Aventure en BAJA California Sur / MEXIQUE

Depuis notre entrée au Mexique, nous descendons tranquillement les routes de la BAJA California. Les paysages variés qu’offre l’alternance montagne et mer sont magnifiques, les découvertes sont nombreuses et tout se passe bien pour nous.
Alors que nous atteignons la ville de Cuidad Constitution, à 210 km de La Paz, notre ville d’arrivée avant de rejoindre le Mexique « continental » par bateau, nous décidons de quitter la route principale et de partir découvrir un peu « l’arrière pays », en quête d’authenticité.
La carte en notre possession nous indique quelques « dirty roads », nous décidons de nous lancer le 05 février 2020, dans cet itinéraire un peu plus long (280 km) avec un dénivelé positif cumulé raisonnable de 1900 m.
Nous ne le savons pas encore, mais ces quelques jours seront les plus durs depuis notre départ il y a 7 mois…

Nombreux seront nos souvenirs de ce voyage fabuleux, mais nous ne doutons pas que cette aventure en Sud BAJA restera dans nos têtes !


JOUR 1 (5 février 2020) : Départ

Nous quittons le magnifique camping à Cuidad Constitution, dans lequel nous avons passé 2 nuits, bien reposés, prêts pour cette petite traversée jusqu’à La Paz.
Nous partons chargés, avec 5 jours de nourriture, et 16 litres d’eau (notre capacité de stockage à 100%).

Les vingt premiers kilomètres sont faciles, goudronnés, puis nous bifurquons à l’Est sur un chemin.
Après quelques kilomètres, nous rencontrons du sable épais nous contraignant à descendre et pousser nos vélos. Une trentaine de minutes que nous poussons et un petit doute s’installe. Nous continuons ou bien devons-nous revenir sur nos pas ? On poursuit et retrouvons un chemin praticable, jusqu’à la Misión San Luis Gonzaga Chiriyaqui.

Les « Misións » sont nombreuses en BAJA. Eglises construites à la fin du 17ème ou début 18ème, généralement en montagne. C’est pour nous l’assurance de trouver un point d’eau, convaincus que les bâtisseurs n’auraient pas construit ici sans cette ressource vitale !

Quelques habitations entourent cette église où de l’eau est effectivement présente.
Nous rencontrons Jésus, qui nous explique être le représentant de l’autorité du village et nous précise que 14 familles vivent ici.
Il nous propose de planter la tente dans un de ses champs à environ deux cents mètres de sa maison, ce que nous acceptons volontiers.
53 km au compteur en cette fin de première journée.


JOUR 2 (06 février 2020) : plus compliqué que prévu !

Nous quittons San Juan de Gonzaga après avoir rechargé nos 16 litres d’eau, vers 9h00 comme habituellement.

Le début de journée est sympathique, il fait juste un peu chaud. Mais rapidement nous retrouvons un chemin difficilement circulable pour nos vélos et nous sommes contraints de pousser dans un terrain tantôt sableux, tantôt caillouteux.
Après une halte déjeuner de 45 minutes, nous poursuivons avec le même rythme.
Il est déjà 16h et n’avons parcouru que 24 km depuis ce matin.
24 km en 6h, soit 4km/h de moyenne, nous sommes un peu déconcertés, et surtout nous sommes bien fatigués.
La moitié de la journée, nous avons poussé nos vélos, et les enfants ont marché autant de temps…

On aperçoit une sorte de petit canyon en contrebas et devinons la présence d’un cours d’eau. Effectivement, une centaine de mètres en dehors du sentier nous découvrons un endroit idéal pour notre camp du soir, de quoi se ressourcer, et de quoi jouer !

