Pérou – La côte de trop -J557 à J559

J557 – Mercredi 3 novembre – Bord de la rivière Apurimac au Site archéologique de Tarawasi – 19km D+831 m


Le réveil est le même que la veille, avec un peu de fraîcheur, le bruit de la rivière et de l’agacement des garçons face aux moucherons suceurs de sang, déjà hors de la tente en train de petit-déjeuner. Nous les filles, sommes dans la tente derrière les moustiquaires, à l’abri. On range un peu avant d’oser les rejoindre sur le tarp, la porte de la tente ouverte sur la rivière, les falaises et une maman chienne. Elle aura droit aux nouilles tombées la veille sur notre table (le tarp au sol!). Le soleil est réapparu ce matin, et la chaleur aussi. Du coup, les vestes des adultes tombent pour le grand bonheur des insectes, pendant l’organisation des sacoches et vélos. Ça gratte, jusqu’au sang et sur n’importe quelle partie de peau à l’air libre. Les enfants sont en manches longues en train de jouer près de l’eau, de se brosser les dents près de l’eau, de mettre leur chaussures près de l’eau, de s’étaler de la crème solaire près de l’eau… Le bivouac parfait pour eux quoi!
Mais ce bivouac nous a éprouvés hier soir, et nous retournons à l’endroit du tourbillon pour récupérer 3 sardines, un masque en tissu de Mounette, et les embouts de tournevis de Sylvain. Ouf!


8h24, de retour sur l’asphalte, en plein cagnard, sur une ligne droite plane. Le rêve pour commencer et s’apercevoir que les vélos sont lourds, nos jambes pas encore prêtes pour l’effort du jour! Ouah, on est lent, on est pas « dedans ». Que se passe-t-il? On remonte cette rivière sur 1km, et la route nous emmène au Nord-est, la seule route. Rien ne va plus loin au sud pour suivre le Rio Apurimac, sa vallée. Tout est montagne abrupte et environnement sauvage. Alors on s’exécute et nous voilà voisins de la petite rivière Berbejo. Discrète, elle ne dévoile le paysage que kilomètres après kilomètres, quelques maisons, quelques cultures, quelques grandes herbes, quelques champs en friche, quelques chiens à son niveau. Mais de chaque côté, les parois restent verticales, jaune et ocre, avec une vallée étroite qui se poursuit. Par où allons-nous pouvoir passer?


L’arrêt de 10h ne nous donnera pas de réponse. Juste de l’ombre. Juste quelques mètres sur le bord de la route où la fraîcheur est présente. 6km ont été déroulés depuis ce matin en 1h30. Cela vous donne une indication quant à notre rythme! Et bien, même à cette vitesse honorable, nous transpirons à grosses gouttes. En sueur sur tout le corps. Un air d’Amérique centrale en somme. On se restaure en eau et en nourriture, ce qui est une très bonne chose puisque ma sacoche arrière va s’alléger!!! Chacun se sacrifie pour m’aider: des céréales au chocolat, une banane, des biscottes natures, du pain, des barres de céréales. Sylvain aide aussi: « je vais t’alléger encore plus en reprenant des Big Ben!!! ». Je rappelle que les Big Ben sont des caramels de 5g chacun et de 10cm à tout casser, fourré ici au chocolat blanc. Quel sacrifice!!! On voit tout de suite l’effort fait, pour moi, au vu du nombre de caramels attrapés.


Pour s’encourager, nous nous fixons un prochain arrêt dans 6km, histoire de couper la côte en 2 jours et notre journée en quart. Meilleur pour les kilomètres et pour le dénivelé de se les partager sur 48h et aussi pour le moral qui est mis à rude epreuve. Alors on avance, en musique, avec le jeu des panneaux, sous un soleil de plomb, sans vent. Alors on se plaint! Quand il y en a de face, c’est l’horreur, on n’avance pas. Quand il n’y en a pas, dans la montagne, sous des chaleurs comme aujourd’hui, on n’avance pas non plus! Chaque coup de pédale est une épreuve. Même si la pente est plutôt douce et la route presque rectiligne. C’est comme ça.
Le Rio Berbejo prend sa source avec les Rio Blanco et Colorado, que nous suivrons un peu plus vers l’Est.

