Pérou – 2 jours sur les plateaux andins – J288 et J289

J288 – Jeudi 21 octobre – Lac Yaurihuiri à Condorcoccha 45km D+365m


Cette nuit, 2 chiens se sont allongés auprès de notre tente, les 2 aperçus et caressés au bord de la route la veille puis devant le restaurant, trop mignons pour moi, trop foufou pour Raphaël et Emma. Mais ces deux-là ne nous ont pas quittés de la nuit, nous ont même défendus et aboyé (pas pour nous faire plaisir ça!), allongés juste à côté de notre tente.
Ce matin, le soleil réchauffe l’intérieur de la « casa de campaña » et nous reveille tranquillement à 7h30, 2h après celui de Sylvain. Les mouettes sont de la partie, ainsi que le clapotis des vagues du lac. Et un autre chien s’est allongé près de nous. Même pas pour quémander de la nourriture (il n’en a pas voulu!) mais pour des caresses! Une compagnie qui nous plaît. On émerge doucement, on petit-déjeune à l’intérieur de l’abside car le soleil nous brule déjà la peau. Il faut dire que la barre des 4000m se ressent aussi de ce côté là. On bronze plus vite, on crame plus vite, on rougit même avec la crème 50+, étalée toutes les heures aux pauses. Alors à l’ombre, les dernières biscottes seront dévorées entre 2 discussions des enfants sur Raiponce le dessin animé. Il faudra même que papa et maman les délogent pour finir le rangement des sacoches et le pliage. Rien ne les affole. 😭

Et c’est à 8h50 que nous quittons ce bord de lac, avec notre copain à 4 pattes qui nous suit jusque sur la route. Bye bye.
La journée de pédalage, de découverte et d’émerveillement commence. Et aujourd’hui ce fut le cas. Ce fut aussi les montagnes russes. Voici le tableau: une belle côte, suivie d’une fracassante descente, encore une pente positive et ainsi de suite. Nous devons passer chaque colline pour accéder à un plateau puis en sortir par une autre colline et enchaîner le suivant. Et chaque plateau fut différent. Le premier nous réservait des lacs d’un bleu profond avec ses oiseaux, ses rapaces, et même une vingtaine de flamands roses. Alors on en fait des arrêts photographiques et on n’avance pas trop! Pas grave, de toute façon le vent de face ne nous permet pas d’aller plus vite.

Le second plateau était rempli de lamas blancs et de ses chiens de berger. Ils se promènent en liberté sur les pâturages jaunes et kaki, traversent sans peur la route (empruntée par une multitude de camions non prioritaires ici!!) sous l’œil du berger assis en plein vent, non loin de la petite ferme en pierres. Sur ce même plateau, des rapaces et des vicuñas (des petits lamas rouquins au poils plus courts) vivent également, en liberté à l’état sauvage. Et ça, c’est extraordinaire de les voir évoluer, s’enfuir, traverser la seule route des kilomètres à la ronde, se retourner en nous voyant… Et encore des excuses pour faite une halte et pour que les enfants descendent avant l’arrêt complet du véhicule pour aller jouer dans la terre!

Celle de 11h45 nous marquera car nous passerons à 4614m d’altitude. Le soleil chauffe, nous écrase et nous serre un peu les tempes. Mais la vue est splendide: des montagnes noires au dernier plan avec quelques touches de neige, en avant des monts plus jeunes, jaunes et kaki, et les prairies où gambadent tant d’animaux, sans aucune présence humaine. On peut voir à 10km autour de nous… Magique après les 19km de la matinée. On est pas mal là? On progresse mieux que les 2 jours précédents en tout cas, malgré ce fichu vent.


12h30 et Negro Mayo, petit hameau péruvien avec sa seule rue principale, sa dizaine de maisons, ses 2 restaurants et son seul magasin. Suffisant pour nous redonner des forces avec des soupes, bien chaudes à la viande, pâtes et œuf dur (et sa coquille) dans le bouillon, agrémenté de thé parmi des locaux. Dont un qui nous rassure sur les prochaines bodegas sur la route! On est large, on a encore le temps d’y arriver vu que l’on s’est rechargé en fruits et chocolat!!!

