Mais ça ne dure pas bien longtemps. Mince! Nous serons obligés de nous revoir en France cet été.


Une fois le pied à l’étrier, on quitte notre emplacement et les copains, pour notre route nationale 40. L’objectif est clair: rallier Mallargue à 200km, avec une portion à partir de demain de 150km désertique. C’est donc la direction du supermarché que nous filons dans un premier temps pour 3jours de victuailles. On se lâche comme d’habitude car j’ai toujours peur de manquer, et si c’est dans la pampa, ça va nous faire drôle. Midi passe et trépasse, car nous n’avons même pas fait 1km. On s’extirpe enfin de la ville de Tunuyan par un semblant de piste cyclable dont les ponts sont cassés, ce qui nous remet sur le shoulder de la 40. La circulation y est comme à l’accoutumée avec beaucoup de camions chargés de raisin, le bruit qui en découle aussi. La végétation au départ rase, n’est pas un allié contre la chaleur, ni le goudron. On sue, on pédale, on regarde autant notre rétroviseur que la chaîne de montagnes sur notre droite. Les vignes apparaissent parfois, quelques cultures d’origan, et des friches naturelles. Le paysage est assez monotone pour nous mais les rencontres encore faisables. 2 cyclos s’arrêtent à notre hauteur lors de notre décision pour aller déjeuner. On discute et apprend qu’ils habitent Tunuyan et font juste un aller-retour sur cette portion. Pour nous, à 11km du départ du camping, c’est la recherche d’un petit coin d’ombre dans une allée parallèle à la 40, histoire de se couper du bruit. On s’installe donc sur le tarp et commençons notre pique-nique offert par Leandro, à qui on pense fortement à ce moment. Et pile quand on est assis, le 4×4 des copains passe sur la route. Il est 13h20. Même pas le temps de les appeler ou de leur faire signe. Dommage, on aurait bien partager nos sandwichs avec eux.


Allez, on finit de manger, on range tout et on reprend courage pour les 34 km qui nous restent avant le dernier village. On aperçoit en face, nos 2 compères cyclos rencontrés avant notre pause du déjeuner. Ils traversent la route et viennent à notre rencontre pour nous offrir une poche entière de fruits (qu’ils n’avaient pas tout à l’heure!). Ces argentins, il faut qu’ils arrêtent d’être aussi gentils avec nous.
Pédalage et chaleur, c’est inchangé à ce matin, enfin à ce début d’après-midi. Par contre, la circulation est moins dense, et le paysage se transforme. Les arbres nous encerclent maintenant pour nous rafraichir. Ils sont verdoyants, omniprésents vers la fin de journée. Car pour faire tous ces km, sans dénivelé, je conviens, sans vent aussi, nous mettons 3 bonnes heures. Le temps passe, les villages comme Chilecito ou Très Esquinas sont rapidement traversés. On essaye de ne pas s’éterniser lors de nos pauses. Mais l’aventure reprend et nous ralentit: le pneu arrière du Couillot se dégonfle. Un premier coup de pompe et on refait quelques km. Ça ne doit pas être bien grave. Un second… et les autres je ne les compte pas! Peut-être 10 au total avant l’entrée dans Pareditas. Enfin.

Le terrain de foot a été le bivouac de cyclos précédents, on va essayer de tenter notre chance là-bas, derrière le poste de police. Mais, petit changement de programme avec un panneau de signalisation pour un complexe touristique à quelques roues de là. On peut toujours demander si on peut y camper. Après avoir trouvé le proprio à la pharmacie du coin, on décide de s’octroyer une bonne nuit de repos dans une des cabañas, avant nos 2 jours non stop. Les enfants sont ravis d’aller dans l’immense piscine qui jouxte notre habitation du soir pendant que notre mécano répare les 2 fuites dans la chambre à air et que je pars en courses pour se faire de bonnes pommes de terre sautées dans notre cuisine à disposition. La soirée est bien vite entamée avec les douches, les informations françaises que l’on se met en replay au moment du repas pour suivre l’actualité européenne bien triste en ce moment. Tout le monde file au lit, Emma la première sans grand appétit.

Je peux vous conter la suite de la nuit puisqu’après mettre endormi le téléphone à la main dans le lit, le réveil m’a pris vers minuit. Emma s’est réveillée ou pas endormie car cela la gratte dans le lit (on a déjà eu des punaises de lit au Salvador, dévastatrices sur la peau de loulou). Elle a échangé sa place contre celle de Sylvain. Elle finit par s’endormir à mes côtés. Malheureusement, Sylvain vit la même chose dans le lit d’Emma, revient dormir dans la chambre sur un matelas car cela le gratte également. Par prudence, on rapatrie dans le même temps Raphaël, au cas où, qui dort avec Emma et moi dans le lit. La nuit aurait pu continuer paisiblement sans la chaleur et les fenêtres ouvertes, couloir/passage idéal pour les moustiques qui nous dévorent. On ferme finalement tout, on met la clim (désolée pour le climat) et à minuit et demi on essaye de partir vers le pays de Morphée

Le Jeudi 3 mars, au matin, on se dit que l’on resterait bien ici une journée de plus, tranquille… Déjà, parce qu’on est fatigués de notre soirée de la veille où nous nous sommes couchés tard (et oui, on le sait qu’on est vieux!!), ensuite, parce que l’après-midi, nous avions préféré partager ces heures avec les argentins plutôt que d’avancer dans nos « travaux » de voyage!

Alors, c’est parti pour la lessive, l’école, le blog, les courses, la route à regarder pour les 3 prochains jours avec la présence ou non d’eau, la météo, le Blog, les photos à trier… La routine, quoi!!!

2 commentaires sur “Argentine – Une toute petite journée… – J676 et J677

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  1. Hello les avemturiers,

    Vous avez bien fait de profiter des Maillards, super le cadeau de Noël pour avoir du feu et cuisiner, bon encore un bidon à porter !!!
    Profiter de la chaleur ,faites même des réserves , vous risquez de grelotter bientôt , mai et juin vont être frisqués !!
    Encore merci pour ce partage ,je visite un peu en même temps que vous , mais confortable dans mon fauteuil , manque quand même l’adrénaline du live !!
    Plein de bisous à tous les 4 .

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  2. Un énorme Merci à Françoise et Jean Yves pour ce « précieux » cadeau de Noël, vital bien sûr. Et merci aussi à tous ces argentins anodins qui enrichissent votre parcours de leur soutien, de leur bienveillance et qui partagent avec vous un peu de votre aventure. Prenez soin de vous. Bizz

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