Argentine – Vive le ripio et la poussière! – J683 et J684

J683 – Mercredi 9 mars – Malargue à Llano Blanco EcoParque – 76km moins 45km = 31km D+260m


On se réveille cette nuit sous la fraîcheur, en hésitant à sortir avec Sylvain, pour aller aux toilettes, quand fatiguée je lui demande l’heure qu’il est: 7h! Quoi? Mais je n’ai pas dormi! Enfin, cette nuit me donne cette impression de ne pas être reposée, de ne pas avoir fini mon repos diurne. Alors, je me rebelle et je me remets sous la couverture sans sortir pour mon envie pressante. Elle attendra! Ce n’est qu’à 8h que je suis secouée à nouveau avec Emma et Raphaël, il n’y a pas de raison que je sois la seule. Le conseil du matin: couvrez-vous. Alors comme hier, nous mettons les polaires, doudounes, tour de cou, pantalon de sous-vêtements techniques et tongs! Plus pratique et rapide pour filer à l’autre bout du camping pour les sanitaires… L’éternel petit déjeuner avec son lait ou son thé chauffé, autour de notre table ronde en pierre. On s’active déjà à tout ranger, enfin à tout sortir de la tente pour la démonter. Mais les affaires en bazar restent sur la table, et il y en a. Heureusement, un peu de tri dans les vêtements ne fait pas de mal en laissant ceux trop petits que nous avons pu remplacer. Mais cela ne change rien à notre problème de place, alors on met maintenant des poches en tissu sur les rétroviseurs et sous les tendeurs, le tas est de plus en plus haut. C’est ainsi qu’à seulement 10h, nous quittons le camping et traversons la ville de Malargue par sa rue principale, ce qui nous donne l’occasion de s’arrêter acheter de quoi remplir nos sandwichs du midi, puisque nous allons traverser un petit coin désertique aujourd’hui.

11h15, c’est la bonne heure pour pédaler, sous le soleil… pour quelques mètres puisque nous devons remplir notre (nouvelle) bouteille d’essence (merci Françoise et Jean-Yves) à la station service. Ensuite, je vous jure, on a fait du vélo!
Une piste cyclable nous aide à s’éloigner de la civilisation, de la zone urbaine et de la circulation, en légère pente douce. Quelle aubaine pour faire retravailler nos muscles des cuisses en douceur et loin de la route toute cabossée. La Cordillère se trouve toujours à notre droite, s’élevant comme un roc sombre et nous passons dans son sillon tranquillement, avec à notre gauche une étendue de buissons donnant une touche de vert jusqu’à l’horizon.

La route se relève, mais l’adoration des argentins pour les lignes droites continue. Nous avons un peu de dénivelé aujourd’hui et voyons bien de loin ce que cela donne. Quelques arrêts photos et admiration pour le panorama de la vie sauvage et nous sommes déjà à 15km de notre départ. Le vent nous pousse littéralement dans le dos, quelle chance que nous saisissons pour encore normalement 10km de pente positive avant notre déjeuner. Il ne resterait alors que les derniers 15km de côte où tout s’accentue. Seulement, on va en décider autrement avec ce que la vie et notre voyage nous met sur la route.

Là, c’est un camion conduit par Juan. Il vient de Malargue et connaît bien la portion suivante jusqu’à Bardas Blancas. Il nous propose donc pour éviter la côte, de nous y emmener, de poser les vélos dans sa remorque et nous 4, de monter dans sa cabine! Vu la tête des enfants, et vu que nous n’avions pas encore expérimenté ce transport, on accepte. Oui, oui, sans que l’on ait des problèmes avec nos vélos. Juste pour le plaisir, ou juste pour nous éviter une journée intensive. On met de l’eau dans notre vin, nous les puristes du vélo, « pura bicicleta ». Et voici la famille Dem en camion, en musique Argentine, avec Juan! Nous nous enfonçons parmi les volcans, dans une route plus sinueuse, où parfois même nous n’allons pas à plus de 20km/h… presque si peu que nous! Ça plaît aux enfants, pour les adultes, on profite du paysage. Mais encore une fois, on ne se l’approprie pas, on ne s’imprègne pas de lui, ou plutôt, il n’est pas imprimé en nous, dans l’effort, dans le temps mis pour la contemplation d’une roche, pour le bruit du silence et de la nature. Les montagnes se resserrent de part et d’autres et il faut monter au col, la route se rétrécit également, le gouffre se fait depuis le petit ruisseau en contrebas, les roches deviennent grises, pointues, en bloc. Et on passe de l’autre côté, c’est le tour de la descente. Le plateau est immense encore une fois, avec sa rivière et ses virages, son herbe, ses troupeaux de bovins noirs… et Bardas Blancas au loin. La route asphaltée jusqu’au rond-point ne va pas plus loin. Le détournement du pont cassé nous fait circuler dans les cailloux « ripio ». Ça secoue mais ça fait plus rire que mal aux fesses d’où nous sommes! Quelques mètres encore et Juan est arrivé à son rendez-vous pour charger sa benne. Il est presque 14h. Nous avons roulé ensemble sur 45km, qui nous ont permis de prendre de l’avance sur notre journée d’effort. On descend les vélos, on remet toutes les sacoches sans rien avoir perdu, sans que rien ne ce soit envolé. Une petite photo tous ensembles bien évidemment avec plaisir et le sourire et nous nous séparons. Juan repart sur Malargue avant daller plus au Nord demain sur Catamarca.