Puis la météo devient changeante: on a un superbe soleil qui brûle la moindre parcelle de peau, puis lors d’un nuage, il fait froid à remettre sa polaire. Et cet après-midi on ne fera que ça, à jouer à cache cache avec lui sur les 16km qui nous séparent du village suivant: Condorcocha. On le voit même d’où nous sommes pour notre pause dessert à 11,8km depuis ce midi. Il y est prévu une halte pour trouver de l’eau avant de tenter d’avancer un peu plus. Mais, l’aventure nous réserve toujours des surprises… et elle viendra du ciel. Noir, nuageux, pluvieux, tornade, éclairs sur notre gauche au Nord de notre route. Par contre au Sud grand ciel bleu! Mais cette tornade aperçue par le vélo Panzer nous incite à demander un toit lors de notre passage au village. Nous n’y serons pas aidés, les locaux sont confiants sur la météo: cela ne viendra pas ici. Mouais. 10 litres d’eau pris et 4 chocolats achetés plus tard, on se rend compte qu’on ne trouvera pas d’abri parmi ce hameau alors on prend la direction d’Abancay sur la route vers le ciel bleu.

Nous ne faisons qu’un kilomètre lorsque nous cherchons notre bivouac. Il faut être réaliste: on est fatigué et la côte face à nous, nous décourage. 16h, de toute façon, c’est notre horaire de recherche. Mais ce soir, on cherchera mal.

Comme désorienté, entre les gros blocs de rochers dans la plaine et le vent. Un endroit semble adéquat, en tout cas le moins pire pour éviter de pédaler davantage. Les vélos y sont poussés mais l’espace choisi entre les cailloux, les rochers, les mottes de terre et l’herbe n’est pas assez large pour notre maison. Pas grave! On n’a qu’à jardiner et s’épuiser pendant 1h avec des cailloux, dans la terre et les racines pour essayer d’agrandir le terrain. N’importe quoi! Nous avons décidé et fait n’importe quoi! 🤭Car c’était fatiguant (surtout pour Sylvain qui s’est évertué avec une grosse pierre à ratiboiser tout ça, même son doigt!), en plein vent et soleil, et en plus les efforts n’ont pas suffi. Donc quand au bout d’une heure, la tente fut montée en la tenant de toutes nos forces pour ne pas qu’elle s’envole, on a réalisé que la moitié était encore à décaisser. 😰 Peine perdue! Mais on a juste tourné la tête… et surprise: un plat avec 2 touffes d’herbe, assez grand pour nous. N’importe quoi, je vous l’avais dit! Mais on s’en est rendu compte et on a enfin pris la bonne décision: on a changé d’emplacement de camping. Des fois, on n’est vraiment pas lucides pour des bêtises en plus! On mettra ça sur le compte de l’altitude. 🤪 (Heureusement, ça nous fait rire maintenant! )


On s’arme de courage et on remet les piquets, les sacoches et tout l’équipement de nuit à l’intérieur. La chance est quand même avec nous: les gros nuages restent à leur place, les éclairs aussi, au-dessus des montagnes et ne viennent pas au sud. Ouf! Il est 17h43 lorsque je commence à vous écrire ce soir, épuisée… Il reste à faire l’école et le repas. Un seul sera effectué ce soir et j’ai de la chance!! Pour être sérieux, on colle 15min de lecture, histoire de se donner bonne conscience. Je ferai mieux demain. 🤣

Le repas chaud sera servi par Sylvain avant la nuit. Elle arrive lorsque nous nous mettons au lit, pas besoin de lampe ce soir à 18h54. Les joues sont rouges, les nez chauds par le soleil, alors petit moment de crémage à 4470m ce soir avant l’extinction des yeux pour tous, même la dernière à 19h50.