Le plus souvent possible nous demandons l’autorisation avant de nous installer et nous distinguons au loin une petite maison.
Là, vit Manuela.
« Pas de problème, vous pouvez dormir près de la rivière, il y même une source d’eau potable. »
On discute un peu, Manuela vit seule ici depuis 1977, avec sa trentaine de chèvres…

Nous sommes surpris de rencontrer ici et là quelques habitations après 50 km d’un chemin aussi mauvais. C’est le seul accès, et nous n’avons croisé quasi personne aujourd’hui… Aucune voiture, uniquement quelques hommes à cheval.
Cela aurait dû nous alerter, nous comprendrons rapidement que le meilleur moyen de se déplacer ici, c’est à cheval !


JOUR 3 (07 février 2020) : les doutes s’installent

La journée débute dans les mêmes conditions que la veille, nous ne parvenons presque pas à monter sur nos vélos… nous poussons, nous poussons…
Eprouvés par la journée d’hier, nous commençons à endurer, et il nous est même pénible de pédaler sur les vélos lorsque c’est praticable, le plus souvent en côte ; il faut dire qu’à partir de là, le relief se redresse progressivement.

C’est physiquement dur, mais l’évolution du relief nous apporte des paysages différents, et c’est beau !

Les enfants nous épatent, ils ne protestent pas, alors qu’ils ne cessent de monter et descendre des vélos. Après quelques centaines de mètres à pédaler, nous leur demandons de redescendre, dès que nous rencontrons un épais tapis de sable, ou une côte trop difficile pour nos jambes déjà fatiguées !

Vers 15h15 nous arrivons au petit village de San Pedro de la Presa.
Comme hier, nous n’avons pas parcouru la distance souhaitée, en 6h : 21 km
On est fatigués, et avons bien compris depuis quelques heures, qu’un tel rythme ne nous permettra pas d’atteindre La Paz à la date initialement escomptée….
Les vivres risquent de manquer.
A San Pedro de la Presa, il doit y avoir une petite épicerie ; elle est mentionnée dans une application téléphone que nous utilisons.

On entre dans ce petit « village », se résumant à quelques maisons construites le long du seul chemin. Il y a un cours d’eau, comme dans chaque village, permettant une activité agricole.
Majoritairement des chèvres, pour la fabrication de fromages, des ânes et quelques moutons pour la viande. Les chevaux pour se déplacer dans ces terrains escarpés.

On entend discuter dans une cour, et nous nous approchons pour demander où nous pourrions planter la tente pour la nuit. Toute une famille est là et on nous indique qu’il est possible de la planter juste là, à coté de la cage des paons ! On ne peut pas refuser, même si en toute franchise, nous aurions bien rejoint le bord de la rivière pour nous isoler et nous reposer au plus vite !

Pendant que je monte la tente, Laetitia ira au petit commerce pour le ravitaillement.
Elle revient presque bredouille, il n’y a rien à vendre à part de la farine, des bouteilles d’eau et quelques boites de conserves.
Donc le ravitaillement se limitera à 2 boites de thon et 2 de maïs, maigre butin…

Les enfants trouvent vite de quoi jouer dans ce lieu, où les animaux sont nombreux et variés. Poules, paons, tortues, chiens, chats, perruches, moutons, chèvres, âne…

Nous discutons avec nos hôtes, seuls Jacinto et Violetta sont désormais présents. Ils ont respectivement 24 et 18 ans, et doivent se marier l’année prochaine.
Ils sont très aimables, Violetta se mettra spontanément à cuisiner pour nous dans cette cuisine qui nous semble d’un autre âge…

Nous cherchons à comprendre leur vie. Il est évident qu’ils ne quittent quasiment jamais ce petit hameau loin de tout, mais semblent heureux. Ils vivent en presque autarcie, n’ont ni eau courante, ni électricité… Jacinto nous explique qu’il faut 2 heures en 4×4 pour aller au commerce le plus proche ! Mais ils arrivent à se procurer de la nourriture dans les villages voisins.

Leur maturité nous épate à plus d’un titre ! Encore une rencontre qui fait réfléchir…

Nous les interrogeons sur leur activité : est-il suffisant d’avoir un petit élevage comme celui-là pour vivre ? Non, mais il n’y a que 2 types de travail ici : les chèvres et la fabrication de charbon de bois.
Ils cumulent donc ces 2 activités pour s’en sortir.
Pour le charbon, c’est très artisanal, ils récupèrent le bois de cactus dans les montagnes.