Nous laissons le départ par Mollepata de la randonnée du Salkantay, alternative au chemin de l’inca, pour accéder au Machu Picchu, emprunté 11 ans plus tôt. Cela nous fait quelque chose de nous souvenir de ce nom de village. Seconde fois après Huaraz, où nous retournons quasiment au même endroit. Un petit hameau traversé, des cultures de café, de maïs, de canne à sucre et c’est nos 12 premiers kilomètres de la journée qui se terminent. Sylvain a chaud, ne se sent pas en forme. Mais je confirme que cela nous paraît plus difficile que le départ d’Abancay, aussi à force de puiser dans les réserves. Pas le choix, on continue en passant devant l’église du Señor de Huanca, et encore 3km avant quelques bodegas et une station service pour se charger en eau. Les gourdes sont toutes vides. Un restaurant propose un almuerzo que nous prenons volontiers. Quelle chance… Le restaurant est familial, la cuisine rustique à l’air libre. L’orage qui tonnait sur les montagnes au-dessus de nous a décidé de passer à cette instant, nettoyant nos vélos pendant 30 minutes. Comme neufs, comme ragaillardis pour nous et hydratés, comme un orage d’été où le soleil réapparaît aussi vite qu’il avait disparu, les selles et les sièges sèchent et nous permettent de poursuivre l’aventure vers 13h.


Limatambo est le prochain objectif dans 3km (on avance par petits pas) et assis sur le trottoir entourés de plusieurs enfants, en plus des nôtres, une glace à la main, nous nous interrogeons. Devons-nous nous arrêter là dans un hôtel ou commencer les lacets au risque de ne pas trouver d’espaces publics plats? La commerçante où nous achèterons quelques aliments nous encouragera à continuer la route car elle est confiante pour un prochain bivouac! Ok, on dit au revoir aux jeunes et on roule sous la chaleur, bien évidemment.


3 virages, 2km, et Raphaël lit un panneau rouge: site archéologique. Je m’arrête et appelle Sylvain juste devant nous. Sans clôture, de la route les murs d’enceinte aux pierres aux formes spécifiques des constructions incas, sont visibles. Un gigantesque espace en herbe les devance. Peu d’hésitation pour aller les visiter et pourquoi pas demander à y dormir… mais personne dans la guitoune à l’accueil. C’est à la tienda du coin de la rue que l’on pourra faire appeler les guides du site qui descendront à notre rencontre. Et voilà 2 tandems garés sous les murs de pierres datant du 16ème siècle! Énorme!

Une petite visite du site, en longeant ces édifices où les pierres peuvent avoir 7 ou 8 côtés, où certaines sont disposées pour former des fleurs. On monte l’escalier central pour se promener sur une plate-forme avec cactus, buissons et surtout un second bâtiment avec 20 fenêtres (présentoir sur 2 côtés). La surface des pierres paraît avoir été enduit d’une terre rouge (rappelant l’ornement des pyramides mayas de Tikal). Et on profite de cette découverte inopinée, surprenante par son architecture auprès d’une hacienda construite en terre rouge datant de 3 siècles postérieur. Le site est calme avec quelques vaches non loin et des libellules. Les montagnes autour nous laisse imaginer l’isolement de l’époque mais aussi que derrière l’une d’entre elles, se trouve une des 7 merveilles du monde. Oui, juste derrière cette barrière montagneuse…


Des nuages gris se formant plus à l’Est nous fait revenir sur terre, et forts de notre expérience de la veille, nous redescendons aux vélos pour préparer le bivouac. L’autorisation nous est donnée pour camper au pied de l’enceinte. Trop contents. Ni une ni deux, elle est montée. La tente pas l’enceinte (ça ce sera fait par Sylvain dans la soirée de nuit…). Les enfants jouent et courent dans tout le parc. Ils se défoulent! Parfait. Un peu d’eau récupérée, les sacoches à l’abri, les matelas gonflés, certains partent pour des photos pendant que d’autres s’épilent! L’orage passe sur les hauteurs plus au sud… là où nous étions hier!! Ce qui nous permet de faire école en extérieur. Un luxe.


Encore un moment de jeu pendant la préparation du repas du soir avec des tiges phosphorescentes offertes par la famille de Claudia, et la nuit tombe lorsque nous dînons sous l’abside. Les étoiles, les criquets nous entourent avec quelques bus de passage. Les lumières seront éteintes vers 20h pour les loulous pendant que les adultes sur leurs écrans font de la résistance à 2729m d’altitude.

J558 – Jeudi 4 novembre – Site archéologique de Tarawasi à Ancahuasi 32km D+1158m (encore????)