Pour nous, c’est le ripio sur 2km jusqu’au hameau afin d’y déjeuner et de réfléchir à la suite. Juste avant, un panneau nous indique le Chili sur notre droite, en passant par la cordillère bien sûr, à seulement 75km de nous. Tentant, mais non, on s’est fixé un objectif par l’Argentine, alors on va l’honorer. Nous nous trouvons un petit espace en herbe à l’abri du vent au pied d’un sanctuaire pour le « petit Jésus » en compagnie d’un chien bien maigre et pas loin d’une source d’eau pour remplir nos 10litres . Nous déjeunons et prenons une décision sur le reste de notre journée. Deux options: le camping délaissé et comme qui dirait, abandonné tout au bord de la route sous la poussière ou on continue la route, asphaltée sur 20km et bivouaquons près de la rivière Rio Grande, comme certains voyageurs ont fait. Allez, on prend la deuxième option, car franchement, le camping, il ne donne pas envie parmi sa clôture de cage de zoo. On s’offre plutôt un brin de liberté avec le soleil, sous le son de Sylvain qui transforme sa voix pour chanter et les rires des enfants. Nous descendons en longeant le Rio, dans une vallée, dont les limites sont de jolies collines qui nous guident vers le Sud. Les strates, les formes et les couleurs nous plaisent. On se sent mieux alors on pédale vite.

Mais, nous voilà stoppé. Encore. Cette fois par un panneau de Llano Blanco. Un camping se trouve à 1km, avec une forêt pétrifiée. Alors ça, ça vaut le coup d’œil pour en avoir vu en nouvelle Zélande. Quelques secondes d’hésitations, 1km ce n’est pas loin, on fera demi-tour si besoin. Les 2 tandems roulant alors sur des cailloux, sur des vaguelettes de cailloux à une allure très modérée dans cette pente sur le flanc de la colline. 1km… 1,5km… 2km… on ne voit rien à part mon pneu avant qui se dégonfle! Raphaël et moi quittons nos assises pour poursuivre en poussant le vélo sans aggraver la crevaison, vu que le Panzer est trop loin de nous pour la réparer de suite. La route tourne autour d’un monticule, une bifurcation et personne. Nous ne voyons le vélo d’Emma et Sylvain qu’après, dans une descente près d’une barrière fermée. Ça ne sent pas bon. Conseil de famille: le site est bien achalandé : Ecoparque avec son restaurant et dortoir, panneau d’information, parking en cailloux, vieille carcasse de voiture américaine rouillée, panneau de la route 40, petite rivière qui passe sous le pont… mais personne. Les argentins ne sont plus en vacances et nous sommes en semaine, ce qui explique la barrière et le vide derrière. On réfléchit sur nos possibilités de bivouac dans le coin, avec ces champs de pics, ce sable, cette chaleur sans arbres autour, l’heure tardive maintenant… et la crevaison! On va prendre le risque de rentrer sur le site, qui nous paraît public, sans indication de tarifs, avec des départs de sentiers pour la forêt pétrifiée, ou pour des sentiers plus culturels ou religieux (6 au total sont proposés en fonction de thématique). Sa situation correspond aussi à l’ancienne route 40 qui passait ici même.


