Argentine Patagonie – Les premiers pas dans le désert vers Bajo Caracoles – J748 et J749

J748 – Vendredi 13 mai – Perito Moreno Ciudad à Bivouac entrée du Parc Cañadon Pinturas – 58km D+506m


Ce matin, c’est la bonne! Nous n’avons plus d’excuses de pluie, ni de vent dans la mauvaise direction, alors nous nous réveillons avant le soleil et nous sortons de nos duvets plus rapidement pour s’habiller bien chaudement. La pièce n’est pas chauffée et on le sent bien. La température ne monte pas au-dessus de 3 degrés pour la matinée, 7 pour l’après-midi. Mais on est motivés! Selon notre estimation, 34 jours de vélo nous attendent (sans compter la partie chilienne à traverser), 2 mois en tout avant d’arriver sur Ushuaïa. Notre envie d’aller au bout n’a jamais été aussi forte. C’est donc tous les 4 que nous allons dans la pièce commune pour le petit-déjeuner et pour s’y réchauffer. On a fait un peu de tri dans nos affaires, réussi à tout faire rentrer dans les sacoches étanches, sauf le pain, les fruits et les biscottes dans des poches de supermarché, accrochées à nos rétros. Cela nous donne un style (de fin de voyage baroudeur, facile à différencier avec les voyageurs « tout neufs ») et aggrave quelque peu notre aérodynamisme.


A 9h45, la famille remercie Bibiana à l’accueil qui avait appelé le gérant 2 jours plus tôt, et on roule sur l’asphalte mouillée de la nuit en compagnie du chien de notre voisin de cabañas. Direction le Sud, le froid, le vent de dos (on l’adore!), le soleil caché sous les nuages, la steppe de la Patagonie… Une grosse étape commence pour nous avec 660km avant El Chalten et le retour de la civilisation touristique. Avant cela, nous nous retrouvons à 4 lors des haltes ou des repas, à 2 sur chaque tandem, seuls sur nos sièges/selles. L’esprit vagabonde autant que les guanacos d’aujourd’hui. En sortie de la ville, nous voyons l’immensité, comme un désert droit devant nous. La route, la seule du paysage, oscille parmi les vagues du sol et nous montons en altitude par palier. Chaque petite côte, courte en distance, nous amène à un plateau, puis à la côte suivante etc… Les lignes droites ont laissé leur place à des virages, à des collines, à des rivières à passer, à des canyons dans lesquels les vents s’engouffrent (d’où les panneaux de signalisation). Elle nous parait moins monotone, plus agréable à rouler. On est contents de ces retrouvailles avec elle après autant de jours à festoyer, rigoler, partager et discuter. Il nous faut mixer un peu de ces temps de découverte humaine et paysagère pour nous combler. Nous le sommes aujourd’hui en étant ici, parmi ce paysage de buissons, de collines, de cordillère blanche en direction de l’ouest et du Chili, et en repensant, Sylvain comme moi, à cette rencontre sur Pico Truncado, de ce groupe qui nous « guettait » depuis 3 mois. Heureusement que nous avons reçu le message de Mauricio la veille de notre départ de Rio Mayo, sinon nous nous serions loupés. (Mais ils avaient prévus tout de même de venir sur la ville suivante, louer un hôtel pour tous, pour venir partager une soirée avec nous, alors que l’on ne s’était vu que 20min sur une station service!). Alors, oui nous sommes comblés devant autant de gentillesse, d’abnégation, autant d’hospitalité, qu’ils aient chamboulé leur emploi du temps pour nous.
Quand on est parmi la nature, notre esprit s’envole. S’envole vers ces rencontres qui nous construisent, qui édifient notre voyage. Quelle force elles nous donnent pour avancer, mais aussi (tellement!) pour grandir en soi. Ça ne se voit pas? Suis plus mâture, non?
Mais nous devons rester vigilant sur la route. On reste concentré lors du passage des 4 voitures dans notre sens sur les 3 premières heures. Ça vous dessine le tableau de ce que nous vivons. Pour le compléter sur cette matinée, les guanacos par groupes d’une dizaine, les nandous, les moutons sont venus parader devant nous, s’enfuir parfois, sauter par-dessus ces foutus clôtures qu’un petit guanaco n’arrive pas à passer… Au delà de 500, j’ai laissé tomber le comptage des guanacos! Raphaël est impressionné car il y en a de partout, à droite, à gauche, devant qui traverse la route…


