Argentine – Le vent se lève – J699 et J700

J699 – Vendredi 25 mars – Mariano Moreno à Aire d’autoroute – 44km D+503m

Notre copain prénommé Mushu est encore là ce matin, hors de la tente que nous lui avons refusée hier soir de peur que les 2 autres chiens ne veuillent également profiter de notre abside (et de la nourriture qui y est!!). Cela fait le bonheur des enfants mais ne les fait pas lever plus vite. Bien au contraire. Je peux même vous dire que je fus la seconde ce matin après notre éternel lève-tôt, bravant le froid pour sortir de la tente avec polaire, doudoune et 2 pantalons! L’automne est bien là, et à 8h, on le sent bien sur les parties non abritées de notre corps. Le lait chauffé et le thé sont bien appréciés, (Sylvain ayant déjà fini son petit-déjeuner), par nous 3, lorsque Raphaël s’extirpe de la tente le dernier. Vous avez bien lu. Emma fut la troisième, tout aussi vêtue que moi, mais son frère a fait de la résistance, emmitouflé dans son duvet et son sac à viande à ne pas voir sa tête. On a trop pris l’habitude d’avoir de la chaleur alors ces premiers froids nous font tout drôle.
Après un petit déjeuner autour de notre table en béton avec Mushu qui, lui aussi, a bien mangé ses croquettes, achetées hier pour lui et lancées par les enfants, nous rangeons et nettoyons nos affaires, et essayons de trouver une place pour toute la nourriture prise pour 4 jours. Pas de jeux ce matin pour les loulous mais des caresses pour « notre » chien adoptif allongé au soleil. Ce n’est qu’à 10h que nous lui faisons nos aurevoirs après avoir caché des croquettes dans le camping!


Nous traversons le village et retrouvons dès sa sortie, le désert mais avec des sourires au volant des voitures et même un : »bon voyage » (« bouène biaré » en espagnol et phonétiquement pour que vous compreniez la suite) mais avec l’accent argentin cela a donné : »bon vachier ». Un joli mix qui nous a fait bien rire et réconfortés de savoir qu’elle avait fait l’effort de nous parler en français depuis sa voiture qui nous doublait. A nous le désert et une première côte de 12km, visible d’où nous sommes. En effet, un petit bourrelet sur notre droite est découpé à un endroit, un passage et nous devons pour y accéder contourner les champs, le lac et les quelques habitations sur la dizaine de km (que je prenais pour 5 ou 6 et pensais avoir encore à faire une autre pente à la suite…). En musique, je pédale avec loulou mais pas avec son aide: il en a un peu marre du vélo en ce moment. Alors, je prends la suite, en cadence avec la musique, toujours au même rythme, j’essaye de ne me focaliser que sur le paysage et les voitures car beaucoup nous adressent, de derrière leur pare-brise, de beaux sourires ou des salutations (ou pouce) que l’on a plaisir à rendre! Le photographe fait quelques arrêts propices à s’hydrater et admirer le paysage puisque nous nous élevons. Mariano Moreno se retrouve parmi les arbres, petit écrin de verdure, au bord du lac, perdu dans l’immensité de la Patagonie. C’est juste beau. Tranquille. Serein. Lointain.


Après cette contemplation naturelle, nous continuons la pente, longue et droite, jusqu’au col, où nous passons du côté obscur. Non, sur le plateau plutôt, sur la continuité du désert, à plat. Il ne nous reste que 8km avant la grande ville qui passe très vite, avec peu de vent mais beaucoup de soleil. La Cordillère ne nous lâche pas sur notre droite avec un sommet de neige au loin. Tout comme la chanson « Le lion est mort ce soir » des Pow Wow, chantés à tue-tête par Raphaël puis mise en boucle à la fin de la côte sur notre enceinte… et chantés à 2 avec même quelques mouvements du corps! Les enfants ont découvert ce groupe par nos soins à Mariano Moreno.
Quand on entre dans Zapala, on se dit que l’on a bien fait de se reposer et d’en profiter à Mariano Moreno dans un écrin de verdure, au calme avec un super accueil de ses habitants. Vraiment, on vous recommande une halte là-bas ! Et si vous pouvez faire quelques caresses à Mushu… passer à la boucherie et à la supérette de l’angle de la Place centrale aussi!!!
Mais pour l’instant, on entre dans la ville, pour aller chercher le cordon du réchaud (le nôtre fuit) laissé par Françoise et Jean-Yves (qui nous avait déjà donné la bouteille d’essence) à l’hôtel Casino Hue Muelen. Pour y arriver, nous avons dû nous faire plaisir en passant devant une boulangerie, dévalisée par nos soins, puis prendre 2 grands ronds-points où il fallait s’imposer! Vive le bras- clignotant. Deux cuadras plus tard, nous sommes à destination devant un hôtel flambant neuf blanc et or! Le contraste avec nos vélos est flagrant et méritait une photo que nous n’hésiterons pas à envoyer à nos bienfaiteurs!