J289 – Vendredi 22 octobre – Condorcoccha à Chalhuanca – 96km – D+781m D-2330m

Oh là là, vous verriez nos têtes ce matin. La nuit ne fut pas bonne pour tout le monde. Entre mal de tête, problème d’endormissement, cailloux sentis car matelas dégonflé, on refuse toute photo compromettante. L’altitude joue beaucoup aussi pour marquer nos corps et nos visages. Heureusement, les enfants ont la pêche! (Quand est-ce qu’ils sont crevés??) 😂
Petit-déjeuner au ralenti au soleil, tout comme le rangement bordélique. Mais à 8h01, on décolle. Incroyable. D’ailleurs par 2 fois, on regarde le téléphone car c’est à peine croyable cette heure de démarrage. (C’est juste que le réveil était vraiment tôt!!).


30 minutes après une côte un virage en épingle, 4 vicuñas à droite se détachent de l’horizon. On voit bien leur corps et leur oreilles. Puis à gauche un autre seul qui nous regarde passer. Avant cette épingle, 2 lapins des Andes eux aussi à l’ombre sur l’horizon mais nous faisons trop de bruits et ils partent. On les retrouvent de l’autre côté de l’épingle en train de courir sur les rochers avec leur longue queue beige et noire et quelques vicuñas encore de l’autre côté. Pensez vous que l’on s’en lasserait?? Qu’on serait blasés de ces rencontres Même pas. On est toujours émerveillés d’admirer ces animaux, de traverser leur habitat, leur chez eux, de les voir libres… On ne fait juste que passer, sans les déranger, sans marquer leur territoire de notre présence, mais juste enregistrer ces instants uniques.

La côte se fait rapidement le sourire aux lèvres avant une descente…. et un panorama à faire pâlir les canyons américains que nous avons visités. Bon OK, c’est un peu exagéré. Mais ce canyon si sauvage, si isolé, tellement « non touristique », si « à l’état sauvage », si large, si profond, nous subjugue. Sûrement car il nous a éprouvés pour pouvoir l’admirer avec les quelques vicuñas qui se cachent sur le flanc gauche et les viscaches, non coopératifs photographiquement. 🤣 Alors on descend et on profite. Tout simplement. On s’enfonce vers cette vallée creusée par la rivière au fond. On part à la rencontre des milliers de lamas venus se restaurer dans les pâturages de la vallée. Quelques bergères en tenue traditionnelle péruvienne guettent les troupeaux qui n’hésitent pas à s’aventurer près de la route, voire de l’autre côté dans les falaises!!! Un régal pour les yeux ces touches de blancs ou marrons sur le tapis vert. Et c’est ainsi que le village de Pampamarca nous voit débarquer.

Le soleil est bien plus chaud que l’ambiance à notre arrivée. On se fait la réflexion avec Raphaël que finalement, ce ne sont que les conducteurs de camions ou de voitures qui nous encouragent, nous parlent, qui nous font nous sentir bien sur le bitume… mais pas les villages traversés où aujourd’hui encore, les bonjours sont sans réponses et parfois même accompagnés d’un regard noir! Dommage. M’enfin, pour l’instant, nous pensons à notre arrêt avant les 8km de côtes bien visibles d’où nous sommes. Quoi de mieux pour les préparer que quelques petits pains, des pommes et des chocolats au lait et cacahuètes??? Rien! Donc tienda et puis, vu l’accueil sympathique, nous sortons du village pour déguster nos trouvailles au bord d’une rivière, à 4199m d’altitude. On quitte notre pause à 11h05 et ne mettons « que » 52 minutes exactement pour les faire et arriver à 4574m au col.

N’aurais-je pas faire une erreur sur l’heure de départ??? Parce que la vitesse me paraît un peu rapide par rapport à la réalité vécue parmi les troupeaux de lamas et leurs boucles d’oreilles, et les nombreuses photos! En tout cas, on fête ça avec un petit arrêt et on se couvre pour la descente même s’il y a du soleil la vitesse pharaonique de nos montures fait qu’il fait très froid… seulement pour 14km. Mais arrivés à ce kilométrage-là, problème: il n’y a pas de village, juste de superbe collines en sable blanc étincelant avec dans la vallée de la végétation et des lamas… Par centaines. Mais ce n’est pas ce qui va nous nourrir nous! On n’est pas des « Mike Horn » avec des pièges pour les chasser. Alors les kilomètres suivants nous amèneront à traverser un plateau avec encore des milliers de lamas, du vent, des nuages qui s’accumulent derrière nous et une vue sur des kilomètres à la ronde, dont Quillcaccasa, petit hameau perdu sur la route vers 13h.