Les vélos passent facilement à côté de la barrière fermée pour les véhicules motorisés, où un espace est libre pour les piétons. Juste la taille de nos engins. Nous trouvons un espace au frais, parmi la verdure avec un accès à la rivière où déjà les enfants se trouvent, pieds nus. Par prudence, ils enlèvent leur vêtements ne gardant que ce qui fait office de maillot de bain. Pour nous, c’est nettoyage et séchage de la tente, car les fermetures éclairs n’ont pas apprécié la tempête de sable que nous avons subi au camping. Elles ne ferment plus. Donc rinçage dans l’eau douce qui coule avant la perpétuelle mise en place des sacoches, mais sans savoir de quel côté les mettre au vu du questionnement sur les fermetures valides ou non. Les enfants se font l’école pendant ce temps, en se dictant des phrases du jour et des mots à connaître pour leur niveau, chacun leur tour. Puis ils joueront aux aventuriers, suivront l’autoroute des fourmis, exploreront les alentours (en faisant attention de ne pas rencontrer de puma…), profiteront encore de l’eau de la rivière gelée.


C’est déjà l’heure du repas vers 19h30 sous l’abside de la tente, avant le nettoyage des pieds et tongs des enfants. La nuit tombe et nous sommes à l’intérieur 1h après, non sans mal, non sans se poumonner à fermer ces p…… de fermetures éclairs de chaque côté de la tente, à en casser une… Les pinces à linge, c’est sympa aussi! Dépités, fatigués, énervés, on se couche avec le son du ruisseau et en croisant les doigts qu’il n’y ait pas de moustiques ici!!!

J684 – Jeudi 10 mars – Bivouac Llano Blanco EcoParque à Roche volcanique – 59km D+124m


Par où je commence? La musique de Caamp dans les oreilles? Le français? La lave? Les cailloux? J’en ai trop dit…
Ce matin, le doux réveil de 8h a fait son office, avec de la fraîcheur, un soleil bien chaud mais qui ne perce pas à travers les feuillages, l’eau chaude pour le thé, le café et les laits, pas de vent, de la tranquillité, la rivière et le son de son mouvement. La tente est plus vite démontée que les affaires dedans triées et mises dans les sacoches. Alors, il y en a partout sur les sièges des enfants, sur le porte bagage, en équilibre sur une sacoche non fermée, sur le tarp plié, sur la poche de jouets… Un vrai cirque qui arrive à se mettre au pas vers 9h40 quand nous sortons de notre cachette et apercevons un guide sur l’ancienne route 40 à l’intérieur du parc. On se salue mais pas un mot, rien sur notre bivouac, alors on ne demande pas notre reste.
C’est parti pour du « ripio », vous vous souvenez? Des cailloux et du sable, un peu tassé. Nous en prenons pour atteindre la vraie, enfin la plus récente route 40, aspahltée. Et il n’est même pas 10h quand on roule dessus: 9h57! Oh, là, là, la perte de temps comparé au début de notre voyage. Mais le pire, on s’en fout!!!

On se retrouve dans notre large vallée, sur une surface bien lisse, avec quelques arbres au bord du Rio Grande, quelques voitures où l’on ne voit que les sourires et les pouces, les motos qui nous proposent de l’eau et ces collines de part et d’autre de la rivière, dans les gris ou les rouges suivant le côté. On est en légère pente, et on savoure… On a eu raison! Car ce revêtement digne de celui refait par Flash Mac Queen dans le dessin animé Cars, n’est plus après nos 17km… Et on en pleure encore.

A nous plus de 70km de cailloux sur lesquels les pneus glissent parfois, de sable dans lequel on s’enfonce, de poussières dans les yeux et la bouche (malgré le tour de cou) à chaque passage de voiture, de tension dans les bras et les cervicales pour essayer de garder le cap, de mal de fesses pour tous avec les vaguelettes de cailloux qui nous font sursauter chaque seconde (véridique!!!)… C’est dur, c’est épuisant, cela nous demande plus d’énergie que sur du goudron, forcément. Mais on avance en restant sur nos vélos. La vitesse est réduite à 9km/h malgré le plat. Heureusement, le cadre est superbe, la rivière bucolique, la sensation de liberté exacerbée. On se croirait du côté du Wyoming, avec notre ami Kévin Parsons. Un petit magasin est indiqué sur notre GPS, à 24km de nous. Il est 11h… et à 13h, c’est la sieste chez les argentins. On sait ce qu’il nous reste à faire: s’épuiser de toutes nos forces pour y arriver avant la fermeture pour se ravitailler. Pas de village aujourd’hui ni demain. Juste ce kiosco perdu dans la vallée. On force pendant plus d’une heure, mais on se rend à l’évidence, nous ne sommes pas assez rapides. Alors, on réduit l’allure, on regarde les forages de pétrole, le rapace passé à 3m au-dessus de nous ailes déployées (sublime!!), le rongeur près d’Emma dans les toilettes naturelles, les couleurs de la rivière, celle des roches verticales qui nous poussent vers le centre de la vallée.