A 13h, lorsque d’un virage, nous profitons d’un boisseau sous la route pour se cacher du vent. On ne le ressent pas lorsque nous pédalons, mais il est fort. Il refroidit bien. Alors, à l’abri, nous prenons notre pique-nique: c’est « Open-restaurant »! Nous nous forçons à boire notre eau, oubliant sur le vélo de décocher nos bouteilles et de se désaltérer. On sait qu’il le faut, mais les doigts ont froid, et l’eau l’est encore plus! Aucune envie d’avoir encore plus de fraîcheur en nous! On rêve tous de la tente et de notre duvet de ce soir… 31km parcourus, nous avons fait la moitié! Cool. On n’est pas si loin de notre rêve.


On s’y remet, sur l’asphalte, croisant encore moins de véhicules et de guanacos. Les nuages s’accumulent, deviennent plus épais et plus gris. Il ne s’agirait pas qu’il pleuve là ! On a envie d’en profiter de ces couleurs à côté de nous. Du rouge, du blanc, du beige et du orange flamboyant sur les collines sur notre gauche. On se rapproche du Parc Pinturas. 1h à pédaler à côté d’elles, lors de notre grande côte de la journée amorcé à 15h, à les admirer. Pas la peine d’entrer dans le Parc, d’y faire une randonnée ou d’emprunter les sentiers de terre/glaise bien collante avec la pluie d’hier. Elles se montrent que pour nous, quelle chance. Le col passé, le pneu arrière du Couillot regonflé, le vent de face récupéré, la descente est là, droit devant. Le soleil commence à descendre (est-il vraiment bien monté dans le ciel?) et la lumière décline. Il y a comme une ambiance de crépuscule à 16h à peine! L’heure à laquelle nous apercevons le portail d’entrée du Parc avec sa maisonnette d’accueil. Elle est inoccupée et fermée. Le refuge n’est pas ici mais à 4 km de terre… plus difficile à rouler que le ripio. On ne s’y risque pas. Nous avons assez d’eau, et une bonne tente contre le vent. Rien ne sert que nous fassions ces kilomètres en trop. Nous continuons donc notre route 40 en descente. L’émerveillement des couleurs nous fait tourner la tête. Les parois des falaises sont juste à 100m de la route. On aperçoit même le sentier qui fait une boucle pour les admirer. Des parois vêtues de rouge et de blancs s’érigent et se montrent juste pour nous. Magnifique que ce site qui nous fait oublier l’heure et la froideur de nos membres.

On est fatigués par notre journée, il est donc de bon ton de rechercher notre futur bivouac. Un monticule de sable et son creux nous font un bon site protégé du vent et des regards de la route. Génial! La tente se monte, pas toute seule bien sûr! Ensuite chacun son rôle, le feu, l’intérieur de la tente, les jeux et recherche de fossiles. Facile à trouver le rôle de chacun.
Les photos et les vidéos sont prises lorsque la paroi beige de sable de l’autre côté de la route s’enflamme avec les derniers rayons du soleil. Elle se donne en spectacle avec le ciel de nuages bleu-gris alors Emma et Raphaël jouent avec leurs ombres.
C’est autour du feu de Sylvain que nous réchauffons nos mains, la soupe de légumes préparée hier, l’eau chaude pour nos thés. Notre vrai gros repas de la journée se prend le soir: une salade de chou, de la soupe et sa mozzarella fondue, un œuf dur mayonnaise, une pomme, des gâteaux sucrés, du pain! Ça y est, au coucher du soleil, on est bien rassasiés, prêts à aller se coucher dans la tente à 19h30. Sylvain teste le sauna version Patagonie: des pierres chaudes mises dans l’abside de la tente, à même le sol pour réchauffer l’atmosphère. Il s’agit de ne pas se brûler en les prenant du feu. Il peut prétendre à son niveau 3 du diplôme « MacGyver ». Je valide! Un petit peu de dessin pour Raphaël, de la musique et lecture pour Emma, un endormissement pour Sylvain et je finis mon écriture seule, après avoir récupéré mes écouteurs… avant 21h.