On est enfin parés pour la Patagonie et pour sortir de ce grouillement. Marche arrière jusqu’au gros rond point et en moins d’un km, on est de nouveau sur notre Ruta 40 dans le désert. Un petit parc sportif nous accueille pour notre déjeuner pique-nique, au soleil, avec quelques machines de sport que les enfants et moi-même n’hésiterons pas à essayer… un manque de sport sans doute en est la cause (pour les jeunes!!). Fini la rigolade, la suite nous attend. On range tout, le pain, le fromage, les donuts (ah non, ça, il n’y en a plus!), les croissants au fromage, etc…
La ville s’est dotée d’une piste cyclable et d’une piste piétonne sur près de 10km à la sortie de la ville, en pleine campagne. Et c’est utilisé par nous bien sûr mais par beaucoup d’argentins ce vendredi midi. C’est chouette d’être accompagnés par des sourires et même une rolleuse qui vient de se garer au km4 et d’enfiler ses patins sur une des aires de repos mis à disposition. On fait la course avec elle et arrivons de justesse à la dépasser jusqu’au bout de la piste.

Ensuite, c’est retour sur le bitume avec les voitures et le questionnement sur la route d’après. En effet, un cyclo/employeur dans un magasin de vélo dépassé sur la piste a recommandé à sylvain de passer par la Laguna Blanca pour aller sur Junin. Alors? avant la bifurcation avec la route provinciale 46, on s’arrête et vérifions les postes d’eau et de nourriture. La première tienda par ce chemin serait à 150km et avec du ripio… Notre moyen de transport ne nous permet pas ce chemin trop chaotique et incertain. On reste sur notre position de la ruta 40 et enchaînons le goudron en passant devant un italien à vélo qui essaye de faire du stop pour rallier aujourd’hui Junin. Il ne nous reste guère de kilomètres pour la journée, mais nous aurons droit tout de même à une descente jusqu’au fond de la vallée par quelques virages bien serrés qui nous ont bien plus, et par son équivalence dans l’autre sens de l’autre côté!!!


Petit plat, enfin long plat, trop droit, sans rien, juste des poteaux électriques avant d’arriver sur l’éperon rocheux d’où nous voyons les seuls arbres à des dizaines de km dans ce désert, et où le vent s’engouffre… Cette petite touche de vert visible dans ce paysage ocre, c’est notre aire de repos d’autoroute. En quelques secondes, La rencontre idyllique ne se fait pas. Il y a des déchets, du verre par terre, le barbecue est cassé et pas de table comme prévu. L’endroit n’est guère accueillant, moins que dans nos rêves, mais il a le mérite d’être là pour nous abriter! On s’éloigne des deux véhicules stationnés, et trouvons une dalle en béton au soleil. La propreté nous fera choisir ici à côté de la fourmilière!


Comme d’habitude, les adultes s’exécutent pour monter la tente et trouver le bon angle pour planter les sardines hors de la dalle. Pendant ce temps, les loulous jouent avec leurs figurines sur le béton chaud avec de grosses pierres et des plus petites orange qu’ils prennent pour des diamants. Leur imagination travaille pendant une bonne heure, en même temps que le soleil décroit dans le ciel, laissant la place à la lune et la fraîcheur. Dans la tente très chaude, c’est un peu d’école que les enfants commencent sous l’oeil (ou non) de la maîtresse qui écrit sur son téléphone. Maintenant, ils sont bien autonomes, c’est juste la tentation de jouer, de rigoler, d’asticoter sa soeur ou son frère, qui fait défaut!!
Notre repas du soir, ou de la fin d’après-midi, donc très tôt se déguste dehors au soleil dans les derniers rayons, en polaire, et la visage un peu fatigués.


Et notre soirée? Et bien, l’écran de l’ordinateur a fonctionné pour un dessin animé, mais comme il était tôt, avant 21h, nous étions tous au lit. Fatiguée, je ne finirai pas l’écriture de notre journée. Je triche et l’ai écrit ce matin… enfin demain matin!

J700 – Samedi 26 mars – Aire d’autoroute à La Amarga – 56km D+338m


Ce matin, les garçons ont été efficaces, bien plus que nous, Emma et moi. Ils sont déjà habillés et dans l’abside en train de petit déjeuner au chaud, bien qu’il fasse moins froid qu’hier. Le soleil pointe le bout de son nez et nous sommes toutes les 2, en plein sommeil! Il est 7h30. Raphaël vient me réveiller tranquillement et je fais de même avec ma pépette. Nous rampons toutes les deux avec nos duvets tels 2 chenilles jusqu’à l’entrée pour partager ce moment de repas à 4. Un peu de lait chaud puis de l’eau chaude pour le thé, et c’est parti pour la dégustation! Elle se finira pour Emma au soleil dehors sur la dalle de béton avant de rejouer avec son frère. Entre-temps elle a pu s’habiller, ouf! Pour les adultes, c’est le parcours du combattant pour tout faire rentrer dans les sacoches, en enlevant tout ce qu’il y a dans la tente, la secouant, tout plier, tout répartir, tout remettre à sa place: téléphone, argent, appareil photo, stick à lèvres…. pour être sur la 40 à 9h15.