Après s’être régalés des tortillas maison avec haricots, d’une bonne poëlée de pommes de terre, nous allons nous coucher, en pensant évidemment aux conditions de vie de ces jeunes gens courageux, et généreux…


JOUR 4 (08 février 2020) : Eprouvant

Départ de San Pedro de la Presa sous un ciel couvert, mais la température n’en sera que plus agréable !
Nous laissons Violetta et sa belle famille, reconnaissants.

Le relief se redresse encore aujourd’hui et avons revu nos ambitions pour la prochaine nuitée : nous visons une petite oasis avec une cascade à 30km de là.
Une journée fidèle aux précédentes, avec quelques pentes un peu raides.
Nous sommes comme toujours partis avec les réserves en eaux maximales car nous ignorons si nous atteindrons notre objectif.
Dur de pousser ces vélos dont nous ne connaissons pas le poids réel, peu importe d’ailleurs…

Le pire, c’est le sable… si les enfants sont toujours joyeux, trouvent toujours une occasion de jouer, de faire la course pour atteindre le sommet, ce n’est plus mon cas…
Il devient difficile de ne pas jurer lorsqu’on se retrouve encore plantés dans le sable à devoir tirer ces vélos…
J’ai parfois l’impression d’être un Percheron qui tire une charrue…
Nous sortons du sable, faisons 200m et rebelotte, il faut descendre, pousser par le guidon, ou tirer par la selle. Nous commençons à avoir des échauffements aux mains, des douleurs aux bras…

Juste après une courte pause déjeuner, nous rencontrons Ileno qui s’approche avec ses 2 mules, il insiste pour qu’on dorme chez lui, à deux pas d’ici.
C’est toujours difficile de refuser, mais il est trop tôt, l’oasis est encore à 12km. Il insiste encore et tient à nous présenter sa femme et sa fille.
Nous regrettons de ne pas avoir pris de photo, des gens encore une fois adorables, simples, généreux.
Ils vendent du fromage de chèvres, cela tombe bien, nous en achetons 1kg (que nous mangerons en 2 jours). Ils nous offrent quelques fruits, nous font goûter des tortillas…
Ils insistent encore pour que nous restions mais refusons, et lançons « una otra vez ». Du coup, ils nous demandent quand nous avons prévu de revenir…..

Le chemin continue par une nouvelle côte éprouvante.
Vers 16h, nous arrivons à la destination visée.
Nous sommes contents, bien sûr à nouveau fatigués, mais le camp est chouette ! Et le coucher de soleil magnifique !

Nous éteignons les lumières à 20h, et prévoyons d’arriver demain à la mer de Cortès, où nous devrions trouver un chemin moins hostile.

La carte précise à partir de là une « Highway », et nous en sommes à seulement 20km, c’est jouable. Ensuite il doit y avoir un petit commerce à El Coyote à encore 20 km supplémentaires… nous voyons le bout !


JOUR 5 (09 février 2020) : La désillusion (acte 1)

C’est reparti, nous sommes bien décidés à atteindre la mer et à trouver un emplacement sympa au bord de l’eau pour ce soir.
Dernières côtes raides, il faut passer un petit col avant d’entamer une descente de 8km pour rejoindre cette fameuse Highway.

Nous atteindrons le col à 12h30, et sommes heureux de découvrir une nouvelle fois cette mer de Cortès… c’est un objectif intermédiaire qui marque une étape importante pour nous.
Déjeuner rapide au sommet, nous débutons un petit rationnement au cas où ; les sacoches de nourriture ne sont plus bien lourdes.

La descente « de fou » dixit Raphaël, est très difficile; 3h seront nécessaires pour faire cette courte distance de 8km, sur 500m de dénivelé.
Les enfants rient, jouent en descendant, ils ne cessent de nous surprendre, et nous sommes immensément fiers d’eux.
Laetitia tombe à nombreuses reprises, emportée par ce vélo et son chargement bien plus lourds qu’elle. A faible vitesse heureusement, que des égratignures.