Perdu, car isolé mais avec tout ce qu’il nous faut! Une petite bodega sur notre droite, vend fruits et légumes, même de l’essence, et fait avec une table et bancs, restaurant! Allez hop, arrêt pour une soupe et un plat! Sauf que pendant notre repas dans cette pièce, les nuages arrivent, bien trop vite, bien trop chargés, bien trop éclairés par moment avec le tonnerre en plus! Et m….

Mauvaise évaluation de la situation, où on aurait peut-être dû continuer au village suivant pour manger et trouver l’hôtel que nous aimerions prendre… mais cette fois, c’est de ma faute: je n’avais plus d’énergie à cette heure-ci, je n’arrivais plus à avancer et appuyer sur les pédales. Vidée.

Alors tant pis, on profite du tonnerre et des éclairs, du ciel noir, de la pluie puis la grêle (« oh super c’est de la neige! ») depuis la seule ouverture de la maison. Le craquement fait trembler la bâtisse et résonne fortement (ce qui ne rassure pas les enfants). Sylvain part dans le village trouver un hôtel pour la nuit, mais 2 sont fermés et un le mettra dehors pendant qu’il parle! De mon côté, j’ai plus de succès (mon charme légendaire sans doute 😅 ou mon odeur fleurie après plusieurs jours??) avec la propriétaire qui me prête des bâches pour les dernières emplettes et la tente non protégée qui ne tiennent pas dans les sacoches waterproof!

L’orage passe au-dessus de nous, s’éloigne vers l’Est, comme une accalmie et c’est le moment autour d’un café pour nous réchauffer, de prendre LA Bonne Décision du jour: on fonce. Non, on n’est pas fous, ni inconscients. Mais, déjà plusieurs jours que nous sommes à ces hautes altitudes et nos (pas si jeunes!!) organismes sont éprouvés. Alors, notre objectif est de descendre en altitude pour mieux respirer, mieux dormir, mieux récupérer… Et sur le gps, il n’y a quasiment que de la ďescente (à part 3km! une broutille!).

Seuls sur la route, bien équipés de coupe-vents pour les adultes et ponchos pour les plus jeunes, nous descendons sur l’asphalte derrière l’orage! Le temps est gris, l’ambiance particulière, sans bruit, sans voitures qui passent, juste les éclairs devant nous, foudroyant les nuages mais qui partent dans le bon sens. 😁 On a froid, très froid aux mains et aux jambes (pour celle qui est en corsaire!) durant ces 7 km de pente. Une seule maison est construite sur cette distance. Des dizaines de lamas trempés, broutent toujours mais se regroupent. Des petites flaques dans les prairies entourées de montagnes, sont devenues blanches! La grêle y est sur une petite couche. Même sur les près suivants et sur la route. Irréaliste. Et les éclairs toujours au loin. Et oui, l’orage continue mais il nous précède. Au point que la chaussée sèche. Trop cool. On est comme dans un film d’aventure, comme dans le Seigneur des Anneaux, avec ces montagnes qui nous encerclent, cette grêle/neige fraîche sur leurs sommets, sur les champs autour de nous, ces paysages à couper le souffle. Le nôtre de souffle est bien coupé mais par la côte (vous vous souvenez? La broutille!) et par l’altitude.

C’est d’ailleurs pour cela que nous pédalons encore jusqu’à Izcahuaca, 10km plus loin. Il n’y a rien dans ce village, enfin pas d’hôtel pour s’y réchauffer et se poser si l’orage et les nuages derrière nous persistent… Et puis notre côté joueur revient. Il ne reste que de la descente après ce « col-ville »… On vise la « ville » suivante:  Cotaruse à 24km dans la vallée encaissée à 1000m au-dessous de nous. Juste après un virage, elle semble si proche à vol d’oiseau mais pas par les lacets épingles!!