Le temps est magnifique, aucun nuage que du ciel bleu. En même temps, vu le ciel étoilé et la voie lactée si visible dans la nuit, c’était normal d’avoir ce temps maintenant. Et en plus, c’est une descente qui amorce notre journée de vélo. Et une sacrée! Même pas prévu, même pas mis nos vestes coupe-vent ni nos polaires. Du coup, on se caille sur les premiers kilomètres, mais avec le sourire de s’échauffer de la sorte. On a bien compris que la météo changeait de saison, malgré ce bel astre bien présent, la fraîcheur et le vent étaient de la partie aussi. Alors, arrêt, et on met les polaires et les coupes vents. Les enfants sont déjà emmitouflés sous plusieurs couches et le resteront toute la journée même lorsque nous, nous serons en tee-shirt manches courtes. Tout va toujours bien pour eux, rien ne les affole ni température chaude ni froide. Tant mieux ça facilite la vie.


Notre désert continue, avec des variations de couleurs, de tailles et de formes de roches, celles à l’horizon à l’est et à l’ouest. Les buissons sont toujours là, le sable aussi. Le beige et le minéral sont de mise partout autour de nous comme les côtés et les descentes. Rien n’est plat ici, ça, on commence à le savoir et on l’a bien senti aujourd’hui. On doit passer le relief de chaque plateau, pour un autre, un suivant, avec un petit passage plus élevé à chaque fois, et de l’admiration, de la découverte, de la nouveauté avec! Les rapaces nous accompagnent, tournoient au-dessus de nous. Quelques maisons isolées sont cachées parmi quelques arbres dans la pampa déserte. Leur vie est bien reculée par ici, bien différente de la nôtre. Du bétail, des chevaux sont dans les pâturages. Et l’on avance inexorablement, le Panzer en premier, le Couillot ensuite. La journée est ponctuée par ces successions de montagnes russes, par une belle descente où l’on s’est revêtu de la tête au pied avec les gants même, vu la vitesse que l’on allait prendre… et ça n’a pas loupé! 7km de pur plaisir sans pédaler, de vitesse, de virages, de changement de paysages, d’enfoncement jusqu’au Rio Arroyo Picun Leufu au fond la vallée. Un poste de police (sans personne lors de notre passage) fait office de changement de département et aussi de halte sportive pour nous après 22km ce matin (il est 11h). 3 agrès et un banc nous suffisent pour grignoter un peu de sucré, remplir nos gourdes et la poche de 10litres au robinet du magasin fermé à cette période, et tester pour les enfants et moi chaque machine. J’abandonne très vite celle pour les fessiers, ils endurent déjà beaucoup. En route la famille, on démarre la montée inverse de ce que nous venons de faire…


Encore de beaux paysages autour de nous, emprunt de vert intense quasi fluo sur un des versants de chaque montagne. Cela contraste avec tout le reste si ocre. Presque irréelle cette couleur. On pédale, sans musique cette fois, faute d’avoir encore 150km avant la prochaine ville et de quoi recharger tous les appareils. Mais Raphaël me fait la conversation, il est insatiable, et heureusement, car la journée passe plus vite. 15km passeront ainsi, presque aisément jusqu’au petit kiosco dans la seule maison à la ronde. Un banc, de l’ombre, une boisson et des chocolats tout juste achetés et un pique-nique pour nous 4.


Junin de Los Andes, le premier ravitaillement est à 146km, mais un hameau est pourvu d’un magasin à 19km. Dans l’idée, nous pourrons nous compléter pour les 2 gros jours restants et peut être y dormir à l’abri d’un mur. Le vent a forci cet après-midi et nous préférons épargner notre tente. Plein de courage, nous remontons sur nos tandems pour cette direction de La Amarga. Le paysage nous éblouit encore par son immensité et par son absence d’eau. Tous les rios sont à sec ou juste avec un filet d’eau au lieu des mètres de large de leur lit. C’est flagrant: quels espèces pourraient bien vivre ici? A Las Cortadas, la communauté a ouvert une épicerie avec des produits de la région. Une Argentine, Susana arrête Sylvain et discute avec lui (le temps qu’on les rejoigne!). Nous n’avons besoin de rien, il ne nous manque pas grand chose mais comme un magasin nous attend à notre bivouac, inutile de se charger. Nous verrons plus loin. Nous en profitons tout de même pour discuter avec elle, Pedro et Roxana. Ils habitent Villa La Angostura plus au sud sur la route 40 et sont partis plusieurs fois en France pour des traversées à vélo, dans le Jura et le canal du Midi. Quelques échanges de paroles, d’adresse et de noms et nous les quittons, provisoirement puisqu’ils nous ont proposé de passer chez eux…