On se dit que l’on pourrait manger maintenant, dès que l’on trouve un coin à l’ombre… mais il n’y en a pas, sauf quelques arbres inaccessibles de la route sinon au risque de crever nos pneus (qui ont déjà assez soufferts). Alors, on continue de chercher, en voulant s’éloigner un peu du sentier poussiéreux… c’est comme ça, qu’on traverse un petit pont à 1,5km du kiosco. Il est 13h passé, mais ça ne nous coûte plus grand chose d’y aller directement. Bonne idée! Il est ouvert puisqu’il se situe dans la maison de la famille Avila qui accueille parfois les voyageurs dans leur jardin. Même un Romain à vélo le 3 février 2022… serait-ce le nôtre? On souffle enfin, à 13h30, à l’ombre avec des boissons fraîches, du pain maison et du fromage pour compléter ce que nous avions de Malargue. La chaleur des journées ne nous permet pas de garder des choses fraîches longtemps, comme les fruits, le jambon ou le fromage… alors on se ravitaille avec ce qu’il a. Et ça nous va bien. Après ce moment gustatif, une petite épitaphe dans son livre d’or et un remerciement pour garder sa boutique ouverte, si précieuse pour les cyclos (la prochaine pour nous est à 100km…), nous continuons après avoir fait ce matin 41km, sur notre superbe route! Je parle juste de la vue!


La chaleur, le vent de face qui nous rafraîchit et nous freine, la poussière dans la bouche qui fait grincer les dents, les secousses qui rappellent à notre corps que nous n’avons plus l’âge pour ces conneries, tout cela se mêle cet après-midi, jusqu’à notre rencontre avec Jean-Pierre, un français (qui d’autres que les français ont dans leur répertoire de prénom des Jean-Pierre ou Jean-Claude?) dans sa Peugeot 206 (ou 7). Un sacré personnage d’une cinquantaine d’années qui nous donne le sourire, avec qui nous discutons, qui est très pêchu, voyageurs venu plusieurs mois en Argentine voir sa fille à Cafayate et qui ne prévoit pas trop où il va. Et il ose dire que nous sommes locos?? Fous!

On aimerait discuter plus, mais on a l’impératif de sortir de ces cailloux et de se trouver un magasin après-demain… si tout va bien! On ne fait qu’un km avant de le retrouver au pont surplombant les coulées de lave noires qui ont rétrécit notre vallée de plusieurs centaines de mètres où passait le Rio Grande à différents endroits, à un passage de 5m seulement. Impressionnant cette verticalité des rocs volcaniques qui enserrent la rivière dont le débit paraît plus rapide ici. On ne peut pas ne pas s’arrêter, lui non plus. Mais même cela n’est pas suffisant. On parque nos vélos et on se promène dans les champs de lave, surréaliste, à la recherche d’une arche de pierre. 10min de marche et nous essayons de nous approcher du bord, mais les laves sont polies, arrondies, et cela paraît trop risqué de s’aventurer davantage pour apercevoir entièrement l’arche au-dessus du torrent ici. Mais, on est heureux d’avoir découvert les cheminées de lave, d’avoir touché et glissé la main sur ces parois minérales, d’en avoir récupéré des petits bouts par terre (qui vont accentuer le poids consistant de nos sacoches). Lors de notre retour vers les vélos, nous bifurquons sur le pont suspendu au-dessus, où Emma et Raphaël essayent de voir entre 2 planches l’eau. Il faut indiquer qu’il n’y a pas de barrière de sécurité sur ce pont… ils ont donc trouvé un autre système pour se pencher et admirer!

En se remettant en selle, un automobiliste (un guide avec 2 touristes que nous avons croisé sur le sentier) nous offre une bouteille fraiche de jus d’orange. C’est béni pour nous. Pour nous rafraîchir et pour ne pas puiser dans notre réserve d’eau d’ici après-demain…
Il est déjà 16h30 lorsque le site est derrière nous et le vent de face! Aie aie aie. La suite va être dure. Et on ne s’est pas trompé. Le vent nous plombe sur place, au point de mettre la vitesse la plus facile (comme si nous étions sur une pente entre 5 et 10%) sur du plat dans ces cailloux devenus un peu gros, et de ne point avancer. La fatigue de la journée joue sûrement. Mais ce n’est pas fini! Sylvain remarque 4km après notre arrêt volcanique que nous avons perdu la GoPro, installée au bout de sa baume. Horreur! Le demi-tour a vélo serait moins rapide qu’à pied. Alors on y retourne, mais ne voulant pas laisser les enfants seuls, on décide que seul Sylvain irait en courant faire le chemin inverse… On croise les doigts et on panique quand on le voit revenir les mains fermées. Mais c’est que la caméra est petite et tient dedans! Il l’a retrouvée bien 800m plus loin. Un peu d’eau pour le sportif et nous partons en chasse d’un bivouac près de la rivière, ce qui serait très probable à 4km. On le sent le bout de la journée, les derniers cailloux foulés, les derniers pouces dans les rares voitures et le camion citerne, les rayons du soleil qui s’atténuent… pour enfin emprunter un chemin sur la droite, passer devant une maison fermée, en faire le tour pour arriver sur le rivage du Rio Grande.