J749 – Samedi 14 mai – Bivouac entrée Cueva de Las Manos à Bajo Caracoles – 74km D+567m

Il a givré dans l’abside de la tente. Une légère couche blanche la recouvre et commence à s’effriter et tomber au sol. Heureusement à l’intérieur ce n’est pas le cas mais la nuit à -4°C fut froide. Lorsque Sylvain nous réveille à 7h45, il vient juste d’ouvrir l’œil. Il a du mal à s’habiller… nous aussi juste après! Mais le feu remis sur le sable nous appelle et nous réchauffe bien pour notre petit-déjeuner tous autour. Ce que j’aime ces moments-là : un bon feu revigorant, la nature autour, le silence, et la route qui nous attend.


Nous la commençons quelques minutes avant 10h, par la fin de notre descente de la veille, le prélude a une belle côte. Belle ne serait pas vraiment le mot, mais longue. Pas très pentue, mais le sentiment de petitesse nous caractérise face à ces monstres de roches, de sable, de collines. Nous oscillons comme bon leur semble, nous faisant miroiter de belles couleurs rouges, ocres, beiges au détour de tous ces virages. J’ai joué au lièvre et à la tortue avec Sylvain (sans qu’il le sache!) en pédalant encore et toujours, sans m’arrêter, avec mon loulou, pour enchaîner 2 côtes de suite. Bon, Sylvain vous dirait que ce ne sont pas des côtes (en comparaison de celles du Pérou, ok), juste des lignes positives très faiblement. Pour moi, tout ce qui n’est pas plat et en descente est dure et est en côte! Donc, je fais la course, je me challenge, on se challenge avec Raphaël… et on termine premier loin devant le Panzer et son équipage qui s’amusait à prendre des photos et à s’arrêter régulièrement. Oh yeah! Trop contents, on sort les fruits secs et les bananes séchées offerts par Estela de Las Heras. Un bon réconfort avant la désillusion: nous avons parcouru 14km en 2h. Merde. La tuile. Le moral dans mes chaussettes de laine, je me dis que Bajo Caracoles à 60km est sur une autre planète! On était pourtant fiers de nous. Pas grave, sur la carte, on devrait avoir une belle descente par la suite, et puis il n’y a plus de dénivelé là, Sylvain, non? Bah non! 2ème round: nous ne sommes montés que de 150m sur les 560 prévus. On m’aurait menti sur cette portion d’aujourd’hui ou quoi?


Les kilomètres suivants, notre rythme, enfin celui du Couillot principalement, ralentit beaucoup, ce qui fait ralentir celui du Panzer, et du Couillot encore plus derrière! On ne va pas s’en sortir là si on n’émet pas un coup de collier dans cette descente où nous sommes obligés de pédaler, car le vent est de face! Il est nécessaire pour tout le monde de se stopper quelques minutes pour se cacher de la froideur venteuse et de se restaurer dans les herbes. Car oui, il n’y a plus de buissons mais que des touffes d’herbes ressemblant à des têtes de trolls de 20 cm. Le vent et les centaines de guanacos empêche leur croissance. Alors, adossés à une sorte de mini digue en béton, on déjeune tous les 4, au soleil. Pas un nuage dans le ciel. Pas un rapace, pas de cara-cara (rapaces). Nous nous laissons le temps de « checker » la suite, la courbe de niveau, les kilomètres. 44 devant nous avant le village de Bajo Caracoles. Sylvain est réaliste sur la suite de la journée: ça va se compliquer surtout avec ce vent.