A 16h, nous arrivons enfin en bas et c’est la désillusion.
Cette route en bord de mer n’est qu’une piste dans le sable, nous nous enfonçons jusqu’à la jante…

Exit le joli camp en bord de mer, nous plantons la tente en bord de chemin.
La mer est à quelques centaines de mètres, mais une végétation dense la sépare du chemin.
Physiquement éprouvés par ces quelques jours, et face à cette piste impraticable pour nous, le moral en prend un petit coup… La Paz est à 115km par cette « Highway » du bord de mer et nous n’avons aucune autre échappatoire que de faire un demi-tour !
Nous n’avons croisé personne aujourd’hui et demain, nous devrons absolument trouver de l’eau.


JOUR 6 (10 février 2020) : La désillusion (acte 2)

Départ de bonne heure pour atteindre au minimum El Coyote, une plage à 24 km où il est indiqué un village, un camping, un petit commerce, une source d’eau.

Les premiers kilomètres ne sont faits que de sable épais, notre hantise.
C’est vraiment éprouvant, nous sommes physiquement proche de nos limites…
Puis le chemin s’éloigne de la mer, et nous remontons quelques pentes. Au moins il n’y a pas de sable ! C’est mieux.
A midi, nous surplombons la mer et faisons notre petit break déjeuner ; l’occasion de manger un peu.

A ce moment là, un banc de dauphins passe tout prêt de la côte et nous sommes heureux d’assister à cela !
Premier et dernier 4×4 de la journée, un couple d’américains en voyage. Nous échangeons un peu et ils ont la gentillesse de nous donner quelques vivres et nous procurer quelques litres d’eau potable, c’est salutaire. Quelques bonbons aussi pour les enfants, ils apprécient ! Merci beaucoup.

La qualité du chemin s’améliore enfin et nous atteignons El Coyote à 15h.

Il n’y a ni camping, ni village, ni supérette, ni source d’eau ! Nous avions promis aux enfants de leur offrir quelques sucreries, d’acheter de la nourriture « plaisir », évidemment rien de tout cela ! C’est un peu rude. Il nous reste pâtes, riz et fromage.

Dans ce « village », ne vivent que quelques habitants.
Raoul et Hector, non insensibles aux charmes de Laetitia, nous offrent 4 burritos à l’âne qu’ils ont abattus quelques jours auparavant, et un peu d’eau.

Ce soir, il nous reste 96 km pour atteindre La Paz, mais nous avons appris que les 50 derniers kilomètres sont goudronnés.

Nous nous fixons l’objectif d’atteindre La Paz en 2 jours et d’atteindre la zone goudronnée demain soir ; il faut qu’on trouve de la nourriture.

La nuit sera calme, juste marquée par les chants des otaries vers 4h00.


JOUR 7 (11 février 2020) : Enfin une épicerie

Nous sommes parvenus à atteindre San Juan de la Costa, la piste s’améliorant petit à petit. Toujours des passages en sable, mais de moins en moins nombreux.
Vers midi, nous sommes passés devant une entreprise d’élevage de crevettes où une quarantaines de salariés sont employés.
C’est surtout à partir de là que l’état de la piste s’améliore car les camions en provenance et à destination de cette entreprise permettent de tasser le revêtement.

A ce point de passage, nous étions encore à 26 km de San Juan de la Costa, et nous avions toujours un doute sur notre capacité à réussir, éprouvés par les jours précédents…
Au poste de garde de cette société, nous avons pu recharger en eau, et demander à acheter un peu de nourriture.
Impossible d’acheter des vivres ici, mais ils ont amenés les enfants dans leur refectoire et ils sont revenus très très excités avec une dizaine de sandwich, des fruits, des gâteaux !
Merci Edouardo, merci Marco !