Cette nuit la pluie, la grosse pluie d’orage s’est fait entendre sur la toile de la tente. Les affaires proches du bord sont rapatriées vers le centre pour ne pas se coller avec le double toile et se mouiller. Les éclairs aussi passent autour du site. Mais on se rendort jusqu’à 5h30 ou 6h30 (heure plus raisonnable!). Mais à cette heure-là, la pluie, encore elle, goutte sur la toile et résonne. Stratégique, je reste sous mon duvet comme Emma. Ça ne me dit rien une journée sous la pluie, sûrement froide. Les garçons ont déjà mangé dans l’abside fermée. Faut se rendre à l’évidence, on ne pourra pas rester ici toute la journée emmitouflées. Alors, paresseusement, on sort chaque partie du corps qu’on habillé, on range les duvets, plie les matelas, rassemble les vêtements dans les pochons… et allons petit-déjeuner alors que la pluie se raréfie. Ah ah. Si c’est-y pas beau! Les dernières céréales sont englouties comme les tartines de Nutella, et nous voilà à ranger sous les nuages gris, certes, mais au sec!


8h et les ruines de Tarawasi sont délaissées, au profit de notre route parmi les maisons en terre cuite, les bovins, les chiens, pour accéder à notre premier barrage. Dans cette vallée, encerclée de montagnes, nous ne suivons plus de rivière mais devons passer des murs. Comme des barrages que nous devons remonter sur l’avant par lacets, pour arriver à un autre barrage, et ainsi de suite, jusqu’au dernier à près de 3900m d’altitude qui nous permettrait de rouler sur un plateau. Alors, on commence ces 23 lacets par petit bout de 4km. Avec un arrêt qui nous permet sous le soleil maintenant, d’apercevoir le fond, d’où nous venons.

Et nous prenons de la hauteur très vite. La route nous semble difficile car la pente n’est pas évidente, surtout dans l’épingle. Les camions, les bus touristiques, les petites camionnettes nous dépassent facilement. Mais on doit s’arrêter, car notre vitesse ne nous permet plus de rester stable, en équilibre, et Sylvain, éprouvé par la fatigue et l’effort, pète un plomb. Les enfants sont fatigués et pédalent moins. Cela se ressent tout de suite pour nous, cette aide en moins. On essaye de la combler mais on y laisse du jus, avec tout ce poids. Alors on pousse sur 1km nos bécanes, les enfants dans le caniveau, les yeux sur la route qui monte inexorablement. La vue est sublime, heureusement, avec ces montagnes devenues vertes, dont les sommets sont en rocher sombre. Quelques nuages s’y élèvent. Et on les rattrape, enfin les moins hauts, on les dépasse en voyant les S sous nous, en reprenant nos vélos et nos pédales. Mais que c’est dur. Mentalement aussi.


Quand on arrive enfin à Pampaconga, un hameau, nous pensons déjeuner… erreur. Qu’une tienda ouverte qui vend plus des jouets que de la nourriture, mais on y trouve quand même de quoi reprendre des forces salées, fruitées, chocolatées et même painées, assis sur le trottoir. Un bon casse-croûte en attendant le restaurant plus en avant sur la route… qui se trouve en fait, après les 11km de côte restants et les 400m de dénivelé. Ah la bonne blague!

Mais le moral est de retour car on a fait 14km pour plus de 800m de D+. Ce qui signifie que sur quasiment la même distance devant nous, nous avons 2 fois moins de dénivelé. Trop cool! Presque les doigts dans le nez. Non, mais plutôt, on se dit que c’est peut-être possible d’arriver à ce dernier mur, ce dernier barrage, que peut-être notre folie d’y croire ce matin, se réalise maintenant. Alors les vestes de pluie sur le dos, car malgré le soleil, les nuages gris reviennent et nous humidifient en nous refroidissant, nous pédalons vers l’Est, vers ces derniers lacets. Moins de maisons, plus de végétation, plus de polylépus, plus d’arbres aux feuilles grises bleues, plus de parois caillouteuses, plus de cailloux et rochers sur la chaussée qui dégringolent, plus de chantiers miniers, et un arrêt grâce à un péruvien et son fils de 7 ans, Nicolas. Il y a un mois, ils nous ont aperçus sur la route en descendant de Lima! Excellent! Un peu de papotage fait du bien au moral et puis l’on repart! Le col est maintenant visible à 1km à vol d’oiseau, mais à 4km à roue de vélo! L’excitation est bien là, et tous les 2, tous les 4, on pousse plus fort sur les pédales et passons devant le fameux restaurant! 15h30. Si on y mange, on y reste pour la nuit sur le parking de sable et cailloux. Sans finir aujourd’hui cette côte. Naaaaan. Pas question. Ce n’est pas une question d’honneur, juste de se dire qu’on a pu la faire, qu’on a eu raison d’y croire. (Le col est sur la dernière photo, au fond à droite!).