A 14h, on reprend en tentant d’aller aussi loin que l’on peut. On a assez d’eau et de nourriture, aucune inquiétude de ce côté là. On découpe l’après-midi. Les 16 premiers kilomètres, nous luttons contre le vent, nous poussons plus fort sur les pédales. Douleur aux cuisses pour certaines ou aux fesses pour certains, on n’arrête pas. Le mental est plus fort que cela. Les enfants sont bien protégés avec leur tour de cou et capuche de doudoune, ils n’ont pas froid, c’est bien le principal. On zigzague entre les collines, les pentes, les accidents de la croûte terrestre, les guanacos qui nous passent juste devant le vélo. Mais cela commence à faire long à 16h, de savoir qu’il reste encore 28km… et que le soleil se couche à 18h30.

C’est la course contre la montre, contre la luminosité et le froid qui serait bien plus piquant ensuite. Après le vent de face que l’on a éprouvé sur un passage, un couloir venu de l’ouest, c’est la ligne droite. Une véritable piste d’atterrissage entre les champs de touffes d’herbes sur près de 10km. Comme une impression d’escalator qui avance et que nous prenons à l’envers. On n’avance pas. C’est que j’ai réduit la voilure… et par conséquent le Panzer aussi. Les cuisses font mal, les forces sont plus cachées qu’autre chose. Le soleil décline, le vent a disparu, nos herbes toujours là. On compte à rebours les km. 20. La route s’engouffre dans un canyon bien large pour se relever de l’autre côté. Elle traverse cette vallée où passe le Rio Cañadon Caracoles, avec des nandous et guanacos qui vivent sur ces terres. Les pumas aussi nous disent tous les locaux! Celui-là, il peut rester chez sa mère. La fatigue commence à tous nous emporter. Plantons nous la tente à cet endroit, ou tentons-nous l’arrivée au village de nuit? Il faut que l’on y arrive, juste pour la douche. La dernière, c’était lundi! Heureusement qu’il y a beaucoup de vent pour nous épargner les narines! On descend vers la rivière, un délice comme à chaque fois, une liberté, une vitesse… puis la mise à mort de ma motivation devant la côte. Sylvain ressort la corde, histoire que le Couillot avance et que je garde le rythme afin d’arriver avant la nuit, avant ce soleil.

4 virages nous emmènent vers le ciel, nous octroyant une superbe vue sur la steppe. On est heureux d’y être arriver à ces derniers mètres de dénivelés. Jusqu’au dernier virage on est confiants. Puis, on lève la tête et on voit la même côte devant nous! Quoi? Encore? Il faut aller chercher loin les ressources nécessaires pour continuer. C’est là que l’aventure à 4, en famille, prend tout son sens. C’est ensemble que l’on y arrivera. Car forcément, on y arrivera. On ne baissera pas les bras, même lorsque le rythme va réduire significativement à 3km de Bajo. Lorsque les guanacos se dessinent sur les crêtes. Lorsque le soleil se couche. Lorsque la lune, la pleine lune, superbe se lève de la colline face à nous. Lorsque le ciel se pare de violet, de rose, d’orange de jaune. Lorsque le froid nous attaque, les doigts, le corps, nous pique. Et puis, on se motive en se parlant fortement, les coups de pédale fusent jusqu’au barrage de police à l’entrée de la ville. Nos passeports! Quoi? Ceux au fond de la sacoche noire, sous la sacoche de nourriture de 10kg. Le portable nous sauve pour les numéros à inscrire sur leur registre.