Mais c’est qu’on y arrive dans cet autre hameau où tout est fermé ou en construction. Et le froid est bien présent. Pas trop de bivouac possible dans le canyon que nous traversons pour descendre encore plus. La rivière nous guide parmi les parois verticales de plusieurs centaines de mètres. Le temps est toujours nuageux, gris mais la couleur marron des parois se détachent. Le canyon est étroit et chaque portion plane est privée et utilisée. Plus de bivouac possible. Mais on est bien. Les enfants autant que nous. Le mental a repris le dessus et guide le corps, appuie sans s’en rendre compte sur les pédales. Les 22km ont été dévorés en moins d’une heure.

18h et la famille se retrouve dans la rue principale de la ville de Chalhuanca. Il était temps mais on est confiant et cela paie: 1er hôtel visité et validé. Les sacoches sont vite déposées à l’intérieur de notre chambre (où il n’y a plus un cm pour passer du coup!) et nous sommes déjà dehors dans la nuit pour le repas chaud du soir. Nous sommes abordés par Americo et sa maman Nora, pour une longue discussion sur notre venue, sur leur ville, sur la suite de notre voyage, sur l’apprentissage du quechua, tout en rires et en bienveillance, ils nous souhaitent la bienvenue. 😍 Une petite glace pour les gourmands de sucrés, et sous la douche chaude puis tiède puis froide en fonction de l’ordre de passage! 🤣 Au lit bien tard mais demain, on a le droit à une grasse mat!! C’est la fête.

10 commentaires sur “Pérou – 2 jours sur les plateaux andins – J288 et J289

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  1. Quel dépaysement à vous lire ! L’Altiplano comme si nous y étions ! Avec des Belges au teint rosé au bord des lacs (les flamants roses, bien sûr !). L’accueil chaleureux n’est pas vraiment quotidien. Je pense que ces paysans des hauts plateaux vivent dans de difficiles conditions et ne comprennent pas votre choix de parcourir leur territoire « pour le plaisir ». Eux, ils travaillent dur chaque jour sans jamais quitter leur plateau et subir une météo agressive. Météo avec laquelle vous devez composer vous-même. Bref, je comprends leur froideur parfois. Heureusement, il y en a qui vous accueille avec générosité. Encore une fois merci pour ces beaux reportages, plaisants et instructifs. Nous sauront faire la différence entre les lamas et les vigognes désormais. Bonne route pour la suite. Bises.

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    1. Merci Patrick pour ton message. Nous t’interrogerons à notre retour sur les subtilités de ces animaux d’ici. L’altiplano et ses contrées nous ont beaucoup plus, même si pour nous, un bonjour ou un sourire n’est pas notre quotidien, cela est difficile à vivre pour le moral. C’est gratuit et rapide, et nous permet du coup, d’expliquer aux enfants la nécessité d’être polis chaque jour.
      Nous vous embrassons bien fort. A très vite

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  2. Hello les aventuriers!

    Bon certains jours sont vraiment compliqués , même le bagne à casser des cailloux ,voir des rochers !
    Vous vivez des moments incroyables ,certes pas de tout repos , mais ces paysages sauvages, avec toute cette flore et faune c’est magique .
    Vos récits et photos me font voyager à chaque lecture et enrichisse mes connaissances, merci merci.
    Bisous

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    1. Bonjour Annick! Oui, on n’a pas été très efficace le jour du bivouac « bagne »!! C’est clair, on s’est rajouté de la difficulté (n’importe quoi!!).
      Comme pour Patrick, petite interrogation à notre retour. Pourquoi pas lors d’une réunion famille/amis lors du retour en France???
      Des bisous