Dès notre arrivée dans le village, nous filons à l’épicerie ! Pendant que Laetitia se charge des « courses », je demande à quelques locaux s’il est possible et sans danger de dormir près de la plage au pied du village.
Tous me disent : aucun problème.
Omar est présent et nous propose de nous prêter une petite paillotte de son beau frère qui n’est pas présent en ce moment.

Super, nous passons la nuit au bord de la mer, après avoir partagés un peu de notre repas avec Omar et ses enfants, Dominique et Damien.
Les enfants ont pu jouer ensemble quelques heures, de bons moments partagés !


JOUR 8 (12 février 2020) : Fin de l’aventure en BAJA Sur

A partir de ce point, il reste 50 km goudronnés.
Cette route vallonnée en bord de mer est superbe, et le revêtement délicieux !

Nous croisons un américain à vélo, en route pour effectuer le même parcours que nous, mais l’équipement diverge un peu du notre !

A 12h30, nous sommes à La Paz dans un restaurant où nous commandons 1/2 kilo de côtes de porc !


BILAN :

L’objectif premier de retrouver de l’authenticité est atteint ! 🙂

Plus sérieusement :

  • Ces quelques jours ont été particulièrement éprouvants physiquement et nous ont permis de mieux savoir où sont nos limites… Personnellement, à plusieurs reprises, j’ai pu douter de ma capacité à pousser ou tirer ce vélo sur la durée.
    C’est évidemment un enseignement !
  • Au risque de nous répéter, on s’émerveille de la capacité d’adaptation des enfants. Ils sont à l’aise dans ce périple quelques soient les conditions, et ça nous plait énormément !
  • Nous sommes contents d’avoir découvert un visage de la BAJA que nous ne soupçonnions pas. Tout ce que nous avions pu voir ou lire sur la BAJA est articulé autour des plages paradisiaques, de la vie marine extraordinaire.
    Nous savons désormais qu’il y a aussi des habitants vivants d’une agriculture simple, presque archaïque pour nos yeux européens…
    Les conditions de vie de ces gens ne peuvent qu’amener à la réflexion.
    Dans le nord des USA, particulièrement dans le Montana, nous avons aussi rencontré des personnes habitants dans des lieux extrêmement reculés, dans des conditions très difficiles. L’importante différence qui nous frappe ici, c’est la jeunesse qui vit ici dans cette ruralité de BAJA. Nous y avons rencontré ou aperçu de nombreux jeunes, des enfants, des bébés. Dans le Montana, les jeunes ne restent pas et partent vivre en Californie !
    Notre inconfort de quelques jours, ou rationnement alimentaire nous apparait bien peu de choses. Après 8 jours, certes éprouvants, nous avons retrouvé un camping avec piscine, pris une douche et allons nous reposer avant de poursuivre la route.
    Toutes ces personnes rencontrées qui nous ont aidées sont toujours dans leur habitat sans commodité… Quel avenir pour eux ? Evidemment nous ne pouvons pas changer leur vie, mais on se sent immensément chanceux… et on leur dit un grand merci, pour leur aide, bien sûr, mais aussi et surtout pour les échanges, les sourires…

18 commentaires sur “Aventure en BAJA California Sur / MEXIQUE

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  1. Quelle aventure les amis! Moi qui vous lit ce matin en buvant mon thé tout confort chez moi…. merci pour ce récit à suspense. Les paysages sont aussi beaux qu’exigeants!
    Bravo aux enfants pour leur ténacité… ça doit venir des parents non?
    La bise, reprenez des forces et à bientôt pour vous suivre. Pour nous, ce sera un peu de ski cette semaine!