La nuit est tombée sur le village de 15 habitants que nous traversons, pour se diriger vers l’hôtel construit en 1943 par un yougoslave. Une chambre avec 3 lits simples et une douche chaude nous donne envie et nous débarquons avec nos 2 tandems dans le couloir de l’hôtel froid. Tout comme l’accueil qui dénote franchement avec le reste de l’Argentine. La propriétaire n’est pas aimable, c’est cher, on a l’impression de déranger et on attend une heure nos plats arrivés tièdes. On enlève les sacoches pendant ce temps là. Le chocolat chaud réchauffe autant que la bière pour le costaud qui a tiré l’équipage. Nos traits sont tirés mais le soulagement d’en être venu à bout, nous réconforte. On est enfin là. 2/6 de fait avant Gobernador Gregores. On pense déjà à la suite, avant la prochaine ville. Car il est essentiel de se motiver, de remotiver les enfants. C’est sûr, c’est une portion dure, que nous avons à cœur de faire en vélo et non en bus. C’est une huitaine de jours avec du vent avant El Chalten. Mais, on y est presque. On touche presque notre bonheur. Les enfants nous suivent, dans toutes nos décisions, que l’on reste demain ici pour se poser ou que l’on continue pour les 4 prochains jours en autonomie sur des grosses journées en km, sans personne. Pour l’instant, on déguste notre plat et nous intégrons notre chambre. Douche pour les adultes pendant les plus jeunes s’éclatent devant BipBip et le Coyote. Un classique! Ils décompressent, ça fait plaisir à voir et entendre. La douche très chaude masse les muscles et le corps en entier. Un petit dessert sucré pour mon gourmand (le plus grand!) qui plonge dans les chocolats au caramel.


C’est à la suite que nous sombrons chacun dans notre lit, aux draps bien propres, dans cette chambre qui se réchauffe avec les chaussettes sur le radiateur. A 23h29, je vous laisse. La petite souris doit passer ce soir pour Emma qui a perdu une autre canine hier soir. Mais vu que l’on avait fermé la tente pour la chaleur dans notre campement, elle n’avait pas pu passer. Ce soir, c’est bon, la dent est mise sous l’oreiller sous l’œil de Raphaël qui y croit dur comme fer. Je vais de ce pas me transformer et aller m’endormir…

3 commentaires sur “Argentine Patagonie – Les premiers pas dans le désert vers Bajo Caracoles – J748 et J749

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  1. Que d’énergie , de courage, de motivation vous avez pour finaliser cette épopée hors du commun.
    Vous êtes au milieu de cette nature grandiose, magnifique à couper le souffle ,mais du souffle avec ce vent ,ce froid ,ces dénivellés il vous est indispensable!
    Merci de nous faire partager vos émotions,et vos photos admirables .
    Bravo et courage à tous les 4 pour affronter la suite .
    Gros bisous

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  2. Bonjour a vous quatre et merci pour vos photos ,vos commentaires et descriptions de ce que vous vivez au quotidien.C est merveilleux de pouvoir partager avec vous par vos temoignages ,les paysages ,les rencontres dans cet immense pays: L Argentine. Vous evoquez a un endroit le trajet entre PERITO MORENO et EL CHALTEN 660km 3 villages pour un total de 3000 habitants mais c est GANNAT – BARCELONE C est fou !!!!!Quelle aventure extraordinaire vous vivez et merci encore de nous faire ressentir le bonheur les joies quelque fois les difficultés aussi que vous decouvrez au fil de ce pericle . Bon vent bien sur . USHUAIA finalement ce n est que BARCELONE – LILLE oui quand meme !!!!!Tous avec vous

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  3. Coucou, tout compte fait vous n’êtes pas seuls dans cette aventure, les guanacos vous accompagnent tout au long de ce trajet, des « trolls » paraît il et même une petite souris 😉 que de monde sur cette route , que vous parcourez avec courage, volonté, force, mental…… vous avez toute notre admiration mais prenez soin de vous surtout pour aller au bout de votre rêve. Bizz

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