Les fauves sont lâchés et leur chaussures aussi! Les pieds sont déjà dans l’eau fraîche et les mains pleines de boue alors que nous choisissons l’emplacement adéquate pour la tente. Encore quelques soucis de fermeture éclaire et le soleil s’est caché derrière les falaises qui bordent la rivière. Sylvain prépare le barbecue pour les nouilles (on a encore un souci avec notre réchaud) lorsque 2 jeunes voyageurs arrivent de la maison fermée du dessus. On les reconnaît car on les avait entrevus au camping de Malargue, 2 cyclos argentins avec qui nous discutons. Eux ont fait la côte hier et s’en souviennent bien par sa difficulté.

Nous nous couvrons ensuite sous l’abside de notre chez nous pour le diner tous les 4, avant de passer à la salle de bain dehors. La famille s’engouffre alors dans la chaleur de l’intérieur et chacun sur son matelas, c’est crémage et mise en pyjama. Il est presque 21h au moment des bisous. Les garçons s’endorment rapidement tandis qu’une petite souris regarde par-dessus mon épaule jusqu’à plus de 22h. La coquine. Je m’endors quelques instants sous les  accords de la guitare sèche de Caamp « Starwberries ». Je reprends la plume 1h après, sans oublier de vous redire l’amabilité des argentins qui plusieurs fois aujourd’hui nous ont demandé si tout allait bien et si nous avions besoin d’eau, capitale dans cette zone désertique et chaude. C’est vraiment un pays qui mérite le détour par son accueil… mais pas que!

4 commentaires sur “Argentine – Vive le ripio et la poussière! – J683 et J684

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  1. Cet épisode de votre voyage, désertique et sauvage, nous propose avec émerveillement le contraste entre les différentes régions traversées.
    Et fort heureusement, pour nous surtout…., le matériel retrouvé par Sylvain nous permettra de vous suivre aux travers vos belles prises de
    vues.Ce partage devient essentiel pour nous tous.Une question pour les amateurs de rugby: pourquoi d’après vous appelle t on les joueurs argentins « les pumas »?
    Bonne suite les enfants.

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  2. Bonjour mes 4 aventuriers,

    Que ces paysages variés sont magnifiques , cela donne vraiment envie de visiter l’Argentine et les Argentins tellement généreux et prévenant.
    Vous avez eu raison d’accepter ces kms en camion, que c’est dur ces cailloux, sable, sur vos montures chargées .
    Un petit faible pour la photo sur le pont ,sans l’explication de Laetitia, j’imaginais les enfants en prière devant papa !!
    Gopro retrouvée , ouf vos admirateurs ,dont bibi bien sûr ,vont continuer à voyager et à vous suivre.
    Prenez soin de vous .
    Je vous fais plein de gros bisous

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  3. Salut les géologues ! Avec tous ces cailloux sous les roues, vous avez deux possibilités : 1- apprendre la géologie ou 2- les vouer aux gémonies en espérant que le goudron sera bientôt de retour. J’ai été impressionné par le goulet sous le petit pont de bois. Les camions roulent là-dessus ? Sans vouloir faire le savant je signale aux campeurs patagons sympas (et aux autres) que les fermetures Éclair portent le nom de leur inventeur. D’où lui rendre hommage… en n’écorchant pas son nom ! Bref, c’était mon billet matinal avec tous mes vœux d’asphalte et de merveilleux pays sages. Bises au quatuor fou.

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  4. Au fur et à mesure de votre progression, vous bénéficiez largement de l’entraide, du soutien et de « certain véhicule » argentin, (ne vous sentez pas coupable, vous avait eu raison d’accepter ce petit coup de pouce), ils sont vraiment exceptionnels dans leur attention et leur générosité. Vous devez vous sentir heureux devant tant de spontanéité et d’entraide. Merci à eux. Prenez soin de vous Bizz

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