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  2. J’ai lu avec un réel plaisir votre chronique ce matin à mon lever. Deux fois avant de petit-déjeuner ! Comme vous le dites, quel dépaysement ! Et quel courage il vous faut mobiliser ! Vos enfants, vous, vos machines, tous avez souffert sans vous plaindre. Méditons sur ce stoïcisme.
    Surtout ne regardez pas les actualités françaises, vous ne reviendriez pas. Des revendications toujours ciblées vers le confort, la consommation, l’argent. Bref, le monde que vous avez fui !
    Je vous savais montagnards, je vous savais voyageurs, voire un brin aventuriers, je découvre ici un couple d’écrivains-voyageurs. A votre retour, vous aurez de quoi publier, je vous assure. Non seulement vous me faites rêver par les images, les descriptions, les petites anecdotes, mais vous m’enchantez par la qualité de votre texte. Voilà, une médaille de plus à accrocher à votre périple : écrivain-voyageur. Votre oncle s’en réjouit fort et savoure votre prose.
    Comment vous remercier pour ce partage, ce cadeau, ce don ? Bonne continuation surtout. J’ai plein d’admiration pour vous quatre.

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    1. Bonjour Patrick.
      Un grand merci à nouveau pour ton message élogieux.. nous en serions presque gênés ! En tout cas, on est content que ces petits articles et/ou vidéos vous plaisent, cela nous encourage à poursuivre le partage !
      Une de nos principales motivations à écrire, monter des petites vidéos est de laisser quelque chose à nos enfants au cas où ils seraient intéressés par le sujet dans quelques années…
      Nous n’avons plus beaucoup d’informations sur l’actualité française et ne cherchons pas forcément à en avoir ! C’est vrai que nous avons le sentiment qu’il y a plusieurs mondes même s’il n’y a qu’une seule terre…
      Gros bisous de nous 4

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  3. Quelle épopée cette traversée d’ouest en est de la péninsule!!!!Tenaces,résistants,humbles sont les premiers qualificatifs qui me viennent à l’esprit pour saluer cette nouvelle tranche de l’aventure.
    Et pour rebondir sur le commentaire élogieux de tonton Patrick ou la rare réjouissance du moment ici est pour les amateurs de rugby dont je fais partie le tournoi des six nations,je vous scanderai:ALLEZ LES PETITS!!!!!
    ,

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    1. Bonjour Alain, Papa/Papy/Beau-Papa,
      Merci pour ton message, qui nous touchent beaucoup, bien sûr! C’est bien connu que les « De Meerleer » sont tenaces, non? Nous voulions aller au bout de cette aventure dans l’aventure, les épreuves font partie de la vie et ne peuvent que nous faire grandir. Nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes et sur ces courageux mexicains, rencontrés dans cette Sierra.
      D’autre part, nous espérons que ce tournoi des 6 nations t’a comblé 😉
      A très vite!!

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  4. Quelle épopée, on imagine bien les difficultés rencontrées, les angoisses, la fatigue mais aussi l’ encouragement des enfants, leur sourire, leur bonne humeur et leur soutien, sans se plaindre, même si l’alimentation « plaisir » n’était pas toujours au rendez vous. Mais quel bonheur devant de tel paysage et de si belles rencontres. On vibre tout au long de ce récit. Félicitations pour être resté aussi courageux et téméraires sans baisser les bras, bravo à vous quatre.

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    1. Merci Maman/Mounette/Jeannette,
      Nous sommes très fiers des enfants (on se répète un peu 😉 ) qui ont su nous aider à pousser les vélos, à nous encourager, à comprendre la nécessité de préserver notre eau potable ou nos réserves de nourriture, à se satisfaire de ce que nous trouvions….ils sont notre force! Les voir heureux ne pouvait que nous rendre heureux également et continuer! Tu peux être fière de tes petits enfants!!!
      Les paysages et les rencontres (Violetta, Ilano et son superbe fromage de chèvre, Hector et ses burritos) nous ont permis de passer outre et de garder le sourire!
      A bientôt!