Et c’est le cas, le sourire aux lèvres, la descente nous attend comme le péage 1km plus loin! Et ensuite, un plateau de 5km de large avec 1 barrière montagneuse de chaque côté s’ouvre. Magnifique cette nature. Les bornes kilométriques reviennent vite pour notre plus grand plaisir jusqu’à la ville d’Ancahuasi, 6km en aval. Quelques courses pour être autonomes comme toujours en 15min nous suffisent pour changer d’avis. Nous pensions demander à un restaurant plus loin de nous héberger… Mais, l’avis positif d’un hôtel dans cette ville nous encourage à ne pas aller plus loin! Tant pis pour le kilo de tomate, celui de pommes et celui de fromage sec de vaches et aux 15 petits pains que nous venons d’acheter. Il faudra les manger au petit-déjeuner ou les porter!!


Toutes les sacoches mises dans notre chambre avec une grande fenêtre svp, nous sortons de suite avant que la fatigue nous cloue sur les lits. Nous empruntons la rue principale et trouvons facilement un restaurant ouvert à 17h! C’est que nous avons faim malgré notre « succulent » déjeuner. Un repas complet et chaud avec sa soupe en entrée nous comble. Il ne nous en faut pas plus pour être heureux… quoique si, un petit chocolat aux cacahuètes peut-être!
De retour au chaud avec un joli coucher de soleil rosé sur les montagnes, douche chaude pour chacun, avec décrassage des cheveux et oreilles remplies de sable (de notre tornade d’il y a 2 jours), avant des petits jeux sur écran puis des dessins sur cahier pour les jeunes, pendant que nous, les adultes, plus sérieux bien sûr, nous recherchons un logement pour demain. Car la ville de Cuzco est visée demain soir à une quarantaine de kilomètres d’ici et a une réputation internationale. Ce qui signifie une multitude d’hôtels et autant de budgets différents!


A 3459m ce soir, nous profitons de la chaleur de notre lit (et ce n’est pas peu dire!), de son drap non pas en coton mais en polaire, ajouté de 2 couvertures en laine et d’un édredon pour ne pas avoir froid! Sur ce, buenas noches!

J303 – Vendredi 5 novembre – Ancahuasi à Cusco 46km D+444m

7h56 et cette journée commence. Journée qui correspond à l’arrivée surtout d’un tronçon dur. Et dès le matin, nous n’avons qu’une obsession, Cusco. Alors on quitte l’hôtel tôt le matin, en empruntant notre chemin de terre que nous devons partager avec les bovins, les moutons et les chiens partant pour les champs. Les binômes ont changé pour la journée: les garçons d’un côté sur Couillot, et les filles sur Panzer. Comme on ne peut changer facilement la distance des pédaliers-enfants en fonction de leur siège, nous changeons seulement les selles des adultes. Et hop, je discute avec ma pépette aujourd’hui, on écoute sa playliste et on joue aux panneaux.

La traversée de la ville est rapide puisqu’en descente, légère mais suffisante pour nous aider à récupérer et à ne pas trop se fatiguer. Nous sommes toujours dans la vallée entourée de montagnes vertes, sombres à leur cime, très abruptes, mais tellement impressionnantes. La végétation est très verdoyante, les arbres sont légions, et cela donne envie d’aller y faire une randonnée. Peu de vent, du ciel gris quelque peu menaçant, mais pas de gouttes encore, dommage on avait prévu les vestes de pluie! Nous avons même la chance d’apercevoir la foire aux bestiaux, avec toute son effervescence sur le stade, mais également bien avant et après sur les abords de la route, avec ces cochons qui ne veulent pas sortir du camion ou ces lamas qui s’arrêtent brouter l’herbe au lieu d’avancer.

Petit à petit, les villages apparaissent à la suite, éloignés puis de plus en plus rapprochés, avec la circulation et la population qui s’intensifie aussi sur cette Longitudinal de la Sierra . Nous avançons bien et cela nous donne envie de nous arrêter sur de l’herbe pour un petit goûter du matin! Nous voyons déjà les abords de la ville de Cusco, en sachant que nous finissons par une petite côte sympa, parmi les bus et camions de la ville! La pancarte de « Bienvenidos a Cusco » est trompeuse: il reste encore 7km avant le centre ville et l’appartement qui nous a fait de l’œil pour nous reposer 3 jours.