Il n’est pas tard lorsque nous accédons aux derniers km du jour, sans le savoir. Je me souviens d’une belle ligne droite, face au vent. Il avait forci… il ne s’est pas arrêté là et a encore augmenté. De face, il nous fatigue en plus de nous ralentir et ça on peut le faire tous seuls déjà ! Un virage nous le remet de dos, au moment d’une côté à 5%, ouf! Mais de courte durée. C’est long, ça, long et dur… Les rafales de côté n’arrangent rien sur la fin. C’est limite. On ralentit énormément… Jusqu’au hameau où l’on sait que ce sera le bivouac, le vent ne nous laisse pas d’autres choix que d’arrêter maintenant. Il est devenu trop fort et nous savons qu’ensuite, il n’y a rien pour s’en abriter. Des motards se trouvent sur le bas côté à 3 motos. On s’arrête à leur niveau et discutons avec eux. Ils font le tour des 7 lacs après San Martin et remontent ensuite pour rentrer chez eux demain. C’est juste pour le week-end mais c’est plaisant de discuter, d’échanger, de faire encore monter les enfants sur les motos, de rigoler, de parler foot (un d’eux possède le t-shirt de Mbappé), et d’être en admiration pour Raphaël de leurs engins, leur moteur, leur lumière et de faire le tour de chacune des motos,… suivi d’Emma. Ils font sensation les loulous. Pendant ce temps Sylvain a demandé un lieu en sécurité pour camper et obtenu l’autorisation de monter la tente contre le mur du magasin… fermé pour le we! Put… C’était le dernier avant la ville. Pas de pain en plus, pas de fruits et crudités ni d’eau de plus pour demain et après demain. Ah la tuile. Dégoûtés. Va falloir trouver un moyen demain.


Pour l’heure, nous quittons nos souriants et sympathiques motards et montons la tente entre le mur et les arbres presque à l’abri du vent. Emma écrit, Raphaël joue proprement dans le lit de la rivière en sable mouillé. Comment vous dire qu’il ne doit pas se salir vu que l’on n’a rien pour se laver et qu’il enlève ses tongs pour bien patouiller dans la « boue »? Argh… Emma le rejoint ensuite pour construire des circuits, des ponts, avec parfois des chevaux qui passent près deux. Rien ne les perturbe quand ils jouent.


Pour nous, c’est vent vent vent autour de la tente et fraîcheur alors qu’elle est montée à quelques centimètres du mur de la tienda. L’intérieur est mis en place lorsque Mauricio, l’italien croisé hier sur le bord de la route, arrive sur le bivouac. Il n’a pas trouvé de camions en stop, est retourné sur Zapala d’où il arrive aujourd’hui. Il monte sa tente et discute avec nous ce qui le ralentit. Vers 18h, la maîtresse sonne le début de l’école pour un peu de sciences et de mathématiques pour tous les deux. Le cuistot œuvre durant ce moment, caché dans un angle à côté de la tente. Nous laissons tout sur place (l’école) à la fin de la cuisson du repas pris dans l’abside. La table et le banc en bois à l’extérieur nous aurait bien dit mais le vent nous en dissuade. Pas grave.
La suite se passe vite avec le rangement et la vaisselle au papier, le nettoyage des dents, la fin de l’école à la frontale (maîtresse indigne!!) mais avec le sourire des enfants, le visionnage d’un film pour papa, l’écriture, le découpage ou le jeu de rôle pour les loulous à 20h. Il est tôt lorsque nous sommes dans nos duvets mais quelques discussions amèneront à l’extinction des yeux, pour certains pas avant 21h30…

Un commentaire sur “Argentine – Le vent se lève – J699 et J700

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  1. Bravo à vous quatre (j’applaudis des 2 mains) pour ce 700e jour de votre prodigieuse aventure, aux belles rencontres tant humaines que canines.(vous auriez pu en adopter un !!)….aux paysages époustouflants, à la météo propice ou fantaisiste, sans oublier les magnifiques photos que vous nous adressez et nous permettent de réaliser à, distance ce que vous vivez et ce pourquoi vous vibrez.
    Emma et Raphaël sont remplis d’énorme courage , d’aide, de solidarité envers vous et très imaginatifs, bravo à eux (c’est normal se sont mes petits chéris) !!!! Prenez soin de vous Bizz

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