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  5. Dans les moments de doutes, vous avez fait preuve de pugnacité, de combativité, de d’abnégation. Je suis très, très admiratif. Mais ces efforts, vous font découvrir les beautés de notre planète !! Et n’est ce pas là, l’essentiel ?
    A nous tous d’en prendre soin pour que les générations futures puissent en bénéficier. A l’occasion de ma reprise d’etude, le développement durable est défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
    On a tout compris en lisant cette approche

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    1. Merci David pour ton message,
      Notre aventure nous mène dans des endroits reculés, en effet, où la nature et ses beautés nous émerveillent! Les enfants s’ouvrent à ce qui les entoure, et nous nous efforçons de leur montrer la fragilité de cet habitat, les conséquences de nos choix (en voyant parfois les déchets sur les bords des routes…). Nous sommes tout à fait d’accord avec ta définition!
      J’emprunterai deux citations à Antoine de Saint-Exupéry: « L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle ». Et c’est ce qui nous arrive lors de ces « petites » aventures. Et : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »….
      A bientôt et au plaisir de te lire

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  6. Bonjour, C’est avec un réel plaisir que nous suivons votre périple depuis votre départ. Lisa scrute vos photos et admire Emma dans ces magnifiques paysages. Profitez bien de ces moments qui seront à jamais gravés dans les mémoires. Lisa envoie des bisous à Emma et l’attend avec impatience. Bonne continuation

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    1. Merci Emmanuelle et Lisa! Cela nous fait également plaisir de savoir qu’à Roullet, vous nous suivez…. Emma pense souvent à vous et à Lisa (car elle nous parle de l’île d’Oléron!!). Elle grandit bien dans cet environnement différent chaque jour. Emma envoie beaucoup de bisous à Lisa aussi 😉 On espère que cette année scolaire se poursuit bien pour Lisa. A bientôt

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  7. M’intéressant aux Indiens d’Amérique du Nord (= modèle de sagesse et de respect de la nature), je vois sur une carte qu’en cette région entre E-U et Mexique, vivait le peuple des Hopis (= hommes pacifiques). Fait rare chez les Indiens, ils construisaient des vraies maisons (en adobe). Du coup, les Espagnols (= envahisseurs) les surnommèrent les Peublos. Ils sont restés fidèles à leurs traditions, notamment celles de l’artisanat. Leurs superbes poupées sacrées, Katchinas, représentent les esprits des ancêtres. Sans doute en avez-vous croisés ? Bien le bonjour des Indiens toulousains.

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    1. Merci Patrick pour ces recherches!!
      Effectivement, depuis le Nord de l’Arizona (qui a été rattaché aux E-U depuis la guerre de 1848), nous croisons beaucoup d’indiens (Navajos…) et peut-être sans le savoir des Hopis??
      Actuellement au Mexique « continental », nous venons de quitter la région du Nayarit, où 5% de la population indienne (Les Coras se nommant eux-mêmes nayeeri) ne parle pas espagnol!
      Merci à toi pour cette parenthèse historique (et vivement la suite), qui nous donne l’envie de s’intéresser d’autant plus au pays que nous traversons…
      A bientôt!