Et voilà cette ville de 118 000 habitants, dont la réputation internationale n’est plus à faire, face à nous, à la fin de cette côte. A nous la descente, encore une aujourd’hui (j’adore!) avec ce panorama de toits oranges, d’édifices architecturaux… toujours entourés de montagnes. Et nous déambulons dans les ruelles, parmi les murs colorés des maisons, les tiendas, les tronçons en pierre au sol jusqu’au Stade Inca Garcilaso de la Véga. Là, nous arrivons devant une maison, où par Booking, nous avons vu la disponibilité pour un appartement. Seulement, impossible de savoir s’il y a un espace pour nos vélos, pas de garage, ça c’est sûr. Nous n’avons pas pris le risque de réserver si nous ne pouvons mettre nos 2 petits tandems dans un endroit fermé en sécurité. Alors, nous voici devant à 13h, quand la propriétaire nous fait visiter les lieux, libres pour 4 nuits, avec une grande entrée au rez-de-chaussée pour….? Nos bici ! 2 chambres, une cuisine, une pièce salle à manger/salon, 65m2, du luxe! Mais on avait envie de profiter d’un peu de repos (nos corps ont été mis à rudes epreuves), de facilités pour manger et garder nos repas avec le frigo (nos estomacs ont été mis à rudes épreuves), d’intimité (notre couplé a été mis à rudes épreuves entre la fatigue, l’absence de solitude qui acerbe les tensions)… Alors nous voilà pour la recherche d’un petit restaurant sans riz, dans ce quartier sympathique, authentique, entourés de locaux… et pour 3 jours! Ça y est, on souffle enfin!

Voilà, on solde un tronçon qui sera un des plus durs physiquement et moralement sur ce second voyage. En partant de Nasca, on avait une vision de l’ensemble que l’on a voulu prendre, ville par ville en découpage, comme des étapes. L’arrivée à Cusco est salvatrice, car enfin on en finit avec ces dénivelés qui se répètent jour après jour sans réelle pause. Pas de récupération possible, peu de jours sans difficultés, couplé à l’altitude jusqu’à plus de 4500m.

Alors sur les 651km d’Ouest en Est, voici les chiffres de cette épopée:

16 jours de vélo, 14 061m de dénivelé positif, 11 299m négatif, moyenne kilométrique par jour: 40km, moyenne de dénivelé positif par jour: 878m D+.

Maintenant, on se pose et on profite de cette ville touristique en visitant et découvrant les ruelles et les ruines. Mais ça , c’est au prochain épisode!

8 commentaires sur “Pérou – La côte de trop -J557 à J559

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  1. Bonjour les enfants,pas volé votre étape à Cusco après de tels efforts.Vous êtes bien courageux ,mais ce nouvel épisode éprouvant ne fait que confirmer ce que je savais déjà sur vôtre perspicacité à ne jamais lâcher…. Bravo et bon repos à Cusco , ville péruvienne dont la réputation n’est sans doute pas usurpée.
    Avec toute ma affection.

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  2. Coucou mes chéris, il est normal lors d’un tel voyage, d’une telle aventure que des tensions soient présentes au quotidien, c’est logique !!! et difficile pour vous quand il faut trouver un lieu ou un gîte pour la nuit, de la nourriture et surtout de l’eau, la force pour pédaler , avancer , gravir « des montagnes »…😉 et cette tension de reporte sur vous, sur votre couple et indirectement sur vos enfants et l’ambiance de cette aventure mais je vous sais assez forts tous les quatre pour dominer ces tensions, ces difficultés et en ressortir grandis 👍 . Vous êtes les plus courageux, les plus forts, gardez le moral avant tout. Prenez soin de vous. Je vous aime bizz

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    1. Cette portion nous a beaucoup éprouvés tous les 4, comme tu as pu le lire. De vivre 24h sur 24 n’est pas évident, surtout au vu de notre rythme de vie passé.
      Merci beaucoup pour tes mots, qui nous font du bien. Merci.
      On t’aime aussi très très fort

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  3. Merci de nous faire partager votre fantastique aventure par les récits et les photos bravo pour votre courage, continuez bien et prenez-soin de vous

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  4. Cusco ,ville agréable et combien méritée après ces efforts surhumains! Votre courage et persévérance continuent à m’impressionner ! Bravo à vous , profiter bien de ces quelques jours pour recharger les batteries.
    Un petit coucou de Guadeloupe ,nature luxuriante et climat tropical. Hier montée de la soufrière mais sous la pluie, pas vu grand chose du volcan sous le brouillard , dommage.
    Je vous embrasse fort , prenez soin de vous

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