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  3. Bonjour les aventuriers,
    Cela fait longtemps que l’on ne vous a pas écrits, alors me voilà devant mon clavier pour rédiger ces quelques lignes. Je viens de lire vos derniers articles toujours avec autant de plaisir. Que c’est enrichissant de découvrir ce pays à travers vos récits et vos photos. Vous faites une belle association, une rédactrice et un photographe au top. Vous pourriez éditer une revue de vos aventures ….
    C’est vraiment une aventure exceptionnelle que vous vivez…..quelle richesse pour vous et les enfants. Les paysages magnifiques, de belles rencontres humaines et animales, la découverte d’un mode de vie, de coutumes, d’habitudes alimentaires….quelles expérience de vie!!!
    Nous on continue à voyager avec vous. On pense à vous et on vous imagine en train de pédaler bravant le vent, la pluie, le froid, la chaleur, l’altitude…..vous réalisez une performance physique exceptionnelle.
    Nous de notre côté, nous sommes partis une semaine dans les Pyrénées avec mes beaux parents et ma mère. Nous avons loué un gîte à PIERREFITTE et nous avons randonné tous les jours. Au programme, randonnée au lac d’Estaing, au lac de Gaube, au pic de Bazes (que pour mon beau père et moi), au lac de Soum près du col du Soulor, au lac de Suyen…..on en a pris plein les yeux sous un soleil magnifique. On voulait commencer tout doucement afin de savoir si Lise prendrait goût à la montagne….et du haut de ses 5 ans elle a fait toutes les randonnées sans rien dire. On a passé un bon moment en famille et de profiter des grands parents pour les enfants et de nos parents pour nous a été vraiment bien.
    Cela faisait un longtemps que nous n’étions plus allés à la montagne et franchement cela donne envie d’y retourner pour grimper encore plus haut et plus longtemps. C’est là aussi que j ‘ai réalisé ce que vous faites….nous sommes montés au maximum à 1800 m et quand je lis que vous êtes à 4600 m à pédaler……respect!!!!
    Nous voilà de retour en Charente requinqués. Encore quelques jours et on reprend le travail….et oui il faut bien.
    Je vous laisse sur ces quelques mots en vous embrassant bien fort.
    Bon courage à vous et au plaisir de vous lire et de regarder ces magnifiques photos.
    Fabien et toute sa petite famille.

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    1. Bonjour Fabien et toute sa petite famille !
      On vous remercie de nous suivre, de nous lire et de nous écrire! Ce que cela fait du bien d’avoir de vos nouvelles. Nous ne méritons pas autant de louanges. Nous ne faisons que pédaler, en toute liberté, tu sais. En plus, sans avoir de dates de retour trop près, comme vous avec les vacances scolaires 😉 On est d’ailleurs ravis pour vous pour cette semaine dans les Pyrénées,….en plus, en famille avec Chantal notamment. Elle a dû être heureuse d’être avec vous! Et surtout, les randos ont dû être superbes. Vivement les photos! Et vu que Lise a bien suivi, vous pouvez imaginé des vacances d’été en montagne. Ou avec nous, en week-end, au retour!
      On vous embrasse bien fort tous les 5. Bon dernier mois avant Noël et les vacances. Avez-vous votre sapin???
      A très vite!
      Laetitia et toute la famille

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  4. Qu’ajouter de plus à mes précédents commentaires, une nouvelle fois des paysages époustouflants, des couleurs chatoyantes et des visites insolites.
    Des animaux « de compagnie » traversent votre parcours et se lient à vous, quoi demander de plus….tout ça avec un ciel très changeant (bleu, gris, ocre, nuageux..). J’ai pu remarquer que vous fuyez ou plutôt pédalez plus vite que la tornade ou l’orage.Je sais que les temps sont durs !!! mais en arriver à casser des cailloux ….
    Ne négligez pas vos forces, soyez prudents et prenez soin de vous et de votre santé c’est essentiel pour la continuation de votre aventure. Bizz

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    1. Coucou notre Mounette!
      Merci pour ton message. Nous avons beaucoup aimé cette portion de route perdue, en pleine nature, avec de superbes paysages. L’orage nous a évité cette fois… Pour le bivouac « bagne » comme dit Annick, ok, on n’a pas été au top de décider de casser des cailloux! On ne le refera plus. Promis.
      On fait attention et prenons beaucoup de forces où nous sommes en ce moment!!
      Plein de bisous

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