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  8. Bonjour les aventuriers,
    Nous avons comme d’habitude pris beaucoup de plaisir à lire vos écrits et visionner vos films……quelle aventure!!!! Vous êtes étonnants vous et surtout vos deux loulous, qui vont ressortir grandis de cette aventure. La détermination, le courage, la volonté, la résistance à l effort ont été les maîtres mots de votre périple au Mexique. Cependant au vu de votre récit et de votre film, vous avez découvert des paysages encore magnifiques et comme je le dis souvent nous voyageons aussi grâce à vous.
    En discutant en famille, on apprehenderait surtout le fait de manquer d’eau et de nourriture ( surtout de la nourriture pour Jules qui devore😀😀😀). En parlant de vous, on évoque le fait surtout de savoir si nous aussi on serait capable de tout lâcher pour partir à l aventure…..les avis divergent et ce n est pas pour tout de suite. En attendant on prépare nos vacances estivales….ce sera cette année les côtes d Armor et l’île de brehat. On posera la voiture sur le continent et notre séjour se fera à pied et à vélo…..des vacances comme les aime.
    En France nous profitons de nos vacances de fevrier sous un magnifique soleil…..non en réalité il ne fait que pleuvoir, le vent souffle fort…..donc c est devoirs au grand désespoir de jules 😃😃😃😃…..et oui il faut bien rattraper les lacunes laissées par une certaine maîtresse Laetitia en Cm2😄😄😄😄😄. On en profite aussi pour faire des jeux de société. On évite de rentrer dans la psychose du coronavirus…….comme vous pouvez le constater: tout va bien!!!!
    C’ est dans ces moments là que l on aimerait bien être à votre place….voyager sans contrainte, sans les aléas du quotidien en fait, profiter de la vie pleinement.
    Sinon quelques petites questions: avez vous reçu les photos que je vous ai envoyées sur votre adresse mail? Concernant vos films c est avec l aide d un drone que vous les faites? Pouvez vous nous donner le groupe qui chante dans votre film sur le Colorado, la musique est vraiment sympa? J aurais encore plein d autres questions mais bon je les garde pour le repas que l on fera ensemble à votre retour…..oui oui on attendra et on y tient vraiment!!
    Continuez à nous faire profiter de votre voyage. Encore un grand coup de chapeau à vous et vos enfants….vous ne vous en rendez surtout peut être pas compte mais c est un véritable exploit physique que vous êtes en train d accomplir.
    Nous sommes admiratifs.
    On vous embrasse.
    La famille VIGIER

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    1. Coucou la famille Vigier!!
      Merci beaucoup pour ce message, nous aimons beaucoup vous lire et avoir de vos nouvelles!
      Les enfants nous étonnent tous les jours, ils sont surprenants et s’adaptent très facilement! Ils apprécient autant que nous les paysages que nous traversons. Cela fait plaisir! Sur cette fin de la Baja, nous avons eu un peu de mal à nous ravitailler en eau et nourriture, les enfants le savaient, mais ils n’ont manqué de rien. (Ils n’ont sûrement pas le même appétit que Jules 😉 ). Nous n’avons rien lâché sur ce sable et ces cailloux, mais nous sommes résistants avec Sylvain (pour supporter 27 élèves, il en faut du courage!!! ).
      Vous pourriez bien évidemment le faire, il y a d’autres moyens de locomotion (camping-car, van, bus…) pour voyager et vous n’êtes pas obligés de vendre votre maison pour cela, certains la mettent en location! Avis aux amateurs… Et puis, vous pourrez être en été tout le temps!!!!
      Nous venons de réaliser que depuis novembre, nous sommes en été, en t-shirt/ short, le bronzage se peaufine bien!!
      Nous sommes sur le lago de Chapala, à Ajijic exactement et nous avons 26°C…. Tous les jours, nous changeons d’endroit, ne sachant pas le matin même où nous serons le soir. Une vraie liberté que nous apprécions de plus en plus. Sans contrainte d’eau ou de nourriture maintenant, puisque nous traversons chaque jour de petits villages (avec de petites « tiendas »)!
      Si avec ça, vous n’avez toujours pas envie de partir, il faut vraiment que l’on se voit!!!
      Merci pour les photos de votre famille, nous les avons bien reçues: les enfants grandissent, c’est impressionnant, et qu’est-ce qu’ils se ressemblent!
      Pour nos images de film, nous utilisons effectivement un drone et une GoPro. Vous pouvez les regarder sur Facebook ou YouTube. D’ailleurs pour les musiques, si vous développez en dessous de la vidéo qui défile sur YouTube, vous pouvez avoir le nom des musiciens. Pour le début sur le Colorado, ce sont « Khruangbin, Leon Bridges », les artistes et le titre est « Texas Sun ». La seconde musique, plus longue sur la vidéo et jusqu’à la fin, c’est « Tash Sultana » avec son titre « Jungle ».
      Voili voilou les nouvelles d’ici, au Mexique, dans le Jalisco…. nous prenons la route demain direction Guanajuato, un peu plus au nord, avec ses 31° prévus….
      Nous vous embrassons également, tous les 5. A bientôt!